Rencontre avec... - Guillaume Woznica

Rencontre avec... - Guillaume Woznica

publié par Vanessa Vincent le 24/03/2020
«La météo est une science passionnante !»
Guillaume Woznica fait la pluie et le beau temps dans La Matinale de LCI, présentée par Pascale de La Tour du Pin, en direct de 6h à 9h. Avait-il déjà la tête dans les nuages lorsqu’il était enfant ? Eléments de réponse avec «Monsieur Météo» durant notre période de confinement…
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Quel a été votre parcours ?
J’ai débuté à la radio en 2012 dans ma région natale, Les pays de la Loire, pour y présenter la météo dans la matinale de Hit West. La même année, j’ai rejoint la chaîne locale TLC pour le bulletin du soir. Deux ans plus tard, j’ai quitté la région de Cholet pour arriver en Île-de-France et coprésenter la Matinale de La Chaîne Météo pendant un peu plus de trois ans. J’ai enfin rejoint La Matinale de LCI et Pascale de La Tour du Pin à la rentrée 2017. Voilà donc quasiment huit ans que je mets chaque jour mes réveils à sonner relativement tôt !

Quand avez-vous su que votre vie serait rythmée par la météo ?
Le déclic a eu lieu il y a longtemps. Passionné de météo depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours intéressé aux phénomènes climatiques violents et à la prévision à long terme. Comme de nombreux enfants, j’étais curieux du monde qui m’entourait. La météo est une science qui peut éveiller la curiosité très jeune. C’est passionnant ! Les orages nous inquiètent, la neige nous émerveille… J’ai cherché très tôt à comprendre certains phénomènes à travers les livres et internet. Au lycée, j’ai eu la chance de pouvoir créer un site internet dédié à la météo avec un ami et ce fut passionnant de s’exercer de cette manière. Cette expérience m’a permis de m’essayer à la radio dès l’âge de 16 ans. J’ai su à ce moment-là que je voulais travailler à 200% dans ce milieu avec un pied dans la météorologie et l’autre, dans les médias.

En quoi LCI se différencie-t-elle des autres chaînes d’information ?
LCI propose une offre complète. Naturellement, l’information est présente toute la journée, mais elle est décryptée, expliquée et débattue. Nous avons une approche différente de l’info suivant le moment de la journée et cela est très intéressant. Dans La Matinale, la bonne humeur prime avant tout et c'est essentiel !

Quel est votre souvenir le plus marquant depuis votre arrivée ?
Mon souvenir le plus fort est de loin la fameuse nuit du 14 au 15 octobre 2018. Une alerte météo concernant le département de l’Aude pour des pluies et des inondations au niveau orange était annoncée. C’est pourtant un phénomène assez fréquent dans le Sud à cette époque de l’année, appelé épisode cévenol. En me réveillant encore plus tôt que d’habitude, j’ai appris que nous assistions à un événement climatique historique. Les premiers témoignages faisaient état d’habitants ayant dû se réfugier sur leurs toits en pleine nuit... Dès que je suis arrivé à LCI, nous avons cherché à collecter des informations mais cela s’est révélé complexe car la pluie était si forte que nos correspondants en régions ne parvenaient pas à nous envoyer des images. A l’antenne, nous avons opté pour une Edition spéciale dès 6h et avons dédié très largement notre journée à ce phénomène climatique exceptionnel.

A quoi ressemble l’une de vos journées ?
Elle débute au son de mes réveils, à 2h45 précisément ! Quand tout va bien, je prends mon premier café en arrivant à LCI vers 4h mais si l’actualité météo l’exige, j’arrive plus tôt. Ensuite, c’est la petite routine quotidienne avec la réception des dernières infos météorologiques, un appel à Météo France et un tour d’horizon des dernières prévisions car elles changent régulièrement. En effet, une actualisation est faite quatre fois par jour : à minuit, 6h, 12h et 18h pour qu’elles soient affinées au maximum. Ensuite, je regarde précisément les dernières images satellites pour voir comment la situation évolue. L’avantage d’être en direct est de pouvoir donner une information en temps réel. Je fais ce tour d’horizon jusqu’à 5h. A 5h15, direction la loge maquillage pour cacher les cernes et ensuite, je rejoins le plateau à 5h50 pour 3h de direct. En général, je quitte LCI vers 10h ce qui me laisse un peu de temps pour éventuellement rédiger des articles pour LCI.fr. Ensuite, retour à la maison pour une bonne sieste salvatrice. Je déjeune toujours devant le 13H de Jean-Pierre Pernaut car il parle beaucoup de la météo dans les régions dans ses éditions et c’est très intéressant. Après, place à la détente avant de se remettre au travail en début de soirée pour voir si les prévisions ont évolué et préparer les images prévues le lendemain car on diffuse notamment de beaux couchers de soleil en début de bulletin. Je reste naturellement en contact avec la rédaction en chef s’il se passe des phénomènes météo particuliers. Puis, je me couche entre 21h et 22h suivant les saisons…

Que faîtes-vous pour vous détendre ?
Quand il fait beau, j’opte pour le vélo et la marche à pied. Je vis à la campagne, à 40 kms de Paris, et il y a beaucoup d’espaces verts pour s’adonner à la randonnée avec des amis qui ont le même rythme de travail que moi. Je joue également de l’orgue et du piano depuis 19 ans.

Quel rôle joue la météo sur notre psychisme ?
Elle joue un rôle très important nommé la «météo-sensibilité». Celle-ci a un impact sur notre consommation, notre alimentation et plus important encore, sur notre moral. Cet hiver, nous avons connu de longues semaines de grisaille. Nous avons tous besoin de soleil car sinon, la déprime peut facilement nous guetter. La lumière fait du bien. C’est un paradoxe car nous sommes au printemps, mais il est compliqué d’en profiter en cette période de confinement. Néanmoins, on peut ouvrir nos fenêtres, nos portes et écouter les oiseaux chanter ! Tendez l’oreille, on ne les a jamais aussi bien entendus qu’en ce moment ! Partons du principe que nous vivrons encore de belles journées, on se rattrapera plus tard mais pour l’heure, il est urgent de rester chez nous !

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