Insoupçonnable - Interview de Blandine Bellavoir

Insoupçonnable - Interview de Blandine Bellavoir

publié par Karelle Bourgueil le 16/08/2018
«Glazer guide le téléspectateur»
Le lieutenant Glazer, tout juste débarquée dans la police, est propulsée dans une enquête fascinante. Une jeune flic débrouillarde et instinctive jouée par Blandine Bellavoir.
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Quel a été votre sentiment à la lecture du scénario ?
La série donne la part belle aux femmes. Elles sont maîtresses de l’intrigue. L’histoire est très originale. C’est la force de cette série. On connaît le meurtrier et la course contre la montre commence dès le début. Le casting aussi m’a séduit puis, j’ai rencontré les réalisateurs, de belles rencontres qui m’ont vraiment donné envie de me plonger dans ce personnage.

Quel genre d’enquêtrice est le lieutenant Glazer ?
Fraîchement sortie de son école de police, elle est toute neuve sur le terrain. J’ai beaucoup aimé l’empathie qu’elle a et le cœur qu’elle met à faire son travail. Elle amène une bouffée d’air frais à la série parfois très sombre. Elle guide vraiment le téléspectateur car elle prend, comme lui, tout de plein fouet. Ce n’est pas une machine de guerre comme le personnage incarné par Emmanuelle. Elle a très envie d’apprendre et est très fière d’être prise sous son aile. Marion admire beaucoup cette femme à la fois ultra féminine et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds : une sorte de superwoman qui lui montre le chemin. C’est un peu son idéal.

La personnalité de Glazer se dévoile au fil des épisodes…
Dans les premiers épisodes, elle vit plutôt passivement les événements. Elle a senti qu’il se passait quelque chose d’anormal lors de sa visite chez cette jeune femme mais Glazer n’a pas l’habitude d’imaginer le pire et son partenaire est complètement aux fraises. Il y a un décalage dans leur duo de flics. C’est un peu Laurel et Hardy ! On sent malgré tout qu’elle a de l’instinct et qu’elle va devenir un très bon flic.

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Comment avez-vous abordé ce rôle ?
Je n’avais jamais tenu d’armes à feu, ni sécurisé un périmètre. J’ai travaillé avec des gens de la BAC présents sur le tournage. J’ai fait du sport pour garder une certaine tonicité et je me suis entraînée au maniement des armes et à tous les gestes qui s’y réfèrent. Cela tombait bien que j’interprète une flic peu aguerrie car j’avais moi-même très peu d’expérience dans ce genre de rôles. C’était donc plus aisé d’arriver avec ma propre maladresse d’actrice. Ce fut passionnant. Je ne pensais pas que cela le serait autant.

Une scène vous a-t-elle marquée ?
La séquence où j’arrive dans la maison de la première victime, chez qui mon personnage était la veille au soir, était très difficile à tourner. Elle est très importante car c’est la première fois que Glazer se retrouve confrontée à un homicide. C’était éprouvant mais dans le bon sens du terme. Je n’avais jamais tourné ce genre de scène. Dans la foulée, Virginie Brac, la scénariste, m’a dit que j’avais une belle carrière de flic devant moi. J’ai pris ça comme un beau compliment !

Quels sont vos projets ?
J’ai tourné dans l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre, Edmond, qui sortira en salles en janvier 2019.