Rencontre avec... - Interview de Pascal Perri

Rencontre avec... - Interview de Pascal Perri

publié par Karelle Bourgueil le 14/01/2020
«Une controverse cordiale et respectueuse»
Spécialiste des questions économiques sur lesquelles il a publié plusieurs ouvrages, Pascal Perri anime «Perri Scope» sur LCI depuis août 2018. Du lundi au vendredi de 16h à 17h, il décrypte l’actualité économique et ouvre le débat sans concession. Suite au succès de l’émission, il présente également, depuis le 6 janvier 2020, « Perri Scope de l’actu » du lundi au jeudi de 20h à 21h.
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Quel a été votre parcours avant d’intégrer LCI ?
Je suis intervenu dans les médias, et notamment sur RMC, pendant treize ans. J’avais également créé un cabinet de conjoncture autour de questions économiques relatives au transport, à la transformation digitale du commerce, à l’agroalimentaire… Par ailleurs, j’enseigne l’économie. Auparavant, j’ai travaillé dans le secteur du transport aérien et dirigé pendant six ans une société de boulangerie industrielle dans l’est de la France.

Comment abordez-vous les sujets économiques ?
On retrouve plusieurs éléments structurants dans Perri Scope. Dans un premier temps, il y a la volonté de faire de la pédagogie. Dans chaque émission, nous décryptons et expliquons les phénomènes en posant un certain nombre de questions et en tentant d’y répondre. Nous proposons aussi toujours une problématisation de l’actualité. Enfin, l’opinion occupe une place importante. La promesse est celle du «frottement» des idées à travers une controverse cordiale et respectueuse.

Quels sont vos thèmes de prédilection ?
Politique économique et publique, fiscalité, consommation, transport, énergie et tout ce qui concerne de près ou de loin la transformation des modes de production. Je m’intéresse particulièrement à la façon dont le monde évolue dans l’économie et dans le modèle de production d’aujourd’hui.
Les événements prévus dans l’agenda économique permettent de prévoir certains sujets. J’ai aussi envie d’en traiter certains qui ne sont pas forcément des sujets d’actualité immédiats mais qui éclairent une dimension assez peu explorée de l’économie.

Quels types d’intervenants choisissez-vous ?
Il faut évidemment qu’ils soient compétents. Il y a très peu d’hommes politiques dans l’émission parce que je veux dégager l’économie des polémiques politiques. Je souhaite conserver son intégrité. Les invités ont un vécu et une expertise, ce sont des acteurs ou des penseurs de l’économie : des économistes, des experts sociaux, des journalistes, parfois des universitaires, des patrons d’entreprise, des auteurs... Des personnes à la fois capables d’apporter des connaissances et des éléments additionnels au débat.

Comment préparez-vous l’émission au quotidien ?
Je commence toujours ma journée par la lecture des Echos. Je m’inspire aussi de mes échanges avec mes étudiants et des questions qu’ils me posent. Je parle chaque jour avec des chefs d’entreprise, des syndicalistes ou des consultants qui m’alertent sur tel ou tel sujet. L’émission commence à être identifiée donc on reçoit beaucoup d’informations. Le matin, on définit soit un thème, soit deux. Je les problématise. J’envoie un message sur twitter pour dire ce que je vais traiter et j’informe mon équipe. On prépare alors des éléments de documentation, d’infographie et de reportage. J’arrive à LCI vers midi et on élabore le conducteur à peu près définitif de l’émission.

En quoi LCI se différencie-t-elle des autres chaînes d’information ?
C’est la chaîne premium. BFM donne la priorité au direct, LCI au décryptage et à la compréhension. Notre ADN est d’être une chaîne intelligente, un outil de pédagogie et de compréhension qui accompagne les mouvements de la société et éclaire la route.

Quel est votre souvenir le plus marquant depuis votre arrivée sur LCI ?
Chaque jour est à la fois agréable et exigeant. C’est une nouvelle aventure quotidienne. Je ressens le même enthousiasme et la même joie que lors de la première émission. Il n’y a pas de phénomène d’usure ou de lassitude. Au contraire même, j’éprouve un appétit quotidien. J’essaye de rester le maître de mes propres horloges. Je prends le temps d’écrire, de réfléchir, ce qui n’est pas facile tous les jours car je suis beaucoup sollicité. Mes journées sont longues mais passionnantes.

Pascal Perri a publié un ouvrage sur la réforme des retraites, Retraites, La dernière chance aux éditions de l’Archipel.

 

 

 

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