Section de Recherches S13 - Interview de Manon Azem

Section de Recherches S13 - Interview de Manon Azem

publié par Sophie Ricaume le 11/02/2019
«Ce tournage avait un parfum de colonie de vacances !»
Le cliffhanger en fin de saison 12 laissait présager du retour de Sara Cazanova dans la vie du capitaine Bernier et du lieutenant Lucas Auriol. Un inquiétant message vidéo sur un téléphone découvert dans un container les décide à se rendre à l’autre bout du globe pour la secourir. La comédienne Manon Azem reprendrait-elle du service ? Confidences de l’intéressée…
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Manon Azem | ©JL PARIS/AUTEURS ASSOCIES/TF1

Rappelez-nous les raisons qui ont poussé votre personnage, Sara Cazanova, à tout quitter pour une destination aussi lointaine. Etait-ce une fuite ou un besoin d’ailleurs ?
Je pense que c’était une fuite. Quand elle part, elle dit ne pas se sentir bien, avoir besoin de prendre l’air. Elle ne supporte plus de vivre dans ces conditions, de voir l’homme qu’elle aime en face d’elle. Le temps fait finalement bien les choses. En Nouvelle-Calédonie, elle semble avoir tourné la page. En amour, le temps est un allié. Elle s’est ressourcée.

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Dans quelles conditions réapparait-elle dans l’équipe de «Section de Recherches» ?
Sara revient dans des conditions un peu suspectes. On ignore si elle est coupable, si elle a besoin d’aide, si c’est une victime. Tout est un peu flou, autant pour elle que pour ses anciens collègues qui viennent à sa rescousse à des milliers de kilomètres.

Après votre départ de la série il y a trois ans, qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir ?
J’avais intégré Section de Recherches en milieu de saison 7 et l’ai quittée courant saison 11, pour des raisons professionnelles et personnelles. J’avais envie d’aller ailleurs, découvrir d’autres univers, d’autres réalisateurs, d’autres formats aussi. Je ressentais le besoin d’incarner de nouveaux personnages. Mais l’équipe occupe une place particulière dans ma vie. J’y ai appris mon métier et ce fut une super école ! Ayant gardé d’excellents rapports avec la production et je leur avais dit que s’ils avaient besoin de moi un jour, je serai là. Ils m’ont recontactée pour me proposer de jouer, non plus un gendarme, mais un guest, dans des conditions incroyables, à l’autre bout du monde. Comment refuser ? Mais au-delà de cela, je trouvais intéressant de boucler la boucle.

Est-ce très différent de jouer un guest après avoir été un rôle récurent de la série ?
C’est beaucoup plus difficile, car il y a un travail d’interprétation plus important. En tant que policier, on mène une enquête par épisode pour résoudre un meurtre. Il y a une récurrence des événements et très peu de privé à jouer. Alors que lorsque l’on incarne un rôle ponctuel, c’est très intense sur le plan émotionnel. J’avais presque l’impression de jouer dans une autre série.

Les épisodes dans lesquels vous jouez se situent en Nouvelle-Calédonie. Connaissiez-vous la culture Kanak ?
J’ai découvert l’île, la culture et l’histoire dont j’ignorais tout. Pouvoir bouger partout dans le monde et s’imprégner d’autres cultures est une chance extraordinaire de notre métier.

Comment s’est déroulé le tournage ?
Au-delà du dépaysement, c’était très différent des tournages auxquels j’étais habituée dans le sud de la France, où la plupart des comédiens habitent avec leur famille. Le soir chacun rentrait chez soi et je me retrouvais seule dans mon hôtel. En Nouvelle-Calédonie, le tournage en a duré un mois, ce qui est assez conséquent. Nous mangions tous ensemble, faisions des jeux de société le soir. Il y avait un parfum de colonie de vacances !

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Pour revenir à votre parcours, comment êtes-vous arrivée si jeune à faire du doublage, notamment de la voix française du personnage d’Hermione de Harry Potter ?
Ma mère comédienne, spécialisée dans le doublage, m’emmenait sur les plateaux. Lorsque la tendance était de prendre de vraies petites filles au lieu de grands-mères pour doubler des voix d’enfants, j’étais là, dans les studios. J’avais 5 ans. On m’a proposé d’essayer et même si ma mère était réticente au début, j’ai tellement insisté qu’elle a fini par capituler. J’en fais toujours aujourd’hui, c’est une de mes passions. Mais ma voix étant devenue assez grave, on me propose plutôt des rôles de femmes mures, avec du caractère que des rôles de jeunes adolescentes.

Quels sont vos projets aujourd’hui ?
J’ai pu jouer dans quelques longs métrages l’année dernière et j’adorerais en faire plus, mais pour l’instant je travaille beaucoup pour la télévision. Ce sont des projets de séries événements. Je viens de tourner dans une fiction pour C8 : les Ombres Rouges, ainsi que dans une autre qui se déroule dans une prison pour femmes pour M6 : Piégés ou Prise au piège. Ensuite, je pars pour la Guadeloupe tourner une adaptation de 10 Petits Nègres d’Agatha Christie. Tous sont des projets originaux où mon personnage est complètement différent. C’est ce qui m’excite le plus. Pour le moment, on me propose plutôt des thrillers, mais j’adorerais m’essayer à la comédie.