ZOOM spécial Opéra de Paris, présenté par Anne-Claire Coudray - ITV de Sébastien Renouil

ZOOM spécial Opéra de Paris, présenté par Anne-Claire Coudray - ITV de Sébastien Renouil

publié par Sophie Ricaume le 20/12/2018
Deux sites au service de l’excellence française
L’un est historique, néoclassique avec ses rideaux rouges, sa scène intime et son escalier majestueux ; l’autre est ultra-moderne, gigantesque, et peut accueillir les productions les plus extravagantes. L’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille constituent un ensemble nommé aujourd’hui l’Opéra de Paris. Une exception française qui a pour dénominateur commun l’excellence… Sébastien Renouil, Rédacteur en chef adjoint des JT du week-end, en charge des «Zooms», nous entraîne dans les coulisses de cette fourmilière qui ne dort jamais…
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Anne-Claire Coudray. Grand escalier de l'Opera Garnier | © C Chevalin/TF1

Pourquoi avoir consacré un Zoom exceptionnel à l’Opéra de Paris ?
C’est une date anniversaire importante car l’Opéra de Paris fête les 350 ans de l’académie de musique, fondée par Louis XIV, marquant ainsi les tous débuts de l’opéra qui deviendra Garnier, et les 30 ans de l’Opéra Bastille. Comme nous le faisons pour tout événement majeur (inauguration du nouveau hall du musée du Louvre, entrée au Panthéon de Simone Veil), nous avons décidé de consacrer un Zoom exceptionnel à cette institution surprenante, lieu de culture et de pouvoir.

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Sébastien Renouil et Anne-Claire Coudray. Opéra Garnier|© C Chevalin/TF1

L’angle est-il uniquement patrimonial ou les métiers sont-ils également abordés ? Quel est le déroulé de ce reportage ?
Sur une vingtaine de minutes, trois sujets vont émailler ce Zoom, touchant tout autant à l’aspect patrimonial qu’aux hommes qui animent l’Opéra de Paris. Le premier, de Florence Leenknegt, va raconter en parallèle l’histoire de l’Opéra Garnier et celui de Bastille à travers différents interlocuteurs, historiens, mais aussi des personnalités telles que Jack Lang, présent lors de l’inauguration du site de Bastille.

Le deuxième sujet, que je réalise, présente trois portraits croisés d’artistes naviguant entre les sites de Bastille et de Garnier :

  • La soprano Barbara Hannigan, dans la création de Bérénice, que l’on voit évoluer entre les différents lieux, les répétitions se faisant à Bastille, mais l’Opéra ayant été monté à Garnier.

  • Le Chœur de l’Opéra, ou «artistes de chœur», qui se considèrent eux-mêmes comme une seule entité. Dans l’opéra, il permet de représenter la colère, la fureur, la foule.

  • Enfin, deux danseurs emblématiques : Germain Louvet et Karl Paquette. L’un, 25 ans, est le plus jeune danseur étoile ; le second, 42 ans, est le plus ancien, l’un des derniers à avoirconnu l’école de danse de l’Opéra de Paris à Garnier, alors qu’elle est à présent délocalisée à Nanterre. Le 31 décembre dernier dans Cendrillon, il a fait ses adieux à la scène. A travers ces deux générations de danseurs, c’est toute l’histoire de l’Opéra qui se raconte.

Le troisième, signé Sylviane Mondet, porte sur les métiers de l’Opéra, mais surtout sur la transmission : celle des professeurs (souvent d’anciens danseurs) aux élèves, celle des Petits Violons (un programme de l’Opéra de Paris destiné aux jeunes issus des quartiers défavorisés, qui ont envie de faire de la musique), celle de l’Académie Lyrique (l’Opéra accompagne pendant quelques années de jeunes artistes pour les former, en leur confiant des rôles dans leurs productions).

Qu’avez-vous appris d’étonnant sur cet univers que la plupart des téléspectateurs ignorent ?
Au-delà des lieux eux-mêmes assez extraordinaires, le perfectionnisme extrême de tous, à tout moment, est particulièrement marquant, comme un dénominateur commun aux deux lieux. Toutes les personnes que l’on a pu rencontrer à travers ces reportages et ces plateaux sont des passionnées. Elles sont toujours en train de s’améliorer et ce, même lors de la cinquantième représentation. Chaque ouverture de rideau est comme une première fois. On ne perçoit pas forcément cette exigence en tant que spectateur. Pourtant, c’est ce qui a fait le rayonnement de l’Opéra de Paris à travers le monde entier. La composition même du chœur de l’Opéra de Paris est internationale (Coréens, Chinois, Québécois, Espagnols) et le concours d’accès demeure très difficile. Rares sont les salariés à l’Opéra de Paris. Excepté les artistes de chœur, l’orchestre ou les danseurs, tous les solistes sont embauchés au coup par coup, selon les productions.

L’Opéra de Paris a-t-il une spécificité par rapport aux autres opéras à l’étranger ?
Ces deux lieux, qui forment une seule entité, permettent de monter à peu près toutes les productions, des plus intimistes aux plus ambitieuses, pouvant ainsi satisfaire les délires de n’importe quel metteur en scène. Tout y est possible. Une particularité française.

Quelle est la patte de ces «Zooms» ?
Tout d’abord, nous cherchons toujours à dévoiler des lieux extraordinaires au téléspectateur et de suggérer un autre point de vue. Ici, nous l’emmenons sur l’immense scène de l’Opéra Bastille ou dans une loge de l’Opéra Garnier... Notre signature, c’est aussi d’interviewer un invité de marque, ici Stéphane Lissner, l’actuel Directeur général de l’Opéra de Paris, sur la scène de l’Opéra Bastille, dans un immense navire désossé, décor de Simon Boccanegra de Verdi. Enfin, nous proposons systématiquement dans le dernier plateau une vue d’ensemble venant en conclusion de notre présentation. Anne-Claire Coudray est ainsi montée au sommet de la colonne de Juillet, Place de la Bastille, offrant un panorama unique sur l’Opéra Bastille.

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Anne-Claire Coudray. Vue panoramique sur l'Opéra Bastille|© C Chevalin/TF1

 

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