Good Doctor - Interview de Freddie Highmore

Good Doctor

Saison 1 - Assumer les conséquences
Mardi 30 octobre à 21:00

Good Doctor - Interview de Freddie Highmore

publié par Karelle Bourgueil le 07/08/2018
«Un challenge excitant et inspirant»
Freddie Highmore, le jeune Charlie dans «Charlie et la chocolaterie» et l’inquiétant Norman Bates dans «Bates Motel» se glisse dans la peau de Shaun Murphy, jeune chirurgien prodige atteint du syndrome d’Asperger. Un rôle singulier pour le jeune acteur séduit par la personnalité atypique et optimiste de son personnage.
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Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Deux choses m’ont vraiment donné envie de m’investir dans ce projet : l’opportunité de jouer Shaun, un personnage passionnant et différent du rôle que je venais de jouer dans Bates Motel, et l’idée de travailler avec David Shore. En discutant du projet avec lui, j’ai découvert que nous avions une sensibilité similaire et la volonté commune de nous impliquer dans ce projet. C’est un auteur merveilleux et je réalise la chance que j’ai de participer à cette série.

En quoi ce rôle vous attirait ?
Jouer le personnage principal de cette série représentait à la fois une grande responsabilité et un challenge excitant et inspirant. C’est un peu plus qu’un simple rôle dans une série télé. Shaun m’apparaissait comme un personnage singulier avec des spécificités que je n’avais jamais explorées. L’interpréter demandait un vrai travail de recherche et de jeu absolument nécessaire pour ne pas trahir ce personnage.

Comment le décririez-vous ?
Alors qu’il est si facile de trouver de la négativité dans le monde, Shaun est une personne optimiste, pleine d’espoir. Il st agréablement différent et les téléspectateurs qui ont déjà suivi la série se sont ralliés à cette façon de penser positive, au message qu’il renvoie et à ce désir de croire que les gens peuvent être bons.

 

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Le docteur Aaron Glassman
 

Quel rapport entretient-il avec le docteur Aaron Glassman ?
Leur relation est au cœur de la série. Glassman est son mentor, surtout au début de l’histoire. Il le guide, l’aide à se sentir mieux dans ce monde nouveau et à s’adapter aux règles et aux codes de la société. Mais le docteur Glassman apprend lui aussi de Shaun. C’est un aspect très intéressant. Car si Shaun essaye d’adapter son comportement à son nouvel environnement, sa façon d’être a aussi un impact sur les autres : ses collègues de l’hôpital et plus généralement le public. Il soulève des questions très perspicaces sur les interactions entre individus, sur l’articulation de nos mensonges et les jeux de pouvoir dans nos relations sociales.

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Comment vous êtes-vous préparé à interpréter un jeune homme autiste ?
Avec David Shore, nous avons effectué plusieurs recherches dans la littérature et dans des documentaires. Je me suis aussi inspiré de mon expérience personnelle car je connais des personnes autistes. Nous avions conscience dès le début que Shaun ne pouvait pas représenter toutes les personnes atteintes de ces troubles, nous avons donc essayé de lui bâtir sa propre expérience. L’idée était davantage de définir pourquoi les gens le trouveraient intéressant sans que cela soit forcément lié à son autisme. Il est extrêmement attentif aux moindres détails, ce qui lui confère souvent un diagnostic imparable mais il peut commettre des erreurs ou avoir tort. Ce n’est pas un superhéros. Shaun n’est pas toujours capable de résoudre les problèmes médicaux auxquels il est confronté et peut parfois mettre en péril la vie d’un patient.

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Quel impact espérez-vous que «Good Doctor» ait sur le public français après son succès aux Etats-Unis ?
Je me sens incroyablement chanceux que la série ait interpelé autant de monde. Je serais heureux que ce soit aussi le cas en France. Au-delà de l’autisme, j’espère qu’elle touchera tous ceux qui se sentent différents dans la vie, qui sont victimes de préjudices ou de discriminations au travail, comme Shaun au tout début de l’histoire.

Quels sont vos projets ?
Je suis très excité car j’ai écrit le premier épisode de la prochaine saison de Good Doctor. Je vais également avoir l’opportunité de passer derrière la caméra. Pouvoir collaborer à l’ensemble du processus me plaît beaucoup. C’était déjà une grande chance d’obtenir ce rôle dans la première saison et, dans la deuxième, j’ai l’occasion de dévoiler d’autres talents.