Coup de foudre sur un air de Noel - Interview de Barbara Cabrita

Coup de foudre à...

Coup de foudre sur un air de Noël (Partie 1)
Lundi 17 décembre à 21:00

Coup de foudre sur un air de Noel - Interview de Barbara Cabrita

publié par Aurélie Binoist le 27/11/2018
«J’adore les comédies romantiques»
Mélodie, jeune assistante de production, doit supporter sa supérieure hiérarchique caractérielle. Le jour où elle risque de perdre son emploi, elle décide de retrouver un célèbre pianiste qui s’est éloigné des projecteurs depuis dix ans pour l’inciter à remonter sur scène. Barbara Cabrita se glisse dans la peau de cette mère célibataire courageuse qui va trouver l’amour dans les montagnes du Tyrol.
Coup de foudre à...

Pourquoi avoir accepté ce rôle ?
J’étais heureuse de travailler à nouveau avec le producteur Benjamin Dupont-Jubien avec lequel j’avais déjà collaboré sur R.I.S. Police Scientifique, et Alexandre Laurent qui avait fait ses premiers pas de réalisateur dans cette série. Ce tournage m’offrait aussi l’occasion de retrouver Lannick Gautry après La cage dorée. La comédie est un genre qui m’intéresse beaucoup, même si j’en ai malheureusement fait très peu. Personne ne m’avait jamais proposé ce genre de rôle. J’adore les comédies romantiques parce qu’elles nous emportent et nous font rêver. Pourtant, tout en conservant une part d’extraordinaire, elles décrivent des situations plausibles. Les événements pourraient être vécus car au final, il est simplement question d’amour. Dans la vie, certains couples vivent d’ailleurs des coups de foudre, des histoires hors norme... Je préfère me rapprocher de l’amour, du beau et de l’émerveillement plutôt que de l’horreur et du glauque. Coup de foudre sur un air de Noël fait plusieurs références aux films de Sissi. Je les regardais à chaque fois à Noël quand ils passaient à la télévision jusqu’à mon adolescence !

Comment décririez-vous votre personnage ?
Mélodie est une femme forte, une mère de famille célibataire qui mène de front vie professionnelle et vie privée. Elle aime profondément ses enfants mais elle a du mal à gérer le quotidien. Pourtant, elle fait de son mieux et y met tout son cœur. Après la mort de son mari, elle a un peu peur de l’amour. De toute façon, elle n’a pas le temps d’y penser ou de s’y consacrer. Alors qu’elle ne s’y attend pas, sa route croise celle d’un homme, qui n’a pas été épargné par la vie non plus.

Vous reformez pour l’occasion un couple avec Lannick Gautry après «La cage dorée».
Quand j’ai su qu’il serait mon partenaire, j’ai tout de suite été en confiance. Lannick est un très bon acteur, qui joue avec beaucoup de sincérité. Je savais que ce serait fluide dans le jeu. Dans une comédie romantique de Noël comme celle-ci, la musique, la lumière et le côté féerique sont déjà très présents. Il ne faut pas en rajouter. La simplicité dans le jeu apporte du réalisme à l’ensemble.

Vous donnez aussi la réplique à Brigitte Fossey…
Oui, elle joue le rôle de ma belle-mère. C’est une femme incroyable. Le couple qu’elle forme avec Didier Flamand était génial. Didier est un grand enfant, un vrai clown qui fait rire tout le monde. Brigitte essayait régulièrement de le recadrer. En fait, ils formaient un couple aussi hors caméra ! Travailler à leurs côtés était formidable.

Coup de foudre BFossey
 

On vous entend chanter lors d’une scène, était-ce stressant ?
C’était une véritable épreuve ! J’ai toujours rêvé de savoir chanter… sauf que je ne sais absolument pas ! Avant le tournage, je n’ai pas eu le temps de m’entraîner. J’ai seulement pu faire trois cours, autant dire rien ! En plus, le jour du tournage, avec le stress, ma voix s’est serrée. Résultat : j’émets un son nasillard assez désagréable. Quand je me suis entendue, j’ai dit à Alexandre Laurent que je devais la refaire en post-synchro pour limiter les dégâts. Pour me détendre, il a accepté, sauf qu’il n’a évidemment touché à rien, prétextant que c’était mignon et vrai. J’en suis vraiment désolée pour les téléspectateurs !

Vous dansez aussi la valse !
Oui. Et comme Lannick déteste danser, nous n’avons pas répété. Nous étions donc en improvisation totale le jour de la prise. J’avais déjà valsé avec mon grand-père mais rien de plus. Denitsa Ikonomova était présente comme coach sur le plateau pour superviser l’ensemble. Elle m’a donné quelques conseils mais le but n’était pas de réaliser une danse parfaite. Heureusement, parce que nous en étions loin !

Comment s’est déroulé le tournage ?
Il m’a rappelé que je fais un métier incroyable ! Nos horaires étaient parfois décalés, nous avons eu jusqu’à -20°C… mais nous tournions dans un endroit féerique totalement isolé du monde. Il y avait 30 à 45 mn de trajet entre la route principale et le lieu du tournage. Nous y allions en motoneige, entourés de cerfs, de chevreuils… J’ai passé du temps avec un aigle, j’ai pu parler à son dresseur. Je n’aurais jamais eu ce genre d’opportunité sans mon métier. Sur tous les tournages, il se passe toujours des choses comme ça. C’est une chance exceptionnelle.

Conservez-vous le souvenir d’un Noël en particulier ?
J’ai vécu pendant dix ans dans une forêt de 28 hectares dans les Yvelines. Je faisais 1 km matin et soir pour prendre un bus pour aller à l’école. L’ambiance était donc assez magique et propice aux fêtes de Noël avec la neige, la forêt, les animaux... Un soir, mon beau-père est sorti de la maison pour imiter le rire du Père Noël afin que mon petit frère continue d’y croire. C’était une attention très mignonne pour lui mais personnellement, ça m’avait plutôt effrayée !

Quels sont vos projets ?
J’ai tourné dans Les fantômes du Havre, un téléfilm pour France 3 avec Frédéric Diefenthal qui devrait être diffusé prochainement, et je viens de commencer au Cap Ferret pour la même chaîne le tournage de L’héritage, avec Thomas Jouannet.