Rencontre avec... - Interview de Julie Hammett

Rencontre avec... - Interview de Julie Hammett

publié par Karelle Bourgueil le 14/02/2020
«Créer un rendez-vous convivial»
Journaliste et présentatrice sur LCI, Julie Hammett est aux commandes de «Ça fait parler» les samedis et dimanches de 20h à 22h depuis septembre 2019. Passionnée par l’actualité politique, elle revient sur ses premiers pas en régions pour TF1 et sur l’esprit bande de ses émissions qu’elle affectionne particulièrement.
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Quand avez-vous su que votre vie rimerait avec l’info ?
C’était un rêve de petite fille. A partir de mes 18 ans, je me suis donc débrouillée pour faire des stages chaque été dans des rédactions locales en presse écrite ou sur le web. Après mes études à l’ESJ Lille, je suis entrée à TF1 comme correspondante en régions. J’ai travaillé dans une quinzaine de bureaux pendant trois ans. Ce fut très formateur. C’était essentiel pour moi d’avoir une expérience de terrain avant de me lancer dans la présentation. En 2016, LCI opérait un grand changement en se lançant sur la TNT gratuite. Je me suis dit à ce moment-là qu’il y avait une chance à saisir car la chaîne cherchait de nouveaux visages. J’ai commencé le week-end en soirée avec Damien Givelet. Il m’a beaucoup appris. Puis, j’ai passé un an aux côtés de Julien Arnaud avec qui je faisais la revue de presse et les journaux le soir en semaine. Depuis septembre 2019, j’ai la chance d’être aux commandes de ma propre émission, Ça fait parler.

En quoi consiste-t-elle ?
Diffusée les samedis et dimanches de 20h à 22h, l’émission revient principalement sur l’actualité politique. Le samedi, nous proposons un récapitulatif de la semaine précédente et du week-end. Le dimanche, on fait le point sur ce qui s’est passé pendant le week-end et on se projette sur la semaine à venir. En fonction de la densité des informations, on traite de trois à quatre thèmes sur deux heures. Mais si les événements l’imposent, on peut approfondir un seul thème. Le week-end, on est à un carrefour de l’info, ce qui est particulièrement intéressant.

Quel ton souhaitez-vous insuffler à cette émission ?
Je suis avec deux bandes, celle du samedi et celle du dimanche, constituées des mêmes chroniqueurs chaque semaine. L’idée est de créer un rendez-vous convivial. Le samedi, on a choisi des profils un peu différents : une communicante, un avocat… qui s’intéressent de très près à l’actualité mais qui changent un peu des éditorialistes politiques qui m’accompagnent le dimanche et que l’on a plus l’habitude de voir sur LCI.

A quoi ressemble votre semaine type ?
Tous les matins, je compile une petite revue de presse de ce qu’il s’est passé dans les grands titres pour ne rien rater. Je note les thèmes qui peuvent être intéressants à développer le samedi soir mais je ne me fixe pas de rythme particulier. Le jeudi, je prépare les émissions du week-end. Nous définissons les thèmes, les invités éventuels ou les témoins que l’on souhaite recevoir en plateau en fonction de l’actualité. Il y en a très souvent même si ce n’est pas systématique. Le vendredi, je lance aussi le reportage dans LCI grand format et je présente le journal de 23H. 

Vous avez principalement animé des émissions en soirée ou le week-end. Ce rythme n’est-il pas difficile à concilier avec votre vie personnelle ?
Je le vis bien. C’est intéressant d’avoir un pied dans la rédaction dès le jeudi car on y croise tout le monde. Le week-end, on découvre une autre ambiance. On est moins nombreux, il y a un côté plus calme. Evidemment, cela demande quelques sacrifices personnels mais c’est le cas pour toutes les tranches horaires. Je suis également le joker de Pascale de La Tour du Pin. J’anime la matinale régulièrement. J’apprécie beaucoup cette ambiance chaleureuse du matin.

Selon vous, en quoi LCI se distingue-t-elle des autres chaînes d’information ?
Notre grande chance est que nous avons du temps pour débattre et décrypter. C’est une magnifique opportunité. Un créneau de deux heures laisse le temps aux invités de s’exprimer, au débat de se poser et permet d’aller au fond des choses. C’est vraiment la plus-value de LCI.

Quel est votre souvenir le plus marquant ?
Ils sont nombreux ! J’avais adoré être envoyée à Windsor couvrir le mariage du prince Harry et de Meghan Markle. J’ai des origines britanniques. C’était très agréable de retourner là-bas, d’autant plus pour un événement joyeux, ce qui est assez rare dans l’actualité. C'était assez passionnant de couvrir le bouleversement du paysage politique en 2017 : la présidentielle, les législatives. Les échéances électorales sont toujours un moment particulier. Cette année d'ailleurs s'annonce riche à ce niveau-là avec les municipales, les élections américaines et le Brexit.

Est-ce que le terrain vous manque ?
Je ne fais ce métier de présentatrice que depuis 4 ans, je l’adore. Je ne dirais pas que le terrain me manque pour l’instant, d'autant plus que j'ai la chance de continuer à être envoyée ponctuellement sur certains grands événements. J’ai notamment couvert la commémoration des 75 ans du Débarquement, les obsèques de Jacques Chirac... Mais j’aime être à l’antenne entourée de mon équipe et l’esprit bande de mon émission. Je suis trop heureuse de les retrouver chaque week-end. On est en direct, sans filet, pendant deux heures. Je sais que je peux compter sur eux. 

 

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