"Grands REPORTAGES" et "REPORTAGES Découverte" DIMANCHE 20 MARS 2016 à 13h30

"Grands REPORTAGES" et "REPORTAGES Découverte" DIMANCHE 20 MARS 2016 à 13h30
publié par Nathalie Maeder le 01/03/2016

DIMANCHE 20 MARS 2016 A 13H30


Un magazine de la rédaction - dirigé par Pascal PINNING

Rédaction en chef : Pascal PINNING
Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

 

   
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 LES SECRETS DE LA PLACE VENDOME

 

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Un reportage de Claire Lajeunie et Julie Zwobada
Image : François Buren, Bertrand Rubé et Franck Dhelens
Montage : Delphine Genest (L2 Films)

C'est un joyau au coeur de Paris... Une place dont le prestige date du roi Louis XIV. Aujourd'hui encore, La Place Vendôme demeure un endroit mythique avec ses palaces, sa haute joaillerie et ses boutiques de luxe... Une place royale, unique en Europe, reconnue dans le monde entier. Pendant un an, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui font sa renommée, nous avons vécu au rythme de la place, découvert ses coulisses et ses endroits secrets.

Capitale mondiale de la Haute joaillerie, la Place Vendôme cache un atelier unique en son genre : la maison Chaumet a accepté de nous en ouvrir les portes  exceptionnellement : Benoit y crée des bijoux uniques. " On fait un métier qui nous plaît. Il faut être amoureux de ce métier. C'est une passion, il n'y a pas un joaillier ici qui n'est pas passionné par son travail. On se fait plaisir ! ".  Benoit s'occupe de la création d'une commande spéciale : un diadème qui compte près de 1934 diamants ainsi que 17 rubis sélectionnés pour leur rareté... C'est la plus grosse commande de l'atelier pour une cliente étrangère.  

Le célèbre chanteur Henry Salvador a vécu place Vendôme pendant 46  ans. Catherine, sa dernière épouse y demeure toujours.  Un appartement en duplex où se cache encore le studio d'enregistrement de l'artiste... " C'était notre petit nid d'amour et il était fier de dire qu'il habitait Place Vendôme. Dieu sait si on a fait beaucoup de voyages à travers le monde et à chaque fois qu'il rentrait à la maison, il disait : On habite le plus bel endroit du monde ".
Catherine et Henri étaient tellement attachés à cette place qu'ils se sont mariés juste à côté, dans un célèbre palace parisien. La fête a eu lieu dans la chambre, la plus belle de l'hôtel Meurice, la suite Belle Etoile à 14 000 euros la nuit. 210 mètres carrés et une terrasse avec une vue sur les plus beaux  monuments de la capitale.

Annick, elle, habite au 16, Place Vendôme. Cette ancienne ouvrière est gardienne d'immeuble depuis 12 ans. Une adresse de rêve pour elle, qui a grandi à Roubaix. " Je suis quand même connue sur la place Vendôme. Il y a beaucoup de gens qui me voient passer avec mon chien. Mais je ne suis jamais rentrée de moi-même dans une joaillerie, c'est deux mondes qui s'affrontent, les riches et les pauvres... ".
Mais le plus beau joyau de la place Vendôme reste la colonne qui fait sa renommée. Elle  trône  au centre de la place depuis plus de  deux cents ans. Pour la première fois depuis 150 ans, elle va être restaurée. C'est la mission de Christophe Bottineau, architecte des monuments historiques.  " Quand on est place Vendôme, on est ailleurs, on n'est nulle part, on est place Vendôme, c'est un lieu unique, exceptionnel au monde ".  Un chantier d'un million d'euros qui va durer près d'un an.

A 30 ans, Cédric Grolet vient d'être élu par ses pairs " meilleur pâtissier de l'année "... A la tête d'une jeune brigade, il créé ses desserts dans un des  palaces les plus renommés du quartier.  Pour fêter les 180 ans de l'hôtel Meurice, Cédric et son équipe doivent fabriquer 3 000 pièces en une  journée. Près de 600 invités triés sur le volet vont découvrir ses dernières créations. Un défi pour ce jeune pâtissier. Quand je vois un client qui a le sourire et qu'il me dit " Vos pâtisseries sont magnifiques et bonnes " eh bien moi,  je suis heureux ! "

 

         

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7 JOURS 7 NUITS A GRENOBLE 

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Un reportage de Abdel Mostefa et Eric Lemasson
Images : Mohamed Athamna, Alexandre Gosselet
Montage : Erwan Bizeul, Alexandre Gosselet, Adrien Guilloteau (Les Productions du Moment)

 
Grenoble a du caractère. Un sacré caractère même !  A l'image de ceux qui y sont nés ou de ceux qui ont fait le choix de s'y installer. Une ville qui mérite que l'on s'y attarde, du genre de celles qui vous charment si vous prenez le temps. L'équipe de Reportages Découverte s'y est installée pour sept jours et sept nuits auprès de celles et ceux qui font vivre Grenoble.
 
Grenoblois pur jus, Bernard Mure-Ravaud est un fromager au verbe fleuri, haut en couleur. C'est un colosse,  avec une moustache tout droit sortie d'un album d'Astérix.
Son titre de meilleur ouvrier de France et un titre de champion du monde des fromagers la même année ont tout changé pour cet autodidacte arrivé dans le commerce du fromage sur le tard.  "C'est l'habit de scène ! Dès que tu mets cette tenue avec le col bleu blanc rouge, là, t'es un autre homme, ça tient chaud, c'est le Graal ! Tous les matins quand tu le mets, t'as une pensée pour ce concours".
Depuis cette double consécration, sa boutique, en plein coeur de Grenoble, ne désemplit pas. Et l'on vient même de très loin pour apprécier son savoir-faire.
Fort de son succès, Bernard Mure-Ravaud pourrait se reposer sur ses lauriers. Mais ce cinquantenaire qui commence chacune de ses journées par un footing à l'aube ne l'entend pas de cette oreille. Il voit grand et n'hésite pas à se lancer dans une nouvelle aventure commerciale. En créant son premier fromage avec l'aide d'un jeune fermier.
 
Julie Soyez est originaire du Nord de la France. Mais elle ne s'est pas installée à Grenoble par hasard. Ce qui l'a attirée ici ? Le vert. Celui de la nature et la promesse d'une ville écolo. Le projet de Julie a mûri après la fin de ses études universitaires. Il y a deux ans, la jeune femme a décidé de s'orienter vers quelque chose de plus concret. Du très concret même qui pèse une centaine de kilos : un triporteur avec lequel elle fait de la petite restauration. L'engin s'inscrit dans la tendance "food truck" mais en version écolo : essence versus mollets !
"Avec la remorque, on est dans la centaine de kilos. J'ai un petit système d'assistance électrique mais ça ne fait pas tout donc il faut des mollets et des cuisses ! Heureusement, je fais pas mal de VTT et de vélo de route, du coup j'ai un peu de muscles pour pédaler", glisse avec le sourire la jeune femme.
 
Géry Binault, lui, est médecin urgentiste au Samu de Grenoble.
Urgentiste à Grenoble ce n'est pas comme être urgentiste ailleurs car la particularité de cette ville, c'est la montagne. Six mois dans l'année, l'été et l'hiver, Géry Binault en plus du sa présence au CHU, il assure une permanence dans un poste de secours en montagne. Avec l'hélicoptère de la sécurité civile, il couvre plusieurs massifs, gérant des chutes d'alpinistes comme des malaises cardiaques au sommet des pistes. Une activité riche et excitante mais usante comme le confie le médecin un soir de garde, seul devant la télé en attendant une nouvelle intervention :
"Il y a des périodes de fatigue parfois où l'on a du mal à récupérer et on se demande si dans quinze ou vingt ans on fera toujours la même chose ou plutôt, si on sera capable de faire la même chose".
 
Enserrée dans les montagnes, avec la nature proche, Grenoble appelle naturellement l'activité physique. VTT, randonnée, alpinisme, ski mais aussi sports collectifs avec notamment un club de rugby dans l'élite. Et comme dans cette ville militante on aime aller contre les idées reçues, un club grenoblois fait tout pour prouver que ce sport réputé viril peut être aussi une histoire de filles. Le Grenoble Université Club a décidé de faire la preuve par l'image avec un calendrier... déshabillé. Parmi les joueuses qui ont souhaité poser dévêtues : Mathilde Faure. La semaine, cette étudiante en astrophysique de 27 ans a la tête dans les étoiles. Le week-end, elle a les deux pieds dans la gadoue et ramasse parfois quelques cocards :
"Au début, personne n'était au courant au labo d'astrophysique. Il y a des lundis matin où je suis arrivée avec un oeil au beurre noir ou avec le nez cassé... Ils ont été très surpris. Mais maintenant qu'ils savent, on en rigole". Cette année, Mathilde Faure et les autres filles du GUC rugby font une très belle saison et rêvent même de monter dans l'élite.
 
Et côté culture, Grenoble aime les pas de côté. Ici quand on fait un opéra, c'est toute l'agglomération qui se mobilise. Le projet s'appelle "la Fabrique opéra".  Blandine Glénat et Pauline Pierrefeux ont à peine vingt ans. Elles sont étudiantes en BTS filière mode. Elles participent à la conception et à la fabrication des costumes de la flûte enchantée de Mozart. A vrai dire, l'opéra, ce n'est pas vraiment leur tasse de thé. "J'écoute plutôt du rock ou du rap, des choses vraiment à l'opposé de l'opéra" avoue Blandine Pierrefeux.
 
Pendant sept jours et sept nuits, ce reportage suit le destin passionnant de ces Grenoblois entourés de massifs aux noms mythiques tels que le Vercors. Des hommes et des femmes qui déplaceraient des montagnes pour assouvir leurs passions.

 

 

 


 

 

 

 

 

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