Demain nous appartient - Interview de Garance Teillet

Demain nous appartient - Interview de Garance Teillet

publié par Karelle Bourgueil le 11/12/2018
«Le plus dur est de se défaire des réflexes»
Sûre d’elle et ambitieuse, Jessica Moreno a l’habitude de contrôler sa vie. Mais tout bascule après l’accident de car qui lui fait perdre la vue. Garance Teillet, qui joue dans «Demain nous appartient» depuis le lancement de la série, raconte les péripéties de son personnage et son expérience de jeune comédienne.
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Dans quel état d’esprit se trouve votre personnage après l’accident de car ?
Jessica est très choquée, à tel point qu’elle déclenche un syndrome de choc post-traumatique qui lui fait perdre la vue. Son cerveau se focalise alors davantage sur sa cécité que sur l’accident. Une psychologue l’aide en lui faisant revivre et surmonter cet événement dramatique qu’elle a mis de côté. C’est très difficile pour elle dans la mesure où sa cécité se prolonge…

Jessica entame une relation avec Mathias, un garçon du lycée que tout le monde déteste…
Elle a toujours fait ce qu’elle voulait. Si c’est compliqué au départ avec Mathias, ce n’est pas parce qu’elle se laisse influencer par les autres mais plutôt à cause des difficultés vécues dans leur passé. Ils finissent par se rapprocher car ils se ressemblent finalement plus qu’ils ne le pensent.

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Comment vous êtes-vous préparée à jouer la cécité de Jessica ?
J’ai regardé énormément de vidéos et de reportages sur des personnes aveugles. Le plus dur est de se défaire des réflexes. Lors de ma première scène où Jessica est aveugle, j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas être crédible. J’ai recueilli les conseils des réalisateurs et des avis de personnes extérieures. J’ai également travaillé avec ma mère. Grâce à tout ça, j’ai pu ajuster mon jeu. J’étais moins à l’aise dans les premières scènes, surtout qu’elles n’ont pas été tournées dans l’ordre. La toute première que j’ai jouée est celle où Jessica se perd dans les rues de Sète. Elle est aveugle depuis quelques temps et commence à s’y habituer et à mieux se débrouiller. Trouver un juste milieu était difficile.

Votre propre chien joue dans la série. Comment s’est présentée l’occasion ?
Le directeur de collection, Eric Fuhrer, voulait amener un chien dans l’intrigue et la productrice artistique, Sarah Farahmand, qui aimait beaucoup Comète, lui a soumis l’idée de le faire participer à la série. C’était drôle car ce n’est pas un chien dressé pour les tournages. En même temps, on ne lui demande rien d’extraordinaire ! Je l’emmène avec moi sur le plateau depuis le début donc il connaît un peu tout le monde. Ça ne l’a pas dépaysé.

Au fil des intrigues, vous êtes-vous découvert de nouveaux points communs avec Jessica ?
Au début, elle était un peu peste. Il m’a fallu imaginer les raisons : son histoire, son enfance… Elle me ressemble au niveau du caractère mais elle est plus jeune. Quand j’ai commencé à tourner dans Demain nous appartient, Jessica était en première alors que je venais de finir le lycée. Ces deux années de différence sont importantes à cet âge. C’était un peu un retour en arrière !   

Voilà près d’un an et demi que vous tournez dans «Demain nous appartient». Comment organisez-vous votre vie personnelle ?
J’ai passé mon bac quelques semaines après avoir commencé le tournage. Cela demande beaucoup d’organisation. Il faut prendre l’habitude de travailler dans le train. Ça ne laisse pas énormément de temps pour une vie parisienne mais Sète est une très jolie ville. Pour pallier le manque de nos familles, nous avons créé une sur place. Les comédiens parents étaient en manque de leurs enfants et, pour nous, c’était l’inverse ! On s’est tous soutenus.

Quel est votre meilleur souvenir de tournage ?
L’intrigue «harcelée» a été très forte à tourner. Ma rencontre avec Joaquim aussi m’a marquée. Nous sommes tous les deux enfants uniques et on a été amenés à jouer des jumeaux. J’ai donc dû l’inventer de toutes pièces mais le lien que l’on a créé est vraiment particulier. Toute la famille Moreno est aussi soudée dans la vie qu’à l’écran !

 

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