Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Samedi 10 septembre 2016 à 13H30

Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Samedi 10 septembre 2016 à 13H30
publié par Caroline Stevens le 24/08/2016

Un magazine de la rédaction - dirigé par Pascal PINNING
Rédaction en chef : Pascal PINNING

Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2016 A 13H30

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UN ETE DANS LES CYCLADES

Un reportage de Julie Peyrard

Image : Charlotte Lassalle

Montage : Éric Paget, Marielle Krouk

Agence de presse : Capa Presse

 

Un chapelet d’îles éparpillées sur une mer turquoise, des villages éclatants de blancheur et un ciel azur… Les Cyclades ont le vent en poupe. Cet été, les iles Grecques ont accueilli près de 20% de touristes en plus. Chaque année, près d’un million de Français y passent leurs vacances. Pour découvrir les secrets des Cyclades, nous allons passer l’été d’île en île, à la rencontre des Français tombés amoureux de ces petits bouts de terre, au point pour certains de s’y installer.

 

Chaque été, Lonais fait découvrir aux touristes les plus beaux sentiers des îles. « Ce qui est très beau dans les Cyclades, c’est qu’il y a beaucoup d’îles très rapprochées. Où que tu sois, tu vois autour de toi une dizaine d’îles. C’est une forme de liberté. C’est comme d’aller avec des chaussures de géant, sauter d’un caillou à un autre et traverser la mer Egée. » Dix ans que Lonais arpente l’archipel. Mais à chaque expédition la magie opère : “Je découvre pratiquement tous les jours, à chaque nouvelle sortie, des trésors extraordinaires, des lieux archéologiques, des grottes sous-marines… On ne soupçonne pas quand on les voit de loin le potentiel de ces îles. C’est un réservoir infini de beauté et d’inspiration.”

 

Si certains choisissent d’explorer à pied cet archipel exceptionnel, pour d’autres, la seule vraie manière de le découvrir, c’est par la mer. Cet été, Bertrand embarque avec son fils Tanguy sur un voilier de 13 mètres. Cet agriculteur originaire de Picardie va y passer deux semaines pour apprendre à naviguer. “C’est de la beauté à l’état pur et on aborde ces îles de manière complètement magique!” Il devra cependant composer avec un inconnu de taille : le vent du nord, qui certains jours souffle en tempête. « De par mon métier de paysan, je m’adapte au climat et aux conditions climatiques tout le temps. Comme je dis, je ne vais dans les champs que quand la terre est amoureuse, et aujourd’hui ce qu’on peut dire c’est que la mer n’est pas très amoureuse!”

 

C’est pour cette mer parfois capricieuse que Charlene a, elle aussi, choisi de passer l’été dans les Cyclades. À 24 ans, c’est sa première saison en tant que monitrice de plongée. Son terrain de jeu : Amorgos, l’île la plus sauvage de l’archipel, qui a servi de décor à un célèbre film, « Le Grand Bleu » . « J’aime beaucoup leur façon de voir les choses. C’est vraiment extrême dans le film, mais ça peut faire comprendre aux gens ce que ça me fait ressentir. Quand il y a beaucoup de vent dehors et qu’on passe tout d’un coup sous l’eau et que c’est si calme… C’est un monde complètement différent. C’est la plus grosse partie du monde qu’on ne connait pas si bien au fond…” Depuis le chef-d’œuvre de Luc Besson, les falaises d’Amorgos et leurs eaux cristallines attirent des plongeurs du monde entier. À la fin de l’été, Charlène devra choisir entre ses études et la plongée.

 

Sur l’île de Paros, la plus familiale des Cyclades, c’est tout près du débarcadère des ferries que Patricia, a ouvert son restaurant.Il y a 25 ans, alors qu’elle était institutrice en France, la Normande vient passer des vacances à Paros. Elle y fait une rencontre qui change sa vie.« Je suis tombée amoureuse d’un homme et je suis tombée amoureuse d’un pays aussi. Ensuite pendant deux ans, on a fait un peu des allers-retours entre la France et la Grèce, jusqu’à ce que l’évidence soit là! ». Ils ont baptisé leur restaurant le Spitiko : “Ça veut dire comme à la maison : on a envie que les gens se sentent bien. S’ils ont envie de danser, ils dansent… S’ils ont envie de rigoler, ils rigolent !”

 

À Santorin, l’île la plus célèbre des Cyclades, Pierre-Julien et son père Vassilis s’offrent une virée entre père et fils. Ces producteurs d’huile d’olive se sont mis en tête de conquérir les meilleures tables de l’archipel. Leur famille produit de l’huile d’olive depuis huit générations. En Grèce, c’est une affaire sérieuse : l’huile se goûte dans un verre comme un grand cru...« Moi je suis né dans les oliviers. Je suis né en novembre. Mes parents, quand ils allaient ramasser les olives, ils me trimballaient dans un petit sac. Au fur et à mesure qu’ils ramassaient, moi je suivais dans le petit sac. J’avais à peine quinze jours, donc c’est ancré dans notre mémoire. On ne peut pas l’oublier. »

 

Nul ne connaît mieux ce chapelet d'îles jetées sur la grande bleue que Corinne. Elle vit ici depuis près de 40 ans. “Je n’ai pas toujours eu la vie facile ici. Les îliens n’aiment que les îliens. Même le Grec qui est d’Athènes est considéré comme un étranger. Donc pendant des années, on m’a appelé « la Française ». Mais maintenant ce n’est pas « la Française », c’est « Corinna »… »

Cet été, Corinne s’est fixé un objectif ambitieux. À la tête d’une petite agence de voyages. Elle souhaite faire rentrer dans son catalogue la plus belle maison de l’archipel…

 

Un Grands Reportages estival qui permet de découvrir les coutumes, les charmes et les secrets d’un des plus beaux endroits du monde.

 

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DANS LES SECRETS DES CATACOMBES

Un reportage d’Allan Rothschild
Image : Eric Pouget – Henry Marquis
Montage : Raynald Lellouche
Agence de presse : Les productions du moment
 
C’est une ville sous la ville, une société parallèle et secrète mais aussi l’objet de nombreux fantasmes… les catacombes de Paris. Jamais une équipe de télévision n’avait eu autant d’accès dans ces lieux pour la plupart interdits au public. C'est donc la découverte d'un Paris aussi méconnu que mythique que ce « Reportages Découverte » met au jour. Ceux qui s’aventurent dans les catacombes se font appeler lesCataphiles , une mystérieuse communauté de plusieurs centaines de personnes, des passionnés, filles et garçons, en majorité des étudiants, mais on croise aussi des moins jeunes, cadres, ingénieurs, retraités, qui descendent dans les galeries sous Paris. Nous découvrons au fil de ce voyage souterrain tout un monde secret : entre 15 et 30 mètres sous terre, en dessous des égouts, en dessous du métro, 300 kilomètres de galeries où il fait 14 degrés toute l'année.
 
Parmi les Cataphiles, voici Jean. De sa vie en surface, nous ne saurons rien. Dans le ventre de Paris, Jean change d'identité, c'est l'usage. Son pseudonyme sous terre : Gaspard Duval. Il a été toujours attiré par l'inconnu et les visites saugrenues dans des caves d'immeuble ou des bâtiments abandonnés, bref, tout ce qui est interdit au public. Un jour il a découvert un trou qui l'intriguait, il s'y est engouffré. Depuis cet instant, sa vie a changé. Il est tombé amoureux des catacombes, de l'atmosphère qui y règne.

" Un de mes endroits préférés, où j'aime bien passer du temps, c'est sous le Val de Grâce, et donc, le Gaspard Duval c'est le rat du Val de Grâce", explique Jean alias Gaspard. Ils sont rares, les aventuriers à s'engouffrer seuls dans les souterrains de Paris. Gaspard, lui, le fait régulièrement depuis huit ans. En semaine, il adore arpenter ce monde en solitaire. Le week-end, il adore y faire la fête et y dormir. C'est comme une seconde vie pour lui.

Pendant plusieurs semaines, il a accepté de dévoiler son royaume aux caméras de REPORTAGES Découverte. Au fil de ce voyage au centre de la terre parisienne, il nous fait rencontrer ces humains qui s'y retrouvent illégalement. Sous les pavés, c'est un saisissant voyage dans le temps, du Moyen-Age à nos jours, dans un monde où règne un silence absolu. Sachant que les téléphones ne passent pas en bas, il vaut mieux prévenir quelqu'un.
 
Parmi les Cataphiles, il y a aussi Thomas, le  conteur.Son registre : les mystères enfouis sous Paris. Sous la place Denfert Rochereau, une infime portion des galeries a été sanctuarisée au début du XIXème siècle pour y entreposer des ossements. Aujourd'hui, c'est la seule portion des souterrains ouverte officiellement au public, le musée des catacombes. Il ne désemplit pas. Thomas y accompagne Lucas 12 ans et Ingrid sa maman, une visite pleine de rebondissements avec son empire de la mort où plusieurs millions de squelettes ont été entreposés. Thomas sait comment captiver les enfants : "Dans ta vie, jamais tu entends le silence, mais là où nous nous trouvons on n’entend vraiment rien, le silence absolu ; au bout de quelques minutes quand même tu entends un bruit comme un pas, c'est le battement de  ton propre cœur, c'est dire le silence !"

Pourtant, on découvre en fait que sous Paris, littéralement, "ça grouille" ; certains travaillent même sous terre. Nous y croisons des Cataphiles défenseurs de patrimoine, Jean-Pierre et ses amis, qui restaurent les carrières pour les générations futures. Aujourd'hui, grâce à leur labeur, on peut découvrir à quoi ressemblaient les carrières de Paris au XVIIIème siècle, sans tags, sans dégradations. Ça leur fait mal au cœur de savoir qu'une partie du patrimoine qui est de l'autre côté a été vandalisée : " Avec une poignée de collègues, on restaure les galeries depuis trente ans, on n’est pas payés, c'est juste dans le but de laisser pour la future génération le souvenir des anciens qui ont travaillé". Leur site restauré est maintenant classé.

Christine, elle, est chanteuse. Les galeries souterraines l'inspirent. Elle finalise, sous la capitale, son nouvel album consacré aux sous-sols parisiens. Seize voyages musicaux dans l'autre monde. "Être dans ce lieu me donne de nouvelles pensées, parfois il y a des images du lieu qui m'inspirent et m'ouvrent une fenêtre vers ailleurs." Il ne lui reste plus qu'un titre à écrire avant de se produire sur scène. Les accès sont particulièrement périlleux avec une guitare sur le dos. À ce jour, Christine a toujours réussi à descendre sans se faire attraper par la police. Mais Christine a un rêve : organiser un concert vingt mètres sous Paris. Le concert doit se tenir sans que la police ne soit au courant. C'est Gaspard Duval qui chapeaute l'organisation dans le plus grand secret.

La police elle aussi est présente sous terre. À Leur tête, une femme, Sylvie Gautron. Sa mission : chasser les Cataphiles et sécuriser les 280 kms de galeries. Le Cataphiles les ont surnommés les Cataflics . Certains week-ends, il peut y avoir beaucoup de monde. Des centaines de Cataphiles se retrouvent pour faire la fête. Puisqu'une vieille ordonnance datant de 1955 interdit à toute personne de circuler dans les carrières sous peine d'une contravention, les "Cataflics" sont chargés de déloger cette drôle de société clandestine faite d'explorateurs urbains, de fêtards et de tagueurs. "C'est une mission de police, mais en même temps la plupart d'entre nous on aime bien se promener sous terre, c'est tellement atypique comme mission, c'est un plaisir."

Et sous terre, c'est un jeu du chat et de la souris qui s'organise entre les Cataflics et les Cataphiles !

 

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