Nouveau plateau pour les JT de TF1

Nouveau plateau pour les JT de TF1

publié par Sophie Ricaume le 27/08/2018
Un nouveau plateau au service d'un projet éditorial renouvelé
Lundi 27 Août, dans son édition de 13h, Jean-Pierre Pernaut dévoilait le tout nouveau plateau des JT de la chaîne TF1. Après une Demolition Party le 24 Juin et deux mois de travaux plus tard, cela n’a plus rien à voir. Un arrière-plan panoramique immersif, des caméras haute définition mobiles intégrées au plateau, un desk désormais réduit et modulable, tout a été pensé pour rapprocher les présentateurs de leurs invités et surtout des téléspectateurs… L’ambition : une information didactique et immersive.
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Plus qu’un simple changement de décor, le nouveau plateau des JT de TF1 porte l’ambition plus profonde d’un renouvellement des codes d’écriture des journaux. «Nous avions le projet de travailler les éditions très en amont, pour être plus didactiques sans être ennuyeux, en utilisant tous les outils qui sont aujourd’hui à notre disposition» explique Thierry Thuillier, directeur de l’Information du Groupe. «De nos jours, le journal est devenu une production d’émission car l’Information a besoin d’être dynamique et scénarisée. Cela demande beaucoup plus de préparation qu’auparavant» précise-t-il. «Notre philosophie générale ? Plus de clarté et de lisibilité dans nos choix éditoriaux. Il nous paraissait important de marquer des temps et des ruptures au sein d’une même édition, mais également de différencier le 13h, du 20h semaine ou du week-end. Il y aura désormais plusieurs univers dans le même écrin. La table, autrefois proéminente et omniprésente correspondait à un style journalistique. Le présentateur était au centre de tout. Aujourd’hui, nous changeons cette posture par une table modulaire, réduite, et par les axes caméra plus dans la proximité de plans» nous indique-t-il. Les présentateurs seront plus libres de bouger, auront la capacité de s’immerger devant un écran 3D ou en réalité augmentée, d’installer une atmosphère de confidentialité avec leurs invités ou de réunir jusqu’à 8 personnes au cours de débats, lors de soirées événementielles. «Bien qu’elle soit peu perceptible pour le téléspectateur, c’est pour nous une petite révolution dans notre manière de travailler». Pour délivrer une information référente et leader mais également innovante, il a fallu créer une nouvelle cellule de producteurs éditoriaux en charge d’imaginer de nouveaux formats, susceptibles d’être aussi diffusés sur le digital.

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Un défi artistique et technologique au service des besoins éditoriaux actuels
Yoan Saillon, directeur artistique de l’Information du Groupe, aux manettes du projet, revient sur les différents défis créatifs, du générique revisité sur le plan sonore et visuel, au panorama immersif en arrière-plan. «Dans l’idée de travailler des fuites, des diagonales et de nouveaux formats (pour faire par exemple de la réalité augmentée), nous souhaitions un écran géant continu et courbe en arrière-plan», explique-t-il. «Le pari technologique était de taille et nous avons dû faire appel à un fabricant américain pour réussir à incurver les LED. Tapissant tout le plateau, les 70 m2 d’écrans, formés par de petits modules de 25 cm x 12,5 cm, sont le résultat d’un travail unique, que seule la Fox aux Etats-Unis utilise», indique Yoan Saillon. Pour travailler la mobilité et la proximité, la table étant réduite, l’écart entre le présentateur et un invité passe de 2,20 m à 1,70 m, invitant plus à la confidence. «Lorsque l’on est proche de l’interviewer, on sait que l’on se livre autrement. L’axe du regard et même la tonalité de la voix sont différents», confie-t-il.
«Nous avons également changé les caméras pour de la très haute définition et travaillé leur robotique. Finie la meurtrière aménagée dans le décor arrière, aujourd’hui 4 caméras plateaux sur rails suffisent à couvrir 80% des besoins. Tout est pensé en termes de position du journaliste et d’axe du regard. Chaque séquence est scénographiée, puis mémorisée», explique-t-il. «A l’instar des lumières, il y a des positions des caméras préétablies pour les JT du 13h et du 20h. A ce jour, on dénombre 23 positions pour le 20h et 14 pour le 13h de Jean-Pierre Pernaut» complète Thierry Thuillier avec amusement. Un fond vert coulissant de 15m2 vient parfaire le discours didactique, favorisant une totale immersion du présentateur pour un sujet 3D.
Dernier bastion du JT, le jingle ! «Nous n’avions pas touché au générique depuis 12 ans», précise Thierry Thuillier. «Tout en s’inscrivant dans la continuité, car ce thème est rentré dans notre partrimoine, nous avons opéré un lifting», ajoute-t-il. «Ainsi, une nouvelle musique a été orchestrée, symphonique (40 cordes !) moins anxiogène, pour aller vers une proposition plus positive, mais toujours dans les codes du news. Nous sommes sortis de cette orchestration électronique, pour entrer dans quelque chose de plus statutaire» précise Yoan Saillon. Les codes couleurs ont également été revisités, allant vers des tonalités champagne, plus premium.

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Des présentateurs conquis !
Qu’il s’agisse d’Anne-Claire Coudray, Jean-Pierre Pernaut ou Gilles Bouleau, tous s’accordent à dire que ce nouveau plateau est pour eux une respiration. «Avec ces écrans LED, nous avons l’impression d’être à l’extérieur. C’est très agréable» confie Anne-Claire Coudray. «Dès que l’on arrive sur le plateau, on s’y sent bien» ajoute Jean-Pierre Pernaut. «Avec cette nouvelle fluidité, nous n’avons pas le sentiment d’être confinés» complète Gilles Bouleau. La qualité des outils techniques et leur potentiel rendent leur travail plus pratique et plus efficace. Ainsi, certains sujets difficiles à traiter sans 3D sont désormais envisageables. Anne-Claire Coudray, par exemple, évoque l’envie d’expliquer les pathologies de la rétine : «On pourra rentrer dans un œil humain et voir les interactions avec le cerveau. Jusqu’alors, on le faisait sur papier et pour le téléspectateur, c'était beaucoup moins facile à appréhender», explique-t-elle. Jean-Pierre Pernaut, lui, est ravi que les écrans de contrôle suivent les caméras mobiles. «C’est un vrai plus pour le présentateur, qui n’a plus à chercher son écran. On ne quitte pas le téléspectateur des yeux», insiste-t-il. Mais, ce qu’il note surtout, c’est qu’avec ces 200 m2 d’espace libéré, il va pouvoir accueillir les 33 Miss régionales, le 19 novembre sur le plateau ! Pour Gilles Bouleau, les potentialités de ce nouveau plateau sont évolutives. «On découvre chemin faisant des fonctionnalités différentes qui  nous permettent de construire autrement l’édition. Dans deux mois, l’objet aura encore été poli et se sera affiné. Ce plateau va vivre sa vie et se bonifier au fil des semaines.»

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