PEUR SUR LE LAC - Interview de Lannick Gautry

Peur sur le lac

Episode 4
Jeudi 16 janvier à 22:10

PEUR SUR LE LAC - Interview de Lannick Gautry

publié par Sophie Ricaume le 13/12/2019
Je suis très fier de ce nouveau volet !
Pour ce troisième opus, le comédien Lannick Gautry «remet le manteau» de Clovis Bouvier, mais va cette fois s’attaquer à un meurtrier aussi impalpable qu’implacable : un virus qui va détruire la vie sans distinction. Ce personnage taiseux, tout en retenue, va devoir se surpasser pour éradiquer le mal. Point de vue du comédien.
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Aviez-vous déjà joué dans ce type de fiction «catastrophe» ?
Jamais. J’ai trouvé le scénario vraiment intéressant. Construire une intrigue policière où l’on ne découvre pas de cadavre étendu sur le canapé, c’est quelque chose de nouveau en France. Le fait que le coupable soit invisible et volatile casse vraiment les codes du genre. Ce virus est comme un assassin, presque personnifié.

Comment avez-vous abordé votre rôle ? 
Dans la mesure où les symptômes de ce virus se déclarent au fur et à mesure, je n’ai pas voulu trop en savoir. Ça leur tombe dessus sans qu’ils s’y attendent, comme dans la réalité. Je ne voulais pas être préparé pour rester naturel. Les informations sont égrainées pendant l’histoire. Ce n’est pas un ressort du scénario qu’il faut travailler.

Dans quel état d’esprit retrouve-t-on le personnage de Clovis dans ce nouveau volet ?
On le retrouve dans les mêmes dispositions qu’à la fin du Tueur du lac. Tout va bien, la vie est belle. La situation s’est apaisée vis-à-vis de Mathilde, son ex-compagne fragile (interprétée par Lola Dewaere), qui fait finalement partie de son couple. Lise l’a acceptée un peu comme un deuxième enfant capricieux. Clovis est un personnage entier. Lise le prend tel qu’il est, avec son passif.

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Côté caractère, quel est le point commun entre Clovis et Lise ?
La ténacité. J’aime penser qu’ils sont complémentaires aussi. Ensemble depuis plusieurs années, c’est un couple rodé. Ils ont appris à se connaître.

Quelle a été la partition la plus difficile à jouer ?
Avec le temps, je commence à bien maîtriser mon personnage, il n’y a pas de création particulière à apporter, il suffisait de remettre le manteau. En revanche, avec ce virus qui plane, craindre pour son enfant, moi qui suis père, est évidemment une dimension nouvelle. Clovis doit penser autant à la protection des habitants qu’à sa propre famille.

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Autour du cast habituel, d’autres visages familiers du petit et du grand écran jouent dans «Peur sur le lac»… Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec certains d’entre eux ? 

Je connaissais seulement Sylvie Testud parce que nous devions tourner ensemble dans son film, mais le projet a été abandonné en cours de route. Nous étions donc contents de nous retrouver. J’adore Sylvie humainement et l’actrice est géniale.

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Quel souvenir gardez-vous de ce tournage ?
Je dois reconnaître que la chaleur est ce qui me vient à l’esprit. Nous avons affronté deux canicules, celle de juin à Annecy où il faisait 49 degrés, puis celle de Paris fin août…

Lors du visionnage, quelle a été votre impression ?
Le rendu est excellent. Je trouve tous les comédiens formidables et bien dirigés, l’histoire est haletante, on n’a pas le temps de s’ennuyer. J’en suis très fier !

Quelle est votre actualité ?
J’ai joué dans deux longs métrages qui seront à l’affiche au cinéma courant 2020 : Boutchou, une comédie d’Adrien Piquet-Gauthier, avec Gérard Darmon, Carole Bouquet et Clémentine Célarié, et dans un tout autre genre, Bronx, un polar d’Olivier Marchal, avec Jean Reno et Gérard Lanvin. Actuellement je suis en tournage d’un unitaire pour le petit écran.