Clem - Interview de Georges Corraface

Clem - Interview de Georges Corraface

publié par Vanessa Vincent le 06/03/2018
"On peut prendre sa revanche sur le temps"
Georges Corraface intègre le casting de cette 8e saison en incarnant Antonio, le premier grand amour de Caro. Son retour auprès des siens et ses retrouvailles avec Caro promettront un beau remue-ménage chez les Ferran pour qui la vie n’est jamais un long fleuve tranquille ! Le comédien se confie sur son personnage et, surtout, son plaisir de retrouver la fiction française aux côtés de Victoria Abril.
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Pourquoi avoir intégré le casting de «Clem» ?
J’étais très partant pour incarner le rôle d’Antonio car jouer avec Victoria Abril est un luxe absolu. De plus, nous nous connaissions un peu. Nous avons failli tourner ensemble en Espagne La pasión turca en 1994 sous la direction de Vicente Aranda, qui avait l’habitude de travailler avec elle, mais elle était alors en contrat aux Etats-Unis. Après ce rendez-vous manqué, nous nous sommes croisés au Festival international du film de Thessalonique, dont j’ai été le président de 2005 à 2010. Je l’avais alors conviée à venir faire un tour de chant en marge du festival et nous avons eu l’occasion d’échanger sur nos parcours respectifs. J’admire sa personnalité, son travail et sa qualité d’actrice incandescente. J’avais très envie de participer à cette série car mon rôle était directement lié à son personnage.

Quelle est l’histoire d’Antonio ?
C’est le premier amour de Carolina, une passion frustrée et inachevée. Lorsque leur histoire débute, nous sommes dans la période du post-franquisme. Leurs parents sont très stricts et ces adolescents s’aiment en cachette. Leurs rêves se brisent lorsqu’Antonio part pour l’armée durant deux ans, à l’étranger. Il perd alors complètement contact avec elle et toutes les lettres qu’il lui écrit restent sans réponse. Il est détruit par ce silence et à son retour, il remue ciel et terre pour la retrouver. Il apprend qu’elle est en France et part la chercher, en vain. De guerre lasse, il finit par se marier…

A titre personnel, pensez-vous possible de rattraper le temps perdu ?
Non, mais on peut prendre sa revanche sur le temps. On peut rendre son présent plus beau que tout ce que cela aurait pu être dans le passé car on a vécu, on sait qui on est. On ne perd pas son temps avec des choses futiles et on se concentre sur l’essentiel. Si l’on vit quelques années de vrai bonheur, cela peut équilibrer une vie avec des sorties de route, des hauts et des bas.

Comment s’est déroulé le tournage ?
Victoria Abril et Augustín Galiana ont été mes partenaires privilégiés. Très investis dans leur personnage, ils sont entiers, enthousiastes et j’adore ces tempéraments. Quand on joue avec eux, ils ne donnent pas la moitié de la réplique. Ils sont à 150% et tout le secret est là. J’ai découvert sur le plateau une ambiance de franche camaraderie. Rien n’est surfait, ni fabriqué. On trouve d’excellents professionnels à chaque poste et l’entraide est de mise. Il y a de l’écoute entre les comédiens et c’est très agréable lorsque l’on prend le train en marche, comme ce fut mon cas.

Quels sont vos projets ?
Je recherche des financements pour un film que je souhaite réaliser et dont je peaufine actuellement le scénario. J’ai aussi des projets au théâtre. Retrouver le grand public français à travers Clem me fait très plaisir. J’affectionne beaucoup la fiction française et elle me le rend bien.

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