"Grands REPORTAGES" et "REPORTAGES Découverte" DIMANCHE 27 MARS 2016 à 13h30

"Grands REPORTAGES" et "REPORTAGES Découverte" DIMANCHE 27 MARS 2016 à 13h30
publié par Nathalie Maeder le 09/03/2016

DIMANCHE 27 MARS 2016 A 13H30


Un magazine de la rédaction - dirigé par Pascal PINNING

Rédaction en chef : Pascal PINNING
Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

 

   
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 4 SAISONS A RUNGIS

 

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Un reportage de Thomas Lelong
Images : Thomas Lelong, Jeremy Defalt & Cindy Barnes
Montage : Stéphane Pascaud  (Tony Comiti Productions)

 
L'autoroute A6 au milieu de la nuit, déserte. Sortie n°3, les panneaux indiquant le M.I.N. Derrière ces trois lettres, le Marché International de Rungis. Le plus gros marché de produits frais du monde. 17 halles sur 600 hectares alimentent la France entière en fruits et légumes, viandes, poissons, volailles, produits laitiers et fleurs. Pendant un an, au fil des saisons, nous sommes allés à la rencontre de ces commerçants noctambules.
 
Aux Pavillon des Fleurs, Cédric est un vendeur et patron aguerri. Même s'il est à la tête de l'un des plus gros stands, la crise économique ne l'épargne pas. Ses clients le paient rarement en temps et en heure : Cédric doit faire face à plus de 500 000 euros d'impayés. De la Fête des Mères, "le plus gros jour de l'année", à la Toussaint, en passant par le Nouvel An, les montées d'adrénaline sont constantes et malgré les difficultés... "Rungis est une drogue, ma drogue. Je peux dormir deux heures et aller travailler, je suis heureux".
 
A la Viande, nous avons suivi Marie, la seule femme dans cet univers réputé machiste. Pour s'imposer, cette jeune patronne manie aussi bien le tact que la fermeté. "Chaque nuit, c'est la guerre, mes vendeurs se battent pour défendre leur bout de gras !".  Epaulée par Jean-Christophe, son bras droit dans les Halles, mais aussi son fiancé. Marie est à la tête de l'une des plus grosses entreprises au pavillon " viandes ".  
 
"C'est le pire printemps que j'ai jamais connu". Fred, aux fruits et légumes, est de mauvaise humeur. Nous sommes au mois de mai, sa période préférée. Mais il pleut et il fait froid. Les lots de cerises sont pourris. Des tonnes d'invendus lui restent sur les bras. Il se rattrapera à la fin de l'année, avec les fruits exotiques. " Les oranges à Noël c'est fini... ".
 
Au pavillon de la Marée, Jacky, un poissonnier charismatique, transmet petit à petit son savoir à son fils avant de prendre sa retraite. Au programme principalement : l'art de la négociation. A force d'obstination, Jacky parvient parfois à diviser les prix par deux. Mais le passage de flambeau ne se fait pas sans heurts. "C'est pas facile de travailler avec son fils, il croit connaître le métier mieux que moi".
 

 

 

         

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NOUVELLE JEUNESSE
POUR VOITURES ANCIENNES

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Un reportage de Fabrice Hoss 
Image : Gregory Roudier, Arnaud Faura, Mathieu Wibault
Montage : Christophe Roque (Maximal Productions)

 
C'est la revanche des vieilles tôles, le retour des voitures populaires françaises des  70's et 80's qui ont échappé à la casse et deviennent aujourd'hui objets de collection... Au volant de la voiture "de papa" ou du grand-oncle, des acheteurs nostalgiques retrouvent les saveurs des voyages qu'ils ont connus enfants et qui racontent la France de la fin du siècle dernier... Ces années où les Citroën montent et descendent sur leurs suspensions hydropneumatiques, les Renault 20 tractent des caravanes sur la Nationale 7, tandis que les Peugeot 504 coupés incarnent une certaine élégance automobile à la française...
Grands Reportages a suivi des passionnés de voitures banales devenues aujourd'hui des objets culte.
 
Il existe à Marseille une " amicale des 504 " avec à sa tête...une femme. Et pour ses vacances... Annie Chambon  a choisi d'emmener ses enfants en pick-up 504! Un véhicule plus à l'aise sur les chantiers que sur l'autoroute... Un voyage dans le voyage- à 80 km/h maximum! - pour cette chef d'une entreprise de rénovation à Marseille...
Son association compte plus de 1000 membres. Elle même possède, avec Christian son mari, deux 504... Le pick-up donc et un beau coupé-cabriolet, offert il y a 16 ans par Christian à la naissance de sa fille Fanny.  "On tente de faire aimer à nos enfants la voiture ancienne. La voiture fait partie d'un patrimoine!"
 
Frédéric Boulin, lui, est passionné de Visa Citroën. Peu importe que le reste du monde les trouve moches, lui les collectionne, y compris les modèles miniatures qu'il repeint dans le salon familial au pinceau ultra-fin pour les rendre conformes aux séries spéciales de sa Citroën fétiche... "Pour moi, l'image de la Visa c'est une injustice, et moi je répare cette injustice! " explique fièrement Fred, sous le regard, certes affectueux, mais toujours un peu dubitatif de son père... "Je ne comprends toujours pas ce qu'il leur trouve à ces Visa... elles sont moches non? "...  Oui, répond Frédéric... Et c'est aussi pour cela qu'il les entrepose, avec toutes les précautions, dans son garage situé au pied du pont rouge de Tancarville, en Normandie, avant de les présenter fièrement dans les rassemblements de collectionneurs, comme celui de Rouen, le plus important de la région...   "J'aime bien les Visa parce que je ne suis pas comme tout le monde."
 
Enfin Chez les Laurioux, on cultive en famille la passion des Renault 5 première génération... Une histoire d'amour ancienne : il y a quelques décennies, Patrick séduisait Corinne dans sa R5 Alpine...  Aujourd'hui, ce couple de Royan, tous deux chauffeurs de taxis, possède chacun son propre modèle : une Alpine bleue pour Monsieur, une GTL blanche pour Madame... Et même leur fils Dylan, 18 ans, est touché par le virus... La R5, c'est sa première voiture, alors qu'il vient d'avoir son permis...
Ensemble, ils participent à une gigantesque chasse au trésor, dans la région d'Orléans... Une aventure en voiture, organisée par le club des R5 de France bien sûr...  Dylan, 18 ans  " J'ai la chance d'avoir la passion de la R5 en commun avec mon père... Les années 80, ça avait l'air d'être une bonne époque, faut essayer de la garder..."

 

 

DES METIERS EN VOIE DE DISPARITION

 

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Un reportage de Frédéric Hissbach
Image : Arnaud Maurial / Laurent Patureau / Jean Michel Canovas
Montage : Olivier Monod (Pallas TV)

 
Ce sont des métiers inconnus du grand public. Leur seule évocation nous fait remonter des dizaines d'années en arrière. Pourtant, partout en France, quelques jeunes passionnés se battent pour faire vivre ces métiers " en voie de disparition ". Grands Reportages a suivi trois d'entre eux.

A 22 ans, Alice fabrique des archets de violons.  Ils ne sont plus qu'une cinquantaine en France, un métier si rare qu'il n'existe pas d'école d'archetier. C'est dans l'atelier de son père, archetier également, qu'elle fait son apprentissage. "La méthode de fabrication n'a pas changé depuis cent ans : les mêmes gestes, les même outils."  Les archets de violons sont de petits bijoux. Lors d'une vente aux enchères à laquelle assistent Alice et son père, un archet du 19ème siècle est adjugé 59 000 euros ! "Ce qui fait le prix c'est la signature de l'archetier, c'est une oeuvre  d'art, comme un tableau ..."  Alice va devoir relever un défi. Pour la première fois, elle va fabriquer, seule, un archet pour une grande violoniste de l'Orchestre National de Lyon. Après 2 ans d'apprentissage, "ça va être un test. Ca passe ou ça casse."
 
A 32 ans, Sonia est garde-champêtre à cheval depuis huit ans. "On essaie toujours de faire de la prévention plutôt que de la verbalisation. A la base on voudrait que les gens comprennent qu'il faut essayer de préserver l'environnement." S'occuper d'animaux blessés ou errants, contrôler les permis de pêche ou de chasse, s'assurer que les promeneurs respectent les sites naturels protégés... autant de missions qui  font partie du travail de Sonia. "J'avais un peu l'image que tout le monde a. C'est-à-dire le garde champêtre avec le tambour qui fait les annonces dans les villages... Pas forcément ce qu'on fait nous, là, qui est très diversifié ".  Aujourd'hui, il ne reste plus que 1 500 gardes champêtres en France, alors qu'ils étaient encore 30 000 il y a 50 ans. Cette semaine, Sonia et Nicolas, son partenaire, vont avoir du travail.  C'est le début des vacances scolaires dans leur région, et les promeneurs vont être nombreux.
 
Enfin à Epinal, ce qui fait la fierté de la ville, c'est sa célèbre imagerie. C'est la  plus ancienne d'Europe et surtout la dernière en activité. Crée en 1796, elle a bien failli disparaître. Après un dépôt de bilan dans les années 80, elle est devenue un musée.  Jusqu'à l'année dernière, quand un groupe de passionnés décide de relancer la production de façon artisanale. Parmi eux: David. A 25 ans, il  est le chef d'atelier de l'imagerie. "On donne beaucoup de sa personne ici. On donne un peu de son corps, de son âme. C'est un engagement."  Chaque jour, David réédite d'anciennes images à partir des 6 000 pierres d'impression qui ont servi à imprimer les Images d'Epinal depuis le 19ème siècle et qui sont aujourd'hui classées au Patrimoine Historique. Un trésor soigneusement conservé dans la cave de l'imprimerie. "Quand je suis descendu ici pour la première fois, j'étais très surpris. Je ne pensais pas qu'il y avait autant de pierres, qu'il y avait autant de matière, de matrices (...) C'est incroyable.  La presse sur laquelle travaille David a plus de 200 ans, et doit être manipulée avec précaution. "Ce sont des techniques qu'on n'apprend pas à l'école mais qu'on apprend ici même, à l'imagerie, en fait. " 
 
 

 

 

 

 

 

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