H24 - Présentation de la série

H24

Episode 2
Lundi 3 février à 22:05

H24 - Présentation de la série

publié par Aurélie Binoist le 14/01/2020
L’hôpital au féminin
Bienvenue dans «H24», la nouvelle série médicale de TF1. Anne Parillaud, Frédérique Bel, Barbara Cabrita et Florence Coste y incarnent quatre infirmières dévouées aux vies tourmentées. Richard Allieu, producteur exécutif de la série, nous en dit plus…
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H24 est l’adaptation d’un format finlandais à succès, Nurses - Syke dans son pays d’origine -, qui continue de rassembler un large public depuis son lancement en 2014. Découverte au festival Series Mania, la série a immédiatement attiré l’attention des producteurs de Federation Entertainement, comme l’explique Richard Allieu, producteur exécutif : «C’était un format très intéressant. Il réunissait les ingrédients de la série médicale dans le sens où il nous permettait d’évoquer tous les sujets grâce aux personnages qui évoluent à travers des thématiques sociétales ou des questions de vie ou de mort. En plus, ce format avait une orientation féminine très marquée puisque les personnages principaux sont quatre infirmières qui doivent gérer des problématiques personnelles fortes et totalement différentes, en phase avec la société d’aujourd’hui. Ce n’est pas une série féministe mais la part faite aux femmes est importante. Nous trouvions intéressant d’entrer dans cet univers par la profession la plus répandue et la plus proche des patients, à savoir les infirmières». Parmi elles, les téléspectateurs découvriront Gabrielle, chef de service attentive et rebelle qui doit faire le difficile deuil de son mari dans le coma ; Florence, infirmière hypersensible qui se bat contre son addiction à la morphine ; Sofia, mère de famille heureuse qui reprend son travail après un congé parental de 3 ans, et enfin Tiphaine, la petite nouvelle qui élève seule son petit garçon et paye ses études en devenant… call girl le soir ! La série, construite avec deux cas médicaux par épisode, accueillera plusieurs guests comme Antoine Duléry, Pascal Légitimus, Liliane Rovère, Michel Jonasz, Marie Fugain, Fauve Hautot ou encore Arié Elmaleh. «On essaye de les mettre là où on ne les attend pas. Pascal Légitimus est à la fois drôle et touchant ; Michel Jonasz hyper émouvant…»

Entre fiction et réalité
Si la version originale permet d’avoir une ligne de personnages sur laquelle s’appuyer, Richard Allieu s’attarde sur l’adaptation nécessaire qu’il a fallu réaliser. «Il ne s’agit pas d’une série clef en main. La version finlandaise est très différente de la nôtre car la culture et la vision de la médecine diffèrent largement entre nos deux pays. Ils ont également une façon de traiter les choses de manière plus brute, plus anglosaxone. Nous avons mis plus de formes pour raconter les histoires». Notamment consultée sur le choix du titre, la production finlandaise suit de près le travail d’adaptation, mais de manière «saine, agréable et absolument pas interventionniste». Dans le quotidien de ces quatre infirmières, le respect de la réalité a été une réelle préoccupation. Seule entorse faite au système français : le service décrit, les urgences chirurgicales. «Nous avons créé un service qui n’existe pas mais nous essayons de nous y tenir et d’y évoluer comme s’il existait. Cela nous permet d’avoir des garde-fous». A cette exception près, tout a été fait pour se rapprocher au maximum de la réalité. A commencer par les décors de la série qui se trouvent dans l’aile désaffectée d’un vrai hôpital, l’hôpital intercommunal Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois, qui avait déjà accueilli la série de Canal+, Hippocrate. Plusieurs aménagements ont été réalisés pour rendre le lieu plus lumineux. «Comme c’est un hôpital un peu ancien, il répond à des normes vieilles de 30 ans. On a réfléchi à la manière de s’ouvrir sur l’extérieur, cassant des cloisons, créant des fausses perspectives sur des couloirs. Nous avons aussi ouvert une vingtaine de fenêtres pour rendre l’ensemble plus aéré». La production a également fait appel au personnel des urgences de l’hôpital Ballanger. «Nous avons choisi des figurants parmi le personnel soignant. Certains avaient un rôle de figuration classique, d’autres nous conseillaient pour nous guidaient dans les gestes médicaux, notamment au bloc opératoire. Passer une demi-journée avec nous amusait beaucoup les infirmiers et ça nous permettait d’éviter trop d’erreurs dans la réalisation des gestes. Tourner dans un vrai hôpital avec beaucoup de personnel soignant nous a facilité les choses». De leur côté, les comédiennes ont également fait un stage au service des urgences d’Aulnay. «Cet univers nous est vaguement familier parce que nous l’avons vu des milliers de fois à la télévision, mais souvent du point de vue américain. S’immerger dans la réalité était très intéressant pour elles. Ça les a marquées. Certaines ont même demandé à y aller une deuxième fois !»

A l’approche de la diffusion, Richard Allieu est impatient de connaître l’accueil réservé à la série par le public. «Se lancer dans une série médicale crée une petite pression supplémentaire parce qu’il en existe beaucoup et de qualité. On sait que la référence et la comparaison seront difficiles ! On est très contents du résultat, même si on peut toujours faire mieux. Maintenant, on espère que la série sera bien accueillie pour nous permettre de faire une deuxième saison encore meilleure !»