Rencontre avec... – Interview de Christophe Moulin

Rencontre avec... – Interview de Christophe Moulin

publié par Bastien Vaz le 19/05/2020
« Eveiller la curiosité des téléspectateurs »
Passionné par l’actualité et les faits divers, Christophe Moulin présente « La Matinale » chaque week-end sur LCI, aux côtés d’Anne-Chloé Bottet. Celui qui a rejoint la chaîne à ses débuts raconte son quotidien de journaliste présentateur et évoque avec émotion ses souvenirs de carrière.
rencontres_info1_christophe_moulin.jpg

Quel a été votre parcours ?
J’ai commencé ma carrière en radio, je suis passé par les antennes de Radio France ou encore RFI. Puis, Jérôme Bellay, cofondateur de LCI, m’a embauché un mois avant le lancement de la chaîne en 1994. J’ai beaucoup voyagé au sein du Groupe TF1. J’ai d’abord dirigé le service police-justice. Pendant deux saisons, j’ai présenté Sans aucun doute sur TF1 après le départ de Julien Courbet et animé Permis de reconstruire aux côtés de Denis Brogniart. En 2016, j’ai repris l’émission La Médiasphère au moment où LCI est passée en clair. Depuis 2018, je présente La Matinale du week-end, de 6h30 à 10h, avec Anne-Chloé Bottet.

Comment fonctionne votre duo ?
Tout s’enchaîne naturellement et en totale transparence. Quand nous avons des doutes, nous en parlons. Nos échanges ne s’arrêtent pas le dimanche après La Matinale. Dans la vie, nous sommes amis ! Chacun apporte sa personnalité à l’émission. Nous nous complétons. Lorsque je lui ai proposé de présenter l’émission avec moi, elle n’a pas hésité une seule seconde. Anne-Chloé fait partie, comme tous ceux qui travaillent pour La Matinale, de la «familia». Nous sommes comme une famille au travail et en dehors. Notre mot d’ordre : la bienveillance !

A quoi ressemble votre semaine type ?
Je me réveille très tôt le matin pour suivre les informations. Toute la semaine, je note des idées de sujet d’actualité et je réfléchis à la façon dont nous pourrions les traiter dans La Matinale du week-end. Les jeudis et vendredis matin en conférence de rédaction, nous couchons nos idées sur le papier et nous bâtissons le fil conducteur de l’émission. Je compare parfois La Matinale à un restaurant : si l’accueil est bon, si on s’y sent bien et si c’est bon… vous voudrez y revenir !

Quels sont vos sujets de prédilection ?
J’aime l’information au sens large et la politique. Mais je suis passionné par les faits divers. Je ne fais pas ce métier par hasard. Depuis tout petit, cet univers m’attire. D’autant plus que j’avais un oncle policier ! Plus jeune, je me voyais déjà rejoindre les rangs de la BRI ou de la BRB, des unités de police très prestigieuses. Cependant, je me suis rendu compte que je ne souhaitais pas seulement enquêter. Je voulais également raconter. J’ai adoré l’époque où j’étais chroniqueur judiciaire. L’Homme, bon ou mauvais, est toujours passionnant. 

Le monde entier est frappé par une pandémie de coronavirus, comment gérez-vous ce type d’actualité ?
C’est compliqué car le ton de notre matinale est plutôt joyeux. Nous devons expliquer ce qui se passe tout en gardant notre bonne humeur. Plus que jamais, nous sommes dans la proximité avec nos téléspectateurs. Nous essayons de les emmener ailleurs et de les faire sourire, notamment à travers nos chroniques culture et lifestyle.

Selon vous, en quoi LCI se différencie-t-elle des autres chaînes d’information ?
LCI est la chaîne du débat et de la pédagogie. Nous cherchons à éveiller la curiosité des téléspectateurs. Nous leur donnons matière à réfléchir. Sur LCI, il y a une unité dans le traitement de l’actualité. Que vous regardiez la chaîne à 6h ou à 22h, il y a une forme de continuité même dans l’évolution de l’information… Mais chaque émission est différente et les présentateurs ont leur propre personnalité.

Quel est votre souvenir le plus marquant depuis votre arrivée dans le groupe TF1 ?
Le passage en clair de LCI m’a profondément marqué. Quelques mois avant, on pensait que tout était fini, que c’était la fin d’une belle aventure. Mais quand finalement, nous avons appris le passage en clair, cela a été une explosion de joie dans la rédaction. Nous nous sentions vivants. Notre travail allait enfin pouvoir être apprécié à sa juste valeur.
 

Press Kit

Partager