LES BRACELETS ROUGES S02 - Interview de Mona Berard

LES BRACELETS ROUGES S02 - Interview de Mona Berard

publié par Sophie Ricaume le 18/02/2019
«Louise, une idéaliste réaliste…»
A tout juste 17 ans, comme son personnage (Louise), Mona Berard affiche une maturité et une simplicité déconcertantes. Pleine d’envies de toutes sortes, elle décrit son rôle et les difficultés qu’il induit avec des mots justes et profonds. Rencontre avec Mona et Louise, deux jolies personnalités.
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Comment présenteriez-vous Louise, le nouveau personnage que vous incarnez en Saison 2 ?
Louise est une jeune fille qui a un rapport à la mort très différent des autres. Elle sait depuis toujours qu’elle va mourir très jeune. Ayant déjà passé le cap de l’acceptation, elle a une maturité plus affirmée que les autres. Elle va les pousser à réfléchir sur eux-mêmes, surtout Clément (joué par Tom Rivoire), qui peu à peu se rapproche d’elle. Très crue, elle le choque régulièrement. Elle s’exprime sans filtre, avec une franchise déconcertante qui bouscule son entourage. Elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, sans peur de verbaliser. Elle est très objective et consciente de la réalité.

Quelle est sa maladie et comment l’interprétez-vous ?
Elle est atteinte de mucoviscidose, une maladie dont j’avais vaguement entendu parler. Aujourd’hui, je la connais beaucoup mieux. On peut dire que «la mucoviscidose, ça ne se voit pas, ça s’entend», donc, c’est difficile à jouer.  Je dois faire tout un travail sur ma respiration, car Louise s’essouffle vite et ça se ressent dans sa façon de parler. Elle parle lentement et fait des pauses. Sa toux, grasse, est dure à reproduire (sauf avec un gros rhume !)

 

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Louise est très engagée dans une grande cause...
Elle a créé une Fondation de protection de l’environnement dont le but est de nettoyer les océans du plastique qui les pollue. Elle a même inventé une machine spéciale pour y parvenir. Derrière cet engagement, elle veut laisser une trace sur la Terre et que son passage -si furtif soit-il- n’ait pas été vain. Elle profite aussi de sa maladie et de l’élan d’empathie qu’elle suscite, pour faire levier et récolter des dons. Une sorte de chantage affectif pour tirer la larme ! Louise est une idéaliste réaliste... 

Quel a été votre accueil au sein de la bande ?
J’ai été très bien accueillie. J’avais vu Tom et Audran lors des essais à Arcachon, puis nous avons passé une soirée libre ensemble. Une soirée d’intégration comme on dit ! En fait, je retrouve un peu de moi en tous, donc quelque part, je m’entends bien avec chacun d’entre eux.

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Comment êtes-vous arrivée sur ce tournage ?
J’ai fait un court métrage en 2014, qui m’a permis de passer dans plusieurs festivals où j’ai eu la chance d’être primée. A la suite de ça, j’ai eu un agent qui m’a fait jouer dans un long métrage (La boum de Julia Ferrari), puis fait participer aux Bracelets Rouges.

Vous destinez-vous au métier d’actrice ?
Je suis un peu jeune pour me cantonner dans une seule voie, même si elle est séduisante. Je n’ai fait que trois petits rôles et n’ai aucune certitude sur mon avenir dans ce métier. Il faut avoir un plan B. Pour ma part, je devais partir en août à Montréal, au Canada, faire mes études. Ma rentrée est reportée de facto à l’année prochaine. Je veux faire un an d’anglais intensif et m’inscrire en psychanalyse.

Quels sont vos hobbies ?
J’aime beaucoup trop de choses pour me concentrer sur une seule. C’est mon problème d’ailleurs. En sport, j’ai fait beaucoup de basket. Mais puisque je suis contrainte à une année sabbatique, avant ma prochaine rentrée, j’aimerais en profiter pour prendre le temps de lire et me cultiver.

Avez-vous une anecdote amusante à partager ?
Je m’endors tout le temps ! Ça fait beaucoup rire les autres. La dernière fois, lorsque Nicolas Cuche, le réalisateur, a dit «action», je ne me suis pas réveillée. C’est drôle parce que le personnage de Louise, lui, ne dort jamais ! Pour elle, c’est une perte de temps. Manifestement, ce n’est pas mon cas...