TF1 - Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Samedi 8 octobre 2016 à 13H30

TF1 - Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Samedi 8 octobre 2016 à 13H30
publié par Caroline STEVENS le 21/09/2016

Un magazine de la rédaction - dirigé par Pascal PINNING
Rédaction en chef : Pascal PINNING

Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

SAMEDI 8 OCTOBRE 2016 A 13H30

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UN ETE DANS UN 5 ETOILES

 

Un reportage de Pierre Olivier Labbé et Delphine Kluzek
Image : Jean-Marie Barrère, François Buren
Montage : Manuel Guillon, Laurène Bosc
Agence de presse : Capa Presse

 
Ils sont jardiniers, plagistes, cuisiniers ou concierges, et ils sont les mille et une petites mains qui permettent aux hôtels les plus prestigieux d'offrir à leurs clients un service sur mesure. Pour eux, chaque jour est une course permanente vers l'excellence. Entre les caprices des uns et les exigences des autres, ils doivent toujours répondre oui, avec le sourire. Le temps d'un été à Juan-les-Pins, dans l'un des plus prestigieux hôtels 5 étoiles de la Côte d'Azur, nous avons suivi le quotidien de ces hommes et femmes de l'ombre, qui font tout pour offrir du rêve aux vacanciers.

Luca, c'est l'homme-orchestre de l'hôtel. Depuis dix ans, le chef concierge se met en quatre pour répondre aux moindres désirs de ses clients. Leur trouver un hélicoptère pour une balade à Saint-Tropez, réserver à la dernière minute une table pour sept dans le restaurant le plus à la mode de Juan-les-Pins, il a réponse à tout. Et surtout, il connaît les clients fidèles par c??ur : «C'est comme une famille. On les attend. Parfois on se dit: comment ça se fait qu'ils ne sont pas encore venus ? C'est bien de les voir revenir ! ». Luca a un rêve : ouvrir un jour son propre hôtel. Il collectionne d'ailleurs depuis l'enfance toutes les brochures d'hôtels de luxe qu'il peut trouver : une collection surréaliste à la mesure de ses rêves.

A 63 ans, Marco n'a jamais quitté le ponton sur lequel il a grandi, et appris ce qui allait devenir la passion d'une vie : le ski nautique. Cet ancien champion de France donne toujours des leçons aux clients de l'hôtel, et a converti sa femme, sa fille et ses petites-filles à sa passion. «  On commence à parler de ski nautique au petit déjeuner, et le soir à l'apéro on en parle encore ! Se retrouver en famille autour de cette passion, c'est un moment de bonheur incomparable. » Cet été, il prépare un spectacle acrobatique sur l'eau pour le 14 juillet, et a embarqué toute sa famille dans l'aventure.

Jérôme, 24 ans, est l'un des nombreux saisonniers de l'hôtel. Cet étudiant en école de commerce a décroché un job de plagiste pendant l'été pour payer ses études. Toute la journée, sous un soleil de plomb, il galope, plateau en main, pour servir les vacanciers. « Heureusement que j'ai une nature de marathonien, parce que je fais dix à quinze kilomètres par jour, et parfois je n'ai même pas le temps de manger ou de faire une pause dans la journée ». Le métier demande une telle endurance que chaque année, un tiers des saisonniers abandonnent en cours de saison. Pour Jérôme, le défi est donc de tenir, jusqu'à la fin de l'été.

Cette place au palace, c'était le rêve de sa vie. Raphaël est jardinier, et il a décroché ce poste il y a deux ans après avoir longtemps été jardinier municipal. Ici, il peut donner la pleine mesure de son talent, en faisant de la terrasse un jardin d'Eden pour les clients. « Ce dont je peux être fier, c'est de m'être fait tout seul. J'ai démarré avec juste un CAP de production florale. Mais quand on aime son métier, quand ça vous chatouille les tripes, quand on vient au travail heureux, on est comblé. » Cet été, il est chargé de réaliser des compositions florales pour décorer tout l'hôtel à l'occasion du 14 juillet. Un nouveau défi pour cet autodidacte.

Yoric Tièche est le chef du restaurant gastronomique de l'hôtel. Cette année, il vient de décrocher le Saint Graal des cuisiniers : une étoile au guide Michelin. « L'étoile c'est un but, une ambition. C'est la rencontre d'un cuisinier, d'une équipe, d'un lieu. C'est l'envie d'aller toujours plus haut qui nous porte, une deuxième étoile, on y pense tous les soirs en cuisinant. » Cet été, il devra se surpasser pour espérer passer à l'étape suivante dès l'an prochain.

 

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CHASSEURS D'EPAVES

 

Un reportage de Emilie Refait

Image : Grégory Scié, François Chambe, Guillaume Ruoppolo
Montage : Virginie Bernard, Alexa Gordon-Gentil
Agence de presse : Durite Productions

Avions de la seconde guerre mondiale, destroyer japonais, navires de pirates ou encore voitures américaines du début du siècle, ces vestiges du passé fascinent. Certains en sont même tombés amoureux au point qu'ils tentent de retrouver ces épaves mythiques pour apporter leur pierre à l'histoire ou pour leur redonner leur lustre d'antan. Que ce soit sur terre ou sous la mer, en France ou à l'autre bout du monde, nous les avons suivis dans leurs quêtes un peu folles.

Parmi eux, Patrick Baumann. Cet Alsacien de 61 ans est amoureux des avions de chasse de la Seconde Guerre mondiale. Lui n'a jamais pu être pilote : « C'était mon rêve d'être pilote mais à 16 ans j'ai appris que j'étais daltonien ». Depuis, il vit son rêve par procuration, et tente de retrouver les épaves des avions abattus à cette époque : « Je ramasse des petits bouts de tôle... Pour nous ce sont des bouts d'histoire ». Depuis plusieurs mois, Patrick et ses acolytes sont sur les traces de l'avion P47 d'Emile Lécéa, un jeune pilote français qui s'est écrasé dans un champ de la région selon les derniers témoins. Le but de Patrick, trouver l'épave de l'avion et faire sortir de l'oubli ces héros de la guerre : « Cela permettra aux gens de se souvenir... C'est un devoir de mémoire ».  Et Patrick va avoir de sacrées surprises et la plus grande des reconnaissances...
 
Pierre est dentiste à Marseille. Quand il n'est pas dans son cabinet, lui aussi traque l'épave, mais pas sur terre : « A l'heure actuelle ce qui a été trouvé sous l'eau doit représenter à peine 10% ou 20% des épaves ». Il en reste donc beaucoup à  explorer. Si la plupart du temps, le terrain de jeu de ce plongeur émérite reste la Méditerranée, cette fois-ci il part beaucoup plus loin, en Micronésie à plus de 14 000 km de la France : « Là-bas, c'est le paradis des plongeurs... On va y voir des bateaux entiers ». Et pour cause, ces îles étaient la base arrière des Japonais pendant la seconde guerre mondiale. Après un bombardement américain, toute la flotte nippone a été coulée et reste visible dans le lagon : « c'est incroyable, on y voit des bateaux entiers, des blindés, et même des bottes ou des masques à gaz... On touche l'histoire ». Ces plongées réservent au Marseillais de nombreuses surprises.
 
François-Xavier, lui aussi veut redonner du sens à l'histoire ou plutôt la protéger. A Madagascar, il existe un endroit qui relèverait presque du roman, l'Ile de Saint Marie et sa baie des pirates  : « On arrive sur cette île, l'île aux forbans... ». Ce repaire cristallise tous les fantasmes des chercheurs de trésors, qui viennent du monde entier pour tenter de les trouver. Pire, la baie est également le théâtre de pillage. François-Xavier et son ami Henry, eux, ont décidé de la protéger. Ils forment donc des étudiants malgaches à la plongée archéologique : « C'est sur ce bateau, la Sérapis, que nous allons plonger... Il a deux ponts et 44 canons ». Première plongée pour les étudiants et premières découvertes : « C'est un encrier je pense, peut-être celui du commandant ».
 
Enfin, certains ont fait de la chasse aux épaves un véritable business pour les passionnés. C'est le cas de Serge, un Français expatrié aux Etats-Unis. Il y recherche des voitures américaines pour des clients en France  : « La voiture américaine, c'est du rêve pour les Français... Ce sont les voitures de cinéma ou de série... » Cette fois, il est en quête d'une Ford Model A des années 30, la voiture de Bonnie and Clyde. Pour la trouver, il va devoir parcourir des centaines de kilomètres, une chasse qui se fait en famille et en camping-car. Entre casses géantes et rencontres pour le moins étonnantes : « Soit tu l'achètes, soit tu fiches le camp », Serge n'est pas au bout de ses surprises : « Elle est trop chère et elle n'a même pas l'équivalent de la carte grise ».

 

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