Rencontre avec... - Interview d'Adrien Borne

Rencontre avec... - Interview d'Adrien Borne

publié par Bastien Vaz le 25/05/2020
«De nombreux moments de partage et d’émotion»
Tous les jours entre 11h et 13h, Adrien Borne présente le «11-13» de LCI. Pendant deux heures, il décrypte et analyse l’actualité en compagnie de ses experts. Retour sur son parcours.
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Quel a été votre parcours ?
Après avoir étudié à l’école de journalisme de Lille, j’ai fait mes premiers pas à la radio, sur RTL, en 2006, et j’y suis resté pendant trois ans. Ensuite, je suis arrivé sur RMC, où j’ai pris les commandes de la matinale. J’étais également la doublure de Jean-Jacques Bourdin. Après un passage sur iTélé, j’ai rejoint LCI, en janvier 2017. Intégrer cette chaîne était pour moi un véritable challenge. C’était l’occasion de tenter de nombreuses choses et de côtoyer de grands professionnels comme Thierry Thuillier et Fabien Namias. Si LCI a été la première chaîne d’information de France, elle ne ressemble à aucune autre. Ses plateaux sont des lieux de débat et de confrontation.

Quand avez-vous su que votre vie rimerait avec info ?
Assez tard. J’ai d’abord étudié l’Histoire. Puis, alors que je m’apprêtais à devenir professeur, j’ai eu un déclic. J’ai toujours été un grand lecteur de journaux, passionné par l’actualité et la politique. Les journalistes n’ont pas tous le même parcours et c’est ce qui fait, selon moi, la force de ce métier. Il y a une vraie diversité au sein de la profession. 

Vous présentez le «11-13». Quel ton souhaitez-vous insuffler à votre émission ?
L’actualité nous impose d’être sans cesse en mouvement, prêts à réagir, à faire preuve de souplesse. La crise du Covid-19 s’est imposée à nous tous, dans nos vies. L’antenne est une déclinaison de cette vie en mouvement. Avec Fabien Namias, nous n’avons jamais cessé d’insuffler cette volonté de mouvement. L’émission reposait sur le débat politique au début de la saison, puis le débat scientifique et médical s’est imposé. Et ainsi se mélangent expertises, opinions et parfois oppositions.

Comment préparez-vous votre émission ?
Chaque jour, je me lève vers 5h30. Je lis la presse et je m’imprègne de l’actualité. Lorsque j’arrive dans les locaux de LCI, j’échange avec les équipes. L’objectif est de déterminer quels seront les points de débat de l’émission. Nous devons trouver quotidiennement un équilibre entre ces débats et ce que les reporters sur le terrain nous font remonter. C’est comme un puzzle. Au début de la journée, les pièces sont éparpillées sur la table. Notre rôle est de les assembler et, tout au long de l’émission, nous devons être le plus clair possible pour les téléspectateurs. A ce titre, Roselyne Bachelot est capitale. Elle apporte cette clarté, cette expertise qui consolide nos échanges. J’ai un plaisir immense à partager l’antenne avec Roselyne au quotidien.

Quels sont vos souvenirs les plus marquants depuis votre arrivée sur LCI ?
Il y a deux types de souvenirs. Des moments très denses, spectaculaires, plus ou moins heureux. Je pense à la mort de Johnny Hallyday ou Jacques Chirac que j’ai annoncé en direct à l’antenne. Ce sont des souvenirs puissants. Et puis il y a des séquences plus longues et tout aussi marquantes. Cette crise que nous traversons avec le virus évidemment, mais aussi la période des gilets jaunes ou de la réforme des retraites. En réalité, l’actualité et le débat nous poussent à nous réinventer sans cesse. C’est là l’enseignement le plus important de ce métier selon moi. C’est aussi sans doute l’exigence de ceux qui nous regardent.

Entre fake news et nouvelles technologies, quel regard portez-vous sur l’évolution de la profession de journaliste ?
Cela nous oblige encore plus à être une référence. Toutes les informations ne se valent pas. Notre travail est de rappeler les faits tout en étant extrêmement précis. Selon moi, nous pouvons à la fois être réactifs, professionnels et sûrs de ce que nous disons. C’est une exigence de chaque instant.

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