Killing Eve saison 1 - Présentation de la série

Killing Eve saison 1 - Présentation de la série

publié par Sophie Ricaume le 18/12/2019
To kill or not to kill…
Adaptée du roman «Codename Villanelle» de Luke Jennings, «Killing Eve» dont la troisième saison est en préparation aux Etats-Unis, a su conquérir autant la critique que le public. Son secret ? Deux actrices magnétiques au jeu impeccable -Sandra Oh et Jodie Comer-, une bonne dose d’humour noir et un chassé-croisé sur fond d’espionnage à travers toute l’Europe. Mais qui est le chat et qui est la souris ?
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Eve Polastri mène une vie de bureaucrate sans histoire au MI5, loin du terrain. Mère de famille dévouée et épouse du très conciliant Niko Polastri, elle est en apparence une femme accomplie. Pourtant, sa vie tranquille l’ennuie et son quotidien plan-plan l’étouffe. Elle rêve de vivre les aventures palpitantes d’un agent secret et trépigne de devoir se terrer derrière un bureau. Car Eve a du flair et n’a pas son pareil pour pister les criminels au service de puissances étrangères. Un jour, son talent est repéré par Carolyn Martens, responsable de la section russe du MI5, qui cherche à monter une cellule non officielle pour démasquer une insaisissable tueuse à gages laissant des cadavres dans toute l’Europe. Eve est recrutée pour la piloter mais dispose de très peu de moyens : trois agents dont un junior (qui n’est autre que le propre fils de Carolyn), un crac de l’informatique et un minibureau crasseux à Londres. Sa vie va alors changer du tout au tout. Délaissant sa famille, elle va s’avérer être un redoutable limier sur les traces d’une certaine Villanelle, une virtuose du crime, surentraînée et totalement psychopathe. Sa traque la conduit de la Bulgarie à Paris, puis à Berlin, Londres et Moscou… Bientôt, le nom de l’agent à ses trousses arrive aux oreilles de Villanelle qui, au lieu de s’en inquiéter, va s’en amuser. Car Villanelle aime le risque et s’ennuie si elle ne fait pas de chaque exécution une fête ! Elle laisse des indices à l’attention d’Eve, l’approche sans qu’elle le sache, lui envoie des cadeaux… Une curieuse relation va s’établir entre les deux femmes, que pourtant tout oppose. Chacune va fasciner l’autre, jusqu’à l’obsession…

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Le genre du polar d’espionnage revisité
Inaugurée sur BBC America en 2018 par la créatrice de Fleabag Phoebe Waller-Bridge, Killing Eve était très attendue car cette Britannique, plus rompue aux comédies de mœurs, sortait totalement de sa zone de confort avec un thriller d’espionnage. Pari réussi avec un résultat surprenant qui vient totalement dépoussiérer le genre. Humour noir à l’appui, cette série policière s’attaque à tous les sujets de façon totalement décomplexée : désacralisation du sexe, scènes gores, féminisme affiché et dialogues crus. Les deux héroïnes incarnent un nouveau modèle féminin, affranchi de sa condition initiale. Ainsi, le titre Killing Eve prend tout son sens… De leurs côtés, les hommes sortent également du prisme d’Adam. Il y a d’une part les hommes libérés d’une masculinité encombrante, comme Niko, le mari d’Eve, et de l’autre les misogynes, vestiges d’un monde révolu, qui sont d’ailleurs souvent les victimes de Villanelle. Le message est explicite !

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Girl power !
Le choix des comédiennes contribue grandement à la tonalité très particulière de cette série. Ainsi, la Canadienne Sandra Oh (Grey’s Anatomy) s’est vu confier un rôle à sa mesure, celui de l’agent Eve Polastri, chargé de mettre la main sur la tueuse Villanelle. S’étant souvent vu proposer des seconds rôles faisant référence à ses origines coréennes, elle a sauté sur l’occasion lorsque le scénario de Killing Eve lui a été présenté, car il ne l’évoquait aucunement. Elle a déclaré avoir attendu 30 ans pour un rôle tel que celui d’Eve et a d’ailleurs décroché, pour son interprétation, le Golden Globe de la meilleure actrice dans une série dramatique, en janvier 2019. Prochainement, on la retrouvera dans la série Invincible sur Amazon prime vidéo. Face à elle, la jeune comédienne britannique Jodie Comer campe avec panache la flamboyante Villanelle. Remarquée dans Thirteen et Docteur Foster, elle a usé de tous les stratagèmes pour décrocher ce rôle. Dotée d’un certain talent pour les accents, cette gosse de Liverpool a proposé, lors du casting, sa vision de la tueuse : un caméléon polyglotte se fondant dans tous les pays qu’elle traverse. Elle est ainsi passée de l’accent russe, à italien, au français, puis au new-yorkais snob ou au londonien populaire. Son audace a payé tout comme sa performance, puisqu’elle a reçu le prix de la Meilleure actrice dans une série Dramatique aux Emmy Awards en septembre dernier. Elle sera à l’affiche de Free Player, aux côtés de Ryan Reynolds courant 2020. Autour des deux protagonistes quelques seconds rôles savoureux : celui de Carolyn Martens, interprété par Fiona Shaw (Colette, la saga Harry Potter), la très respectée responsable de la section russe du MI5 dont on s’aperçoit qu’elle est totalement délurée, ou encore Konstantin, joué par le comédien danois Kim Bodnia (The Bridge Bron), son homologue russe, autant son ennemi que son allié, voire plus si affinités ! Forte du succès de ses deux premiers volets, la saison 3 réserve déjà de nombreux rebondissements… et des guests fameux, notamment Camille Cottin (Dix pour cent).

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