"REPORTAGES" - SAMEDI 12 DECEMBRE 2015 dès 13h20

"REPORTAGES" - SAMEDI 12 DECEMBRE 2015 dès 13h20
publié par Caroline Stevens le 24/11/2015

SAMEDI 12 DECEMBRE 2015 A 13H20

 

Un magazine de la Rédaction - Dirigé par Pascal PINNING

Rédaction en chef : Pascal PINNING
Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

 

 

 

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PASSION BRICOLAGE

         

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Un reportage de Myriam Kebani
Image : Bernard Cazedepats
Montage : Alexandra Diaz (Production : Zodiak Fictions et Docs)

 
Carrelage, peinture, menuiserie... de plus en plus de Français bricolent, soit par passion, soit par nécessité. Marie et Martin, novices en bricolage, ont décidé de rénover seuls l'appartement de 60 m2 qu'ils viennent d'acheter. Pierre, bricoleur expérimenté, tente de transmettre sa passion du bricolage à Charles, son fils de 15 ans. Ensemble, ils participent à un concours d'innovation. Delphine, 35 ans, fabrique elle-même tous ses meubles et sa décoration. Pour partager son savoir-faire, cette bloggeuse lance son premier atelier de bricolage. Tous ont cette envie de construire quelque chose et d'aller au bout d'un projet, quitte à faire certains sacrifices.
 
 
Marie, 22 ans, et Martin, 28 ans, sont totalement novices en bricolage. Ils se sont lancés un défi : transformer seuls l'appartement de 60 m2 qu'ils viennent d'acheter, en petit nid douillet. Autre motivation : économiser de l'argent. Avec un budget de 20 000 euros, ils espèrent dépenser deux fois moins qu'avec un professionnel. Le temps presse car dans un mois, c'est la pendaison de crémaillère, et l'appartement doit être terminé. " C'est un peu le marathon, c'est un gros challenge ". Ils ont une cuisine à aménager, une salle de bain à réaliser. Un sacré chantier pour deux débutants. Pour faire sa salle de bain, Marie n'a pas d'autre choix que de suivre un cours de pose de carrelage : " C'est vraiment les dimensions du carrelage qui me font peur, le fait de le manier et puis de le découper. Et avec 3 semaines de délai de livraison pour les carreaux, je n'ai pas le droit de les casser ! "
 
 
Pierre, 43 ans, est père de trois enfants, Charles 15 ans, Marie 12 ans et Victor 5 mois. Il habite depuis dix ans une grande maison qu'il a rénovée entièrement de ses mains. Ce bricoleur expérimenté veut transmettre sa passion à son fils aîné.  " La première fois qu'il m'a vu bricoler, son premier commentaire, c'était " comment tu galères ". Je lui ai dit je vais arrêter de galérer tout seul, tu vas venir m'aider ".  Aujourd'hui, ils s'attaquent aux travaux de rénovation de la salle à manger. Et cela commence par la pose d'un faux-plafond. Ensemble, ils ont aussi fabriqué un chariot pour transporter du matériel en voiture sans s'abîmer le dos.  Dans quelques jours, ils vont le présenter à un concours. " La concurrence est rude, mais on n'a pas fait 800 kilomètres pour s'arrêter là ! " L'enjeu est important. S'ils gagnent, leur fameux chariot pourrait être commercialisé.
 
Delphine, 35 ans, manie à la perfection fer à souder et scie sauteuse. Elle fabrique elle-même ses meubles, et toujours avec des matériaux de récupération. Ma maison c'est mon terrain de jeu. Ce râteau, il suffit de le nettoyer, de mettre de l'antirouille, de le fixer au mur de sa cuisine et ça devient un rangement pour verres à pied !". Delphine s'est lancée dans un nouveau chantier : refaire sa chambre et  concevoir une tête de lit, ainsi que deux tables de chevet. Le tout avec des palettes de bois. Delphine partage aussi ses créations sur un blog qu'elle a créé il y deux ans. Aujourd'hui, elle a décidé de passer à l'étape supérieure, en proposant son premier atelier de bricolage. " C'est un défi pour moi, un besoin de partager. C'est pour ça que je le fais, pour donner envie aux autres de bricoler, de toucher la matière, d'inventer, de créer ". 
  

 

 

ENSEMBLE CA ROULE ! 

                   

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Un reportage de Maud Gangler
Image : Pierrick Morel, Christophe Astruc, Nicolas Boëtard
Montage : Elsa Fernandez
Production : YEMAYA PRODUCTIONS

C'est une nouvelle tendance. En France, plus d'une centaine de garages proposent à leurs clients de réparer eux-mêmes leur voiture. On les appelle les garages participatifs ou " self-garages ". Pour payer moins, par passion pour la mécanique ou par plaisir de partager un moment, des particuliers mettent les mains dans le cambouis. Certains garages proposent aussi des cours, pour apprendre par exemple à faire sa vidange en toute sécurité, en respectant l'environnement. D'autres se sont créés avec un statut d'association, pour aider les plus démunis à avoir un moyen de locomotion. Une équipe de Reportages a suivi la vie de trois de ces garages d'un nouveau genre.

A Compiègne, Jean-Hugues doit changer l'embrayage de sa voiture, une opération lourde qu'il ne peut pas faire seul. Alors il a recruté pour l'occasion sa fille Mathilde, 19 ans. Ils vont passer ensemble leur samedi autour d'un capot dans un garage un peu particulier. C'est le garage participatif de Jimmy Adjovi-Boco, un ancien joueur professionnel de football. Le père et la fille vont louer un pont pour la journée. Jean-Hugues va s'en donner à coeur joie, " Là, je sais ce qui est fait, je sais ce qu'il y a à faire et en plus je suis un dingue de l'odeur des pneus. C'est une psychopathie peut-être !". Avec Mathilde, ils vont se battre pendant de longues heures pour changer la pièce défectueuse, " on lutte contre la machine ! Certains vont dans des salles de musculation faire du cardio-training, moi j'ai pas besoin. Je vais perdre suffisamment de calories et d'eau aujourd'hui pour régénérer mon corps ! " Jean-Hugues a besoin de sa voiture pour aller travailler lundi, il doit absolument finir la réparation le soir-même. Au-delà de la mécanique, c'est un moment de partage entre un père et sa fille.

Anne, 26 ans, salariée dans la logistique, est une mordue de mécanique. Il y a un an, elle a même créé un blog de mécanique pour les filles. Avec sa salopette rose, la jeune femme passe tout son temps libre dans un garage participatif près de Grenoble pour consolider ses connaissances. " C'est un milieu qui peut faire peur pour une femme, c'est un milieu d'hommes, c'est assez technique, on se salit... Mais, je veux montrer aux femmes qu'on peut s'y mettre et y prendre du plaisir. La plupart du temps, les hommes sont ravis de nous faire partager leurs connaissances. ". Anne s'est fixée un nouvel objectif, intégrer à son blog des vidéos de mécanique. " Ma plus grande fierté serait qu'une femme me dise, grâce à ta vidéo, j'ai réussi à changer le filtre à air d'habitacle de ma voiture alors que 5 minutes avant je n'étais pas capable de le faire. ". Anne va tester sa nouvelle vidéo sur un cobaye, une novice en mécanique.

Enfin, à Pau, un garage très différent propose aussi de l'auto-réparation. Ici, on ne parle pas de clients mais d'adhérents et chacun paie en fonction de ses moyens. Les deux mécaniciens, Yves et Benoît ainsi que la secrétaire, Séverine, font tourner ce garage associatif et solidaire qui ne désemplit pas. Après avoir travaillé dans des garages classiques, Yves a fait le choix de venir ici il y a un an. " J'arrive ici pour travailler avec le sourire, je suis content d'être là. Il y a des moments, c'est difficile, j'aimerais faire plus encore pour aider. " Nathalie, une mère de famille qui élève seule ses trois enfants, est une habituée du garage. Ce jour-là, elle vient pour un diagnostic à la suite d'un bruit suspect au freinage. Elle n'aurait pas les moyens de faire réparer sa voiture ailleurs. Pour elle, c'est plus qu'un garage. " Ca m'est arrivé de venir, je n'avais pas forcément besoin pour la voiture, j'avais besoin de rencontrer des personnes avec qui parler, à certains moments, ça m'a aidée. " Malgré les nombreux adhérents, le garage peine à vivre faute de subventions suffisantes. C'est un combat de tous les instants pour les salariés et les bénévoles. 
  

 

 

LES POUILLES... UN PETIT COIN DE PARADIS

                 

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Un reportage de Bénédicte Delfaut
Image : Karine Guillaumain
Montage : Bruno Esquirol (Mischia Productions)

 
Des températures clémentes, 3000 km de côtes encore sauvages, une desserte aérienne low cost... La région des Pouilles en Italie attire de plus en plus de touristes... et pas seulement. Les Français sont toujours plus nombreux à rechercher des maisons pour passer quelques mois, voire s'installer à l'année. Découverte d'une terre insolite avec Claire et Luc, tailleurs de pierre ; Aldo, producteur d'huile d'olive, ainsi qu'Antoine, un retraité suisse qui a opté pour une vie de Robinson Crusoé.  

" J'ai d'abord vu la maison, et j'ai trouvé ce cube parfait, pas trop haute, pas trop grande parce qu'à la retraite on ne vit pas avec le même niveau de vie qu'avant. Dans l'heure qui suit, je faisais des photos, et voilà... ! ". C'est en passant par hasard dans la région à vélo, qu'Antoine, un cinéaste suisse à la retraite, est tombé amoureux des Pouilles. Il a décidé de s'y installer à demeure, pour les prochaines années. Nous le suivons dans ses premiers jours d'installation dans sa nouvelle vie. Par chance, Antoine se débrouille tout seul en italien. " Ces gens de Gorgognolo, sont des gens vrais de vrais. La Palma, qui m'a gardé les chiens, elle me rend des petits services, à chaque fois que je viens, elle me propose à manger, elle me garde des choses de son réfrigérateur, les gens sont d'une gentillesse totale... L'Italie pour moi c'est toujours comme ça. " Il a choisi une ancienne maison de pêcheur, isolée, sur la côte. Une vie de Robinson Crusoé commence pour Antoine, adoucie par la gentillesse de ses voisins.
 
Aldo, lui, est le vétéran de la petite communauté française des Pouilles. " Ca fait 28 ans ! Whouah !  Personnellement, j'ai passé une moitié de ma vie en Italie, et l'autre moitié en France ". Paradoxalement, Aldo ne sait pas combien d'années il va pouvoir encore vivre dans le Salento, le talon de la botte italienne. Il est producteur d'huile d'olive, et comme tous les producteurs des Pouilles, il est frappé par la xylella, la bactérie qui ravage les oliviers de sa région. " Cette bactérie, elle crée des bouchons gélatineux à l'intérieur des veines de l'arbre. La sève de l'arbre n'arrive plus à la cime de l'arbre et meurt ". Aldo est en colère. Car les autorités italiennes n'ont rien tenté pour stopper l'avancée de la maladie, et que les oliviers meurent, frappés un à un. Il ne sait même pas si sa récolte sera viable cette année. Quand enfin arrive le jour de récolter et de presser les olives, Aldo est stressé : " Elles sont belles, elles sont saines, et maintenant je croise les doigts pour que sorte une merveille ! "

Luc et Claire eux, voient l'avenir en rose. Leur entreprise est florissante. Ce jeune couple de Français est arrivé il y a 13 ans dans une petite ville de pêcheurs. L'un est tailleur de pierre. L'autre restauratrice de sculpture. Au début, les habitants les regardaient bizarrement. "...parce qu'on achetait des maisons en ruine dans des ruelles étroites, dans le centre-ville qui à l'époque était malfamé " explique Claire. Aujourd'hui, les Italiens de Bisceglie, leur ville d'adoption, au Nord des Pouilles, leur sont reconnaissants d'avoir entrepris de restaurer les vieilles demeures du centre-ville, les " masserias ", de belles maisons de campagne, ainsi que les " trullos ", des petites bâtisses rondes de pierre sèche qui sont l'emblème de la région. Luc : " L'Italie c'est ça, ce sont des gens qui ont des bâtiments comme ça, qui ne vous connaissent pas, mais qui se lancent, qui vous font confiance, dans des restaurations qui vont prendre deux ans. Ce ne sont pas des gens pauvres, ni riches, mais qui fonctionnent à la confiance ! ". En se penchant sur  les pierres, Luc et Claire ont découvert  l'âme des habitants des Pouilles. 
   

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