TARZAN - Présentation du film

TARZAN - Présentation du film

publié par Sophie Ricaume le 25/01/2019
Chassez le naturel…
Trente-deux ans après «Greystoke, la légende de Tarzan», Warner Bros. propose une version dépoussiérée du héros de la jungle, avec des moyens considérables et un comédien taillé pour le rôle (Alexander Skarsgård). Inspiré des deux romans originaux d’Edgar Rice Burroughs («Le retour de Tarzan» et «Tarzan et les joyaux d’Opar»), ce «Tarzan» réalisé par David Yates en 2016 donne (enfin) le beau rôle à l’Afrique, face aux convoitises coloniales. Une vision nouvelle, où le héros de la jungle va devoir fédérer ceux qui respectent leur terre contre ceux qui en exploitent les ressources, humaines ou minières. Un beau message derrière une mise en scène à couper le souffle.
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Londres 1890. Lord John Clayton, troisième du nom, a quitté sa jungle depuis huit ans maintenant, laissant derrière lui son pagne et son ancien mode de vie pour épouser les us et coutumes de l’aristocratie britannique. Tarzan n’est plus. Lord Greystoke a repris le cours de sa vie, avec à ses côtés Jane, devenue sa femme. Mais les choses vont soudain basculer lorsqu’à l’invitation du Roi Léopold de Belgique, le Parlement le sollicite pour faire une tournée royale de l’Etat indépendant du Congo, une terre qu’il connaît mieux que quiconque. Sa mission consistera à développer les échanges commerciaux de cette colonie devenue soi-disant prospère et libérée de l’esclavage. Non sans réticence, Lord Greystoke se laisse finalement convaincre par Georges Washington Williams, diplomate américain envoyé par le président des Etats-Unis, pour l’escorter. Jane, elle, est ravie de pouvoir retrouver l’ancien village où elle a été élevée et ses amis. Sur place, la joie des retrouvailles passée, le village est mis à sac par l’implacable capitaine Léon Rom, bras armé du roi de Belgique, et ses mercenaires. Tous les habitants sont capturés pour servir d’esclaves, mais il cherche une prise en particulier : Tarzan, dont il a convenu de livrer la tête au Chef Mbonga, contre l’accès aux mines de diamants d’Opar. Si John lui échappe grâce à l’aide de Williams, Jane est prise en otage et va servir d’appât. Mais pour affronter une armée, il faut des alliés. Tarzan, jadis roi de la jungle, va devoir regagner sa place auprès des siens et alors… rien ne pourra plus l’arrêter…

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Un panorama à couper le souffle
Le réalisateur britannique David Yates, coutumier des films épiques à effets spéciaux (Harry Potter 5, 6 , 7, 8 et Les animaux fantastiques 1,2 ,3) n’a pas lésiné sur les moyens. Pas moins de 180 millions de dollars ont été nécessaires pour financer ce Tarzan nouveau cru. Si la plupart des scènes ont été réalisées en studio, à Leavesden en Angleterre, les plans qui ont servi de décor ont été tournés dans le Parc National du Gabon. En effet, Yates a été littéralement émerveillé par cette zone de l’Afrique Equatoriale, car elle regroupait tous les éléments qu’il cherchait pour son film : une ancienne forêt, des falaises de granit, des chutes vertigineuses et des rivières noires où le ciel se reflète en miroir… Six semaines et des subterfuges techniques ont été nécessaires pour avoir la matière suffisante, car il était impossible d’envoyer une équipe sur place, tant les zones étaient inaccessibles.  

Des abdos en béton
Du haut de son 1,94 m, le comédien suédois Alexander Skarsgård n’a pas repris le rôle mythique de Tarzan sans une préparation quasi militaire. Quatre mois avant le commencement du tournage, il a subi un entraînement sportif intensif (levé tous les jours à 4h du matin pour faire de la musculation) couplé à un régime drastique pour correspondre à la plastique que souhaitait le réalisateur : un corps sculptural mais vertical et gracieux. Il a dû garder ce rythme extrême durant tout le tournage, faisant des pompes entre chaque prise. Le tournage terminé depuis six mois,  le comédien pensait en avoir fini avec les contraintes, quand on lui annonce qu’il faut tourner 3 jours de scènes additionnelles, l’obligeant à tout recommencer en un temps record !

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Plus vrai que nature…
Aucun animal n’a participé au tournage, sans compter que la race des gorilles «Manganis», censée être particulièrement agressive dans le récit, n’existe pas dans la réalité. Tout a été fait par effets spéciaux numériques. Pour obtenir un rendu crédible, des cascadeurs ont dû apprendre à se mouvoir de façon très spécifique, aidés par le chorégraphe Wayne McGregor. Les cascades de liane en liane, également réalisées par infographie, ont été calquées sur les mouvements d’un trapéziste du cirque du Soleil.

Un casting international
Lorsqu’il a fallu choisir celui qui incarnerait Tarzan, David Yates a envisagé plusieurs pistes : Henry Cavill (Man of Steel), Tom Hardy (Mad Max) ou encore Charlie Hunnam (Son of Anarchy). Mais c’est sur Alexander Skarsgård (Big Little Lies, True Blood, Melancholia) que son choix s’est arrêté. Fils du comédien suédois Stellan Skarsgård (Melancholia, Millenium, Amistad), ce fan inconditionnel de Tarzan a été bercé par les VHS de Johnny Weissmuller. Il rêvait d’impressionner son père en devenant le roi de la jungle à son tour. On le retrouvera début 2019 dans Mute (sur Netflix) un thriller d’anticipation, puis dans Cœurs ennemis au cinéma. Quant à Jane, le réalisateur a retenu l’actrice australienne Margot Robbie (Suicide Squad, Le Loup de Wall Street). Son interprétation du personnage est à son image : une femme de poigne derrière un joli minois. C’est d’ailleurs dans le rôle d’une femme forte, poudrée et corsetée, qu’on la retrouvera au cinéma le 27 février 2019, celui de la reine Elisabeth 1re dans Marie Stuart, Reine d’Ecosse. Dès l’été prochain, changement de registre total puisqu’elle partagera l’affiche avec Leonardo DiCaprio et Brad Pitt dans le nouveau Tarantino sur Charles Manson, Once Upon a Time in Hollywood. Talent à suivre… Nouveauté dans cet opus, l’introduction d’un troisième personnage aux côtés de Tarzan et Jane : George Washington Williams, un vétéran de la Guerre civile américaine, interprété par le comédien américain Samuel L. Jackson (Avengers, Django Unchained, Pulp Fiction). Actuellement au cinéma dans Glass, on le retrouvera ensuite dans The Hitman’s Wife’s Bodyguard, suite de Hitman et Bodyguard, aux côtés de Ryan Reynolds et Salma Hayek. Face à ce trio, un méchant de choix, l’acteur autrichien Christoph Waltz, habitué à ce registre (Inglorious Basterds, De l’eau pour les éléphants, 007 Spectre). Il incarne le personnage réel de Léon Auguste Théophile Rom, capitaine belge de la fin du 19e siècle, connu pour ses exactions dans l’état libre du Congo. Il a déjà croisé la route de Samuel L. Jackson dans Django Unchained, mais alors les rôles étaient inversés, c’était lui le gentil de l’histoire. Il promet de nouvelles performances dans Reykjavik prochainement au cinéma, où il incarnera Mikhaïl Gorbatchev face à Michael Douglas en Ronald Reagan. Puis, dès février prochain, il jouera un scientifique dans le film de science-fiction Alita : Battle Angel. Enfin, face à Tarzan, se dresse un autre méchant, avide de vengeance, le Chef Mbonga, campé par le sculptural béninois Djimon Hounsou (Amistad, Gladiator, Blood Diamond, The Island). Après Black Panther, c’est la seconde fois que le comédien joue un aristocrate africain, habillé de léopard. Outre Aquaman, actuellement à l’affiche, il jouera Bosley n°2 dans Charlie’s Angels à l’automne prochain.

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