La villa des cœurs brisés - ITV de Lucie Mariotti, love coach.

La villa des coeurs brisés

Episode 1 - Kick off
Lundi 17 décembre à 17:35

La villa des cœurs brisés - ITV de Lucie Mariotti, love coach.

publié par Aurélie Binoist le 05/12/2018
«Certaines histoires résonnent en moi»
Lucie Mariotti, la love coach, vole au secours de nouveaux cœurs brisés pour la quatrième année consécutive. Toujours aussi motivée, elle revient sur l’émission et la conception de son métier.
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Dans quel état d’esprit abordez-vous cette quatrième saison de «La villa des cœurs brisés» ?
Avec une très légère appréhension mêlée d’enthousiasme. Comme je connais bien l’émission, j’ai beaucoup moins de questionnements sur son déroulement. Je peux concentrer toute mon énergie sur les candidats, d’autant que je n’ai pas le stress que je pourrais ressentir si j’en étais l’animatrice. En fait, je fais simplement mon travail devant des caméras, ce qui ne change rien à ma façon d’appréhender mon métier.

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Quels sont les changements dans l’émission ?
Mon rôle reste le même mais deux changements interviennent cette saison. Les candidats connaissent bien le programme, le but est donc de les faire sortir de leur zone de confort. Cette année, si j’estime que l’un d’entre eux n’est pas assez investi, il reçoit un bracelet noir. En conséquence, il est isolé pendant 24h dans une cabane au fond du jardin. A l’intérieur, il ne trouve qu’un miroir. C’est un outil très utile dans un coaching pour aider à faire son introspection car nous n’avons pas l’habitude de nous regarder en face. Deuxième changement : les prétendants qui partent ont la possibilité de revenir s’expliquer. Je trouvais intéressant qu’ils puissent faire entendre leur voix et dire aux candidats ce qu’ils pensent d’eux, comme une sorte de droit de réponse. C’est un retour d’expérience enrichissant.

Les problématiques ont-elles changé au fil des années ?
Non, pas énormément. Il s’agit souvent de problème de confiance en soi, de jalousie… des thèmes dans lesquels chacun peut se retrouver. D’ailleurs, dans la rue, des anonymes viennent régulièrement me voir pour me dire que mon coaching à la télévision les a aidés. En revanche, les personnalités sont toutes différentes. J’adapte donc mes méthodes en fonction de la personne que j’ai face à moi, raison pour laquelle j’ai voulu me former à différentes méthodes comme la PNL, l’hypnose, la visualisation…
 

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Faites-vous des recherches sur les candidats avant de les rencontrer ?
Je ne fais pas de recherches, tout simplement car les informations viennent à moi ! Avant le tournage, ils expliquent qui ils sont, quelle est leur problématique et ce qu’ils attendent de moi. Je suis obligée d’en savoir un minimum sur eux car je crée des exercices avant de commencer le tournage. Il s’agit d’une lourde phase de préparation en amont. Ensuite, j’adapte les exercices en fonction de ce que je vois d’eux dans la réalité. C’est un vrai exercice d’équilibriste, très enrichissant.

Existe-t-il une différence entre les femmes et les hommes dans la façon d’appréhender l’aventure ?
Oui. C’est le cas dans l’émission mais aussi dans mon cabinet. Les demandes et la façon d’appréhender les choses sont différentes pour les femmes et les hommes. Les premières sont très orientées vers le développement personnel, elles veulent se remettre en question, ouvrent vite leur cœur, ont un côté humble et courageux. Les hommes sont plus orientés vers les solutions pratiques et rapides qui ne demandent pas trop d’efforts, façon tour de magie. Ils veulent changer aussi, mais recherchent des chemins plus faciles.

Les candidats prennent-ils tous l’expérience au sérieux ?
Certains sont très en demande, comme Loana ; d’autres se disent juste : pourquoi pas ? C’est génial quand ils sont dans cet état d’esprit car ils ne s’attendent à rien et je peux vraiment les saisir, à l’image de Vincent Queijo en deuxième saison. Cette aventure l’a beaucoup aidé.

L’attitude des candidats est-elle différente au fil des saisons ?
Oui. En saison 1, ils se demandaient si j’étais vraiment coach. Ils ont vite compris qu’il s’agissait bien de mon métier ! La deuxième année, ils étaient plus au garde à vous. C’est de plus en plus le cas au fil des années. Je suis très gentille, mais ils savent aussi que je peux être très ferme. Avec moi, ils sont beaucoup dans l’appréhension et le respect. Ils se parlent d’un tournage sur l’autre et créent une sorte de légende urbaine autour de moi qui est parfois exagérée. Mon métier est simplement de les aider à ouvrir leur cœur et à exprimer leurs émotions.

Vous retrouvez des candidats que vous avez déjà coachés (Julien, Beverly). Voyez-vous ces retours comme un échec ?
C’est cool de les voir évoluer, cela me permet de faire un comparatif et d’axer le travail différemment de la première fois, avec une autre approche. Pour moi comme pour tous les thérapeutes, il n’y a pas d’obligation de résultat mais une obligation de moyen.  Dans la vie comme à la télévision, je ressens un échec si j’ai le sentiment de ne pas avoir donné le meilleur de moi-même. Pourtant, je dois aussi l’accepter… En un mot, je suis humaine et donc pas infaillible. Mais j’essaye toujours d’offrir la même qualité d’accompagnement.

Comment gérez-vous le fait d’être parfois plus touchée par certains ?
Je ne le montre surtout pas en coaching mais je suis consciente des réalités, tout comme les candidats, et ça ne m’empêche pas de le dire. Tout le monde sait par exemple que j’ai un affect particulier pour Beverly et Vivian. Je dis toujours que je les déteste autant que je les aime ! Ils me rendent parfois folle, c’est d’ailleurs le cas cette saison. Et certaines histoires me touchent plus parce qu’elles résonnent en moi. Je suis un coach qui ne met pas de distance. Je peux me laisser émouvoir, m’énerver ou même faire un câlin ! Je pense que cela fait ma différence et touche les gens. J’ai envie que les autres me transpercent. C’est fatigant mais c’est aussi ce qui fait la beauté de mon métier.

A quel moment vous dites-vous qu’un candidat a évolué ?
Heureusement, ça m’arrive souvent ! Je pense que l’on n’a pas forcément besoin d’une thérapie longue et que parfois, un déclic sur un seul coaching peut suffire. En général, je le vois directement car leur expression de visage change. Mais le meilleur moyen d’en être sûr, c’est quand les candidats viennent me voir hors caméra pour me dire que mon coaching a changé leur vie. Fanny et Mélanie de la saison 3 m’envoient régulièrement des messages pour me remercier. Cette reconnaissance fait plaisir car je me dis que toute l’énergie distribuée a fini par atteindre leur cœur. C’est magnifique.

Vous venez d’écrire un livre…
Oui, Love, aimez-vous pour aimer mieux sort le 2 janvier chez HarperCollins. C’est un livre didactique dans lequel je reprends des cas de La villa et de mes consultations privées. Je reviens sur des grandes thématiques comme la confiance, la communication, le couple, les pervers narcissiques, le sentiment d’abandon... Au travers de cas pratiques, je propose des exercices pour permettre aux lecteurs de faire un travail sur eux-mêmes. J’ai adoré écrire ce livre, c’est vraiment un rêve de petit fille, un aboutissement. J’y ai mis beaucoup de cœur et j’espère que les gens le sentiront.

 

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