Doctor Strange - Présentation du film

Doctor Strange - Présentation du film

publié par Sophie Ricaume le 12/02/2019
Réparer plutôt que détruire…
"Doctor Strange" est le premier film de l’univers Marvel introduisant un sorcier comme super-héros. Réalisé par un maître du genre paranormal, Scott Derrickson (L’Exorcisme d’Emilie Rose, Sinister, Délivre-nous du mal), il est porté avec charisme par le très British Benedict Cumberbatch, qu’on avait déjà vu dans Star Trek, dans un rôle de super-vilain. Une plongée dans l’univers des arts mystiques, avec les codes des Marvel. Renversant !
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Brillant neurologue, le docteur Stephen Strange voit sa carrière brutalement arrêtée suite à un grave accident de voiture qui lui abîme les mains. Il ne pourra plus jamais opérer. Dévasté par cette idée, il explore tous les moyens imaginables pour recouvrer ses facultés et apprend qu’un cas similaire au sien a pu guérir en se rendant à Kamar-Taj, au Népal. Une fois arrivé à Katmandou, personne ne semble savoir où se trouve ce lieu mystérieux, à l’exception d’un homme dissimulé derrière une ample cape. Mordo, un virtuose des arts martiaux, va l’introduire dans le Sanctuaire et lui présenter une femme-bonze appelée «l’Ancien».  Cette dernière lui apprend qu’il existe bien des manières de se régénérer. Strange, au départ sceptique, va peu à peu ouvrir son esprit à d’autres réalités et s’intéresser à leur cause. Son initiation peut commencer. Il va découvrir la projection astrale, franchir des portes spatio-temporelles et apprendre la magie qui régénère. Mordo lui révèle que si les Avengers protègent le monde des dangers physiques, eux, les Sorciers, protègent le monde des dangers spirituels. L’Ancien est la dernière héritière d’une lignée de sorciers suprêmes dont le père, le puissant Agamoto, a fondé le Sanctuaire il y a des siècles. Il a bâti 3 Saints des Saints dans des lieux de pouvoir, où se dressent aujourd’hui de grandes villes. Ainsi, une porte conduit au Saint des Saints de Hong Kong, une autre à celui de New York et une dernière à celui de Londres. Ensemble, ces lieux sacrés génèrent un bouclier autour de la Terre qui la protège d’ennemis venus d’autres dimensions. Le plus redoutable étant Dormammu, venu de la dimension noire, qui dévore les univers. Il convoite la Terre plus que tout. A peine Strange a t’il le temps d’assimiler ces révélations sidérantes, qu’il va devoir mettre en pratique ce qu’il a appris, car leur refuge se fait attaquer par l’un des sbires de Dormammu : Kaecilius. Strange n’est pas encore prêt à se battre et, en tant que médecin, son éthique lui impose de ne pas ôter la vie d’autrui. Un dilemme pour le docteur, en proie à un conflit intérieur. Alors que le Sanctuaire de New York tombe et son gardien trépasse, Strange se retrouve être le seul rempart face au chaos. Usant maladroitement de la magie et vite submergé, il va recevoir l’aide inattendue d’une relique magique, attribut de tout Sorcier. Celle d’une cape rouge, puissante, qui lui permet de léviter et de feinter ses ennemis. Dans un monde où tout n’est qu’illusion et où se joue la survie de sa planète, le Docteur Strange est-il prêt à endosser la cape de Sorcier ?

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Tournage : l’envers du décor
Une partie du tournage s’est faite au Népal, dans la vallée de Katmandou, puis dans les Studios britanniques de Pinewood et Shepperton. Quelques scènes ont été tournées à New York et Hong Kong. Pour les scènes de destruction de la rue de Hong Kong, 350 tonnes de gravats ont été nécessaires. Certaines scènes d’intérieur, elles, ont été tournées à Exeter College, dépendant de l’Université d’Oxford, là où un certain J.R.R. Tolkien avait fait ses études. Quant aux costumes, la cape du héros a été créée en 18 exemplaires et 20 personnes ont contribué à sa réalisation.

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Clins d’œil pour spectateur attentif
Rien n’est laissé au hasard par le réalisateur et chaque détail a une signification pour un œil averti. Ainsi, lorsque Strange regarde sa montre cassée, elle est figée sur la date du 2 février 2016. Il s’agit d’une référence au jour de la Marmotte dans le film culte Un jour sans fin, dont le thème est la boucle temporelle. Strange va plus tard revivre sa mort encore et encore. Ensuite, pour les fans du Comic book, l’adresse de la Porte de New York est 221B Bleecker Street. Il s’agit de celle des auteurs Marvel Gary Friedrich et Roy Thomas dans les années 60, qui écrivirent quelques histoires de Strange. Au début du film, dans Manhattan, on aperçoit la Tour Stark, référence à Iron Man. Enfin, tradition Marvel oblige, Stan Lee, encore vivant lors de ce tournage, y fait une apparition. Dans un bus, il lit Les portes de la perception d’Aldous Huxley dont le sujet porte sur les expériences psychédéliques et la perception du monde extérieur. Quelle ironie.

Un casting so british…
Elevé au rang de Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique par la reine Elisabeth II en 2015, Benedict Cumberbatch (Star Trek into Darkness, Imitation Game, série Sherlock, 13 years a slave), est un acteur britannique singulier. Il tenait à jouer ce rôle, ayant lui-même passé une année sabbatique dans un monastère bouddhiste. Il pratique beaucoup la méditation pour se concentrer. Dans un souci de crédibilité pour camper son personnage, il a passé du temps avec de vrais neurochirurgiens. Il a également reçu les conseils du danseur Jayfunk pour travailler la fluidité de ses mouvements lorsqu’il jette des sorts. Le comédien joue également Dormammu et se fait pour ainsi dire face à lui-même dans l’espace. Idée qu’il a suggérée et qui a beaucoup plu à Scott Derrickson. Il revêtira la cape du Doctor Stange dans un second volet, déjà en préparation. Sortie prévue courant 2020. En attendant, on le retrouvera dans Ironbark, un drame historique racontant l’histoire vraie de Greville Wynne et sa source russe Oleg Penkovski, qui mirent fin à la crise de Cuba, en pleine guerre froide. Il sera également à l’affiche d’une nouvelle série intitulée Brexit, dans le rôle du stratège Dominic Cummings, ayant poussé au vote pour sortir l’Angleterre de l’Europe. Chiwetel Ejiofor (2012, American Gangster, Le fils de l’Homme) qui campe Mordo, a pour sa part déjà tourné avec Benedict Cumberbatch dans 12 years a slave. Etant 5e dan de karaté, il n’a eu aucune difficulté à jouer les scènes d’action. Dans un tout autre registre, en mars 2019, sur Netflix, il tiendra l’affiche de The Boy who harnessed the wind, devant et derrière la caméra. Tilda Swindon (Only Lovers Left Alive, le Monde de Narnia, We Need to Talk About Kevin), elle, incarne «l’Ancien» dans le film. Dans la BD le personnage de «l’Ancien» était un vieil homme, mais Scott Derrickson a préféré en faire une femme, car pour lui c’était plus un titre qu’une personne. Il cherchait une actrice européenne, avec une certaine stature pour jouer L’Ancien. Tilda Swinton, star britannique oscarisée pour son rôle dans Michael Clayton en 2007, était parfaite. Son physique singulier, un peu androgyne, lui a déjà valu des rôles similaires comme dans Orlando en 1992. En avril 2019, elle campera à nouveau l’Ancien dans le prochain Avengers, puis sera au cast d’une adaptation cinématographique de Charles Dickens, The personal history of David Copperfield, aux côtés de Dev Patel et de Hugh Laurie.

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