Rencontre avec... - Interview de Pascale de La Tour du Pin

Rencontre avec... - Interview de Pascale de La Tour du Pin

publié par Vanessa Vincent le 07/01/2020
«Une matinale où l’info est reine»
A la tête de la Matinale de LCI depuis trois saisons, Pascale de La Tour du Pin est avant tout une femme de challenges. Plus impliquée que jamais, la journaliste à l’enthousiasme communicatif nous entraîne dans les coulisses de son quotidien qui démarre à 2 h du matin, 5 jours sur 7. A vos réveils, un double café et c’est parti !
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Quel a été votre parcours ?
J’ai débuté ma carrière en tant que pigiste à BFM Radio en 2002. Puis, direction BFM Business où j’ai fait mes armes en assurant la matinale, les journaux de la mi-journée et ceux du soir. Ensuite, j’ai suivi une formation télé au CFPJ aux côtés du grand reporter Claude Sempère*. Je lui dois beaucoup car il fut le premier convaincu que j’étais faite pour la télévision et ses encouragements m’ont galvanisée. Ensuite, tout s’est enchaîné. J’ai fait mes premiers pas sur l’antenne de BFM TV lors de l’été 2008. J’ai ensuite assuré des remplacements à la mi-journée avec Ruth Elkrief dans les journaux. Très vite, j’ai rejoint Thomas Sotto pendant un mois au QG de l’info avant de prendre les rênes de la matinale à partir d’avril 2010, aux côtés de Christophe Delay. Enfin, j’ai fait ma rentrée des classes en septembre 2017 sur l’antenne de LCI où je présente depuis La Matinale, de 6h à 9h.

Quand avez-vous su que votre vie serait rythmée par l'info ?
Dès mon stage de 3e, effectué un peu par hasard à France Bleu Périgord. J’ai eu un véritable coup de cœur et j’ai très vite su que je serai journaliste. En revanche, je ne pensais pas à la présentation. Je m’imaginais plus sur le terrain avec une lourde caméra sur l’épaule !

Quel ton avez-vous souhaité insuffler à votre Matinale ?
Au départ, façonner cette Matinale fut un vrai challenge. Avec Thierry Thuillier, alors directeur général de LCI, nous sommes partis d’une feuille blanche et il m’a laissé beaucoup de liberté. Je suis aussi arrivée pour apporter le savoir-faire d’une matinale télé avec de l’info, du rythme et de l’humeur. Au bout de trois ans, nous sommes enfin arrivés à ce que je souhaitais, mais c’est normal, il faut du temps pour que les choses s’installent. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et je suis arrivée à LCI avec des méthodes différentes. Pour autant, j’ai trouvé mon rythme de croisière assez rapidement. La Matinale fonctionne bien et il règne une bonne synergie avec les équipes de TF1. La Matinale, c’est le rendez-vous de LCI où l’on trouve de l’info pure et dure. A partir de 9 h, on laisse la place au débat. Il n’y a plus de journaux, hormis des flashs infos. Mon job chaque jour, c’est de construire une matinale où l’info est reine.

En quoi LCI se différencie-t-elle des autres chaînes d’information ?
C’est une chaîne d’information axée sur le débat politique et le décryptage. Elle est très identifiée et assumée comme telle. Cette identité fait sa force.

Quel est votre souvenir le plus fort depuis votre arrivée ?
La mort de Johnny Hallyday, annoncée peu avant 3 h du matin, le 6 décembre 2017. J’ai partagé un moment de communion avec les Français qui venaient de perdre leur icône. Même si on savait l’idole des jeunes très malade, annoncer sa mort fut très fort. En plus, nous étions sur les deux antennes en même temps et tenir durant 5 h en direct simultanément sur TF1 et LCI sans prononcer «LCI» était un vrai challenge ! Ensuite, Jean-Pierre Pernaut a repris l’antenne. Cette disparition reste l’événement d’actualité le plus marquant depuis mon arrivée ici.

A quoi ressemble l’une de vos journées ?
Elle est fractionnée en plusieurs parties. Je me lève à 2 h et j’arrive à LCI à 3 h. Je construis ma Matinale, prends des notes et lis la presse. J’essaie d’avoir tout bouclé à 5 h même si tout peut partir à la poubelle dans la seconde, en fonction de l’actualité. A 5 h, direction la loge maquillage - coiffage jusqu’à 5h30. Après, opération thermos de café et je retrouve enfin mes téléspectateurs ! Une fois la Matinale terminée, je quitte en général LCI vers 11h. Ensuite, je brunche et je dors. Puis, je me remets à suivre l’actualité. Plus tard, je fais un ou plusieurs points téléphoniques avec Bastien Morassi, mon rédacteur en chef, et je me couche à 22h30. Ma fille m’appelle toujours «Maman hibou» !

Que faîtes-vous pour vous détendre ?
Je marche une heure par jour minimum en écoutant la radio et je m’adonne à une séance de sport intensive une fois par semaine. C’est très important. Avec ce rythme, il n’y a pas de place pour la fantaisie. Il faut être d’une rigueur militaire ! En tout cas, je suis parfaitement bien où je suis et je verrai où le vent me portera. Dans nos métiers, il est difficile d’anticiper. Il est important d’être sûre de ses envies mais à trop faire de plan de carrière, on peut être surpris. En revanche, je suis une femme de challenge et l’ennui ne peut pas faire partie de mon vocabulaire.

*disparu en fin d’année 2019

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