Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Dimanche 15 mai 2016

Grands REPORTAGES et REPORTAGES Découverte - Dimanche 15 mai 2016
publié par Nathalie Maeder le 02/05/2016

Un magazine de la rédaction - dirigé par Pascal PINNING
Rédaction en chef : Pascal PINNING

Rédacteur en chef adjoint : Olivier ESCRIVA
Présentation : Anne-Claire COUDRAY

DIMANCHE 15 MAI 2016 A 13H30

 

I

 

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"LES ROIS DE LA CASSE"
 

 

 



Un reportage de Romain Marchal
Image : Romain Marchal
Montage : Vincent Gobert (Productions Tony Comiti)

 
L’univers des casses est un monde à part. Souvent méconnu…on y passe sans vraiment s’arrêter, on croise le « casseur », les mains noircies par le cambouis …mais derrière ces apparences se cache un univers avec ses codes, ses secrets et ses dérives. Ces trois dernières années le prix de la ferraille a été divisé par dix et les professionnels de la récup’ doivent faire face à la concurrence des casses sauvages.
Pendant plusieurs mois les équipes de Grands Reportages ont suivi 3 casseurs aux profils très différents. Parmi eux…deux femmes qui ont su se faire une place. Nous avons aussi suivi une équipe de policiers spécialisés dans le démantèlement de casses clandestines.   
 
 
Michel, 76 ans est le dernier casseur de France à proposer des pièces de voitures qui ont plus de 50 ans. Son parc de 8 hectares est presqu’un musée à ciel ouvert qui recèle des automobiles de collection hors d’âge et hors d’usage. Il y a 20 ans, Michel aurait pu choisir de passer aux voitures modernes mais : « Les autos neuves m’ennuient. J’ai trop d’affection pour les vieux modèles, ces vieilles autos qui ont toute une histoire à raconter… Imaginez ce que chacune d’entre elles a vu ! ». Les clients viennent de toute la France jusqu’au hameau de Fléac en Charente pour dénicher des trésors. Michel se pose la question de la succession. « Mes enfants ne sont pas du tout intéressés par cet univers et je ne me vois pas continuer pendant encore 50 ans ! J’aimerais vendre mais je ne vois personne pour racheter mon entreprise… » Sans repreneur, il redoute de voir partir ses chères autos à la broyeuse. Un crève-cœur pour sa femme et lui.
 
Ces dix dernières années, le métier a beaucoup changé, le prix de la ferraille a été divisé par dix et les professionnels de la récup’ doivent faire face à la concurrence des casses sauvages. Nous avons suivi les policiers de Lyon dans leur lutte contre ce commerce clandestin.
 
La profession s'est féminisée. Nathalie, et Fanny se démènent pour relever le challenge : elles veulent réussir comme leurs parents avant elles.
 
Il y a 10 ans, Nathalie a repris l'entreprise fondée par son père, une petite casse bordant la Dordogne:« Mon père était persuadé qu'il allait devoir revendre, c'était pour lui un crève coeur. Quand je lui ai proposé de reprendre l’entreprise familiale, il m'a répondu que c’était un métier d’homme. »
Mais depuis qu'elle l’a racheté, Nathalie a doublé le chiffre d'affaire de son père.Elle, qui à 9 ans rêvait de devenir chauffeur poids-lourd, accomplit tous les jours sa passion en allant chercher les épaves au volant de sa dépanneuse.
Nathalie est la patronne, son unique employé est son compagnon Kamal. C’est lui qui s'occupe de dépolluer les voitures :« Nathalie sait exactement ce qu'elle veut et elle sait convaincre ».
La mordue de travail, maman de quatre filles, a parfois du mal à trouver un équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Nathalie réussira-t-elle à passer plus de temps avec ses enfants ?
 
Fanny Jacquot, jolie blonde de 31 ans, travaille dans l'une des plus grosses casses françaises. Une histoire de famille. C'est son père Philippe Jacquot, ancien pilote du Paris-Dakar, qui a fondé l'entreprise. Parti de rien, il a fait fortune avec cette casse, installée dans la Haute-Saône.Un parc de 12 hectares, plus de 7000 véhicules entreposés et un ballet incessant de dépanneuses, d'ouvriers et de clients venus chercher la bonne affaire. Quand son père partira à la retraire, Fanny et son frère Rudy, reprendront l’entreprise familiale. En attendant, ils doivent faire leurs preuves. Fanny et Rudy organisent une casse au kilo. Le principe : proposer aux particuliers équipés de leur caisse à outils, de démonter eux-mêmes des voitures pour choisir leurs pièces, vendues au kilo. Cet événement leur permettra-t-il d’attirer une nouvelle clientèle ?
 
Nous avons accompagné pendant plusieurs mois ces hommes et ces femmes de caractère, passionnés, qui se démènent chaque jour pour faire vivre leurs entreprises familiales.
 

 

 

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"DES FRANCAIS A GOA"

 

 



Un reportage de Régis Croizer et Agathe Soleranski
Image : Régis Croizer
Montage : Alexandra Diaz (Production: ZED)

 
Situé sur la côte est de l’Inde, Goa est un petit paradis entre jungle et océan Indien. Destination phare des hippies dans les années 70, ce petit état attire aujourd’hui de nombreux aventuriers français désireux d’y poser leurs valises. Les équipes de Reportages Découverte ont suivi trois d'entre eux dans leur étonnant parcours.


Maud est une amoureuse de l’Inde. Il y a deux ans, après avoir effectué de nombreux voyages dans le pays, la Lyonnaise a élu domicile au bord de l’Océan Indien. Aujourd’hui, elle se lance dans la production de confitures « à la française ». Au marché ou chez les producteurs locaux, Maud est toujours à la recherche des meilleurs fruits. Mais c’est bien grâce à la recette de sa mère qu’elle espère vendre ses confitures à l’un des hôtels les plus prestigieux de Goa. « Finalement, mes confitures, c’est un mélange de tradition française et des saveurs exotiques locales.»


Clément a 24 ans et s’il vient à Goa, c’est pour y travailler comme guide saisonnier. Dès sa descente d’avion, il va plonger au cœur de  la jungle goanaise. Avec Manu, son nouveau patron, il va devoir s’exercer à trouver son chemin dans cet environnement hostile et même apprendre à attraper des serpents. « J’ai énormément de travail. Entre tout ce qu’il y a à voir, à reconnaître, à sentir. Je commence tout juste à apprendre et là je suis perdu ! » Mais Clément doit faire vite, il n’a que dix jours pour être opérationnel et guider seul un groupe de touristes au cœur de la forêt. La jungle va lui réserver bien des surprises.


Avec ses pâtisseries, Lucie a déjà conquis Goa. À 30 ans, elle est à la tête de deux boulangeries. Titulaire d’un diplôme d’école de commerce, Lucie propose des gâteaux typiquement français et enseigne ses techniques à ses employés indiens.  « Parfois, lorsqu’ils rentrent dans ma boulangerie, mes clients me disent qu’ils se sentent comme dans une bulle, qu’ils se croient en France. Et c’est ce sentiment que j’essaye de provoquer chez eux. » Lucie devra être à la hauteur de sa réputation. Elle doit confectionner un gâteau d’anniversaire pour la jet-set indienne.


Trois parcours de jeunes Français audacieux et surprenants qui nous font découvrir un autre visage de la mythique Goa.

 

 

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"AMIENS, LA PETITE VENISE DU NORD"

 

Un reportage de Caroline Flavigny-Nogueras
Image : Yvan Burnier
Montage : Virginie Letendre (Upside Télévision)

On la surnomme la petite Venise du Nord. Amiens, la capitale picarde, recèle mille et un secrets que Reportages Découverte nous dévoile à travers des habitants passionnés. Jean-Louis, le maraîcher nous fait partager la magie des hortillonnages, jardins sur l’eau uniques en France. Nordine et Axelle, les acrobates, font vibrer la piste aux étoiles du célèbre cirque Jules Verne, l’un des rares cirques en dur de France. Et Jean-Alexandre, le confiseur un peu fou, remet au goût du jour la spécialité ancestrale de la ville, le macaron d’Amiens.

Chaque matin, Jean-Louis le maraîcher vit un moment magique : c’est en barque qu’il se rend sur ses terres à travers les hortillonnages, 300 hectares de canaux et de marais en plein cœur de la ville. Il est l’un des derniers hortillons d’Amiens, ces maraîchers du bord de l’eau qui cultivent la riche terre des hortillonnages. Dans cet oasis de nature, où il navigue d’une parcelle à l’autre, le labeur est dur, mais la nature est généreuse : « C’est une terre noire, une terre des marais, une terre très riche. Tout pousse bien là-dedans, c’est la terre nourricière ! ». Jean-Louis est un paysan musicien : il sait aussi bien faire chanter son violon que transformer en flûte… les tiges de courgette !
 
Au fil de l’eau, Amiens révèle d’autres surprises. Comme le cirque Jules Verne, l’un des rares cirques en dur de France. Il abrite une école animée par Nordine, ancien acrobate de la troupe du Cirque du Soleil, qui a parcouru le monde avant de revenir dans sa ville natale pour enseigner les arts de la piste aux étoiles. Nordine, l’enfant de la cité, grandi dans les quartiers Nord d’Amiens, a découvert le cirque grâce à une sortie scolaire. Aujourd’hui, il transmet sa passion à ses jeunes élèves : « L’idée de ce métier, c’est de prendre des risques. Si vous ne prenez pas de risques, ça ne marchera jamais ! C’est une chance extraordinaire de jouer sur une piste comme celle du cirque Jules Verne. Alors, il faut en profiter ! ». Parmi ses élèves, il y a Axelle, la benjamine de la troupe. A 18 ans, elle va participer à son premier spectacle, devant plus de mille spectateurs : « Moi, ce que j’aime dans le cirque, c’est le spectacle. C’est comme si on avait deux visages : celui de tous les jours, et celui qu’on a sur la piste. C’est là que je reçois le plus de bonheur ! ». Nordine, Axelle et les autres élèves n’ont que quelques jours pour monter le spectacle de l’école, un vrai défi pour les jeunes artistes.
 
Les défis, Jean-Alexandre aussi aime les relever : le plus célèbre confiseur de la ville est également un artiste, mais dans un autre genre, celui de la gastronomie. Sa spécialité, c’est le macaron d’Amiens, une recette ancestrale à base d’amandes, héritée d’un siècle lointain qui vit l’armée espagnole envahir Amiens. Et remise au goût du jour par son arrière-arrière-arrière-grand-père ! Dans la famille de Jean-Alexandre, on est confiseur de père en fils depuis cinq générations. Impensable pour lui d’exercer un autre métier : « J’ai un devoir de respect vis-à-vis des anciens, qui ont créé la première boutique. C’est aussi une charge, parce qu’il faut toujours être à la hauteur  ». Alors, Jean-Alexandre se lance régulièrement dans des aventures chocolatières étonnantes : comme ce Dark Vador, mythique personnage du film La Guerre des Etoiles, entièrement reconstitué en chocolat !
 
A travers les portraits de ces Amiénois passionnés, nous découvrirons à la fois la ville mais aussi ses spécialités, et un peu de cette magie propre à « la petite Venise du Nord ».

 

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