Section de Recherches - ITV Florent Manaudou, épisode "la Machine"

Section de Recherches - ITV Florent Manaudou, épisode "la Machine"

publié par Sophie Ricaume le 27/02/2018
«Ce qui m’excite aujourd’hui, c’est de découvrir de nouvelles disciplines»
Changement de couloir pour l’ex-champion olympique de natation Florent Manaudou, qui saute à pieds joints dans le grand bain de la comédie. Après quelques apparitions dans des fictions telles que «Vestiaires», «Nos chers voisins» ou «Munch», il campe Gabriel dit «la Machine», un jeune virtuose de la natation dans un épisode inédit de «Section de Recherches». Un rôle taillé sur mesure.
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Comment en êtes-vous arrivé à jouer dans «Section de Recherches» ?
La production était à la recherche d’un acteur qui connaissait le milieu de la natation. Moi, je suis plutôt un nageur qui connaît le milieu des tournages ! Pourtant, après un essai où je donnais la réplique à Isabelle Rocher, une amie comédienne de théâtre, Julien Zidi, le réalisateur, me retenais. Ayant à mon actif peu d’expériences en comédie, j’ai bénéficié des conseils d’une coach exceptionnelle pour m’approprier le rôle et le reste s’est fait naturellement.

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Avez-vous pu donner quelques conseils pratiques sur le milieu de la natation ?
Oui. J’ai essayé d’apporter mon expertise d’ancien nageur professionnel sur certains points de détail. La production m’a par exemple beaucoup questionné sur les spécificités de la machine à cryothérapie, très utilisée dans les sports de haut niveau pour récupérer et atténuer les douleurs musculaires.

Parlez-nous de votre personnage, Gabriel Machenot, surnommé «la Machine»...
C’est un jeune athlète talentueux, qui a encaissé pas mal de coups durs en début de carrière, à cause de ses blessures, de son environnement familial et sportif. Il essaye d’émerger, mais reste fragile. C’est un rôle assez sombre car Gabriel est dans le conflit en permanence, aussi bien avec ses entraîneurs qu’avec son père. Ce n’était pas évident, mais c’est un beau rôle à jouer.

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Comprenez-vous son ras-le-bol vis-à-vis de la pression familiale et professionnelle ?
Je n’ai pas vécu la même histoire, mais je comprends ce qu’il traverse. Comme tous les sportifs, j’ai eu des hauts et des bas, mais pas dans les mêmes proportions que Gabriel. C’est ce qui m’a aussi plu dans le rôle.

Jouer le mort, c’est difficile ?
Le fait d’avoir fait beaucoup d’hypoxie* pendant mes entraînements me permet de retenir ma respiration assez longtemps. Un point fort quand il faut faire le mort !

Gabriel s’émancipe très tôt de ses parents, à 16 ans. Est-ce fréquent pour les athlètes ?
Ce n’était pas mon cas, car j’ai préféré rester dans le cocon familial, mon frère Nicolas étant mon entraîneur. Mais Laure, ma sœur, par exemple, a quitté la maison à 14 ans, pour aller à Paris, où elle ne connaissait personne. C’est encore plus fréquent dans les sports collectifs qui nécessitent d’être dans des centres de formation. La plupart des sport-études demandent un tel investissement que l'on doit quitter son foyervers 14/15 ans.

Gabriel a peu d’amis et beaucoup de rivaux. Avez-vous partagé ce constat dans le milieu de la natation ?
Un peu. Lorsque l’on pratique un sport de haut niveau, on a beaucoup d’adversaires et peu de latitudes pour tisser des liens. Notre emploi du temps se résume à s’entraîner, manger et dormir. Se constituer un cercle d’amis en dehors du sport demande du temps libre. On ne le réalise pas sur le moment, mais le jour où l’on passe à autre chose, une nouvelle vie commence, bien différente de la première.

Vous pratiquez le handball, faites de la guitare et jouez désormais la comédie. C’est important de toucher à tout ?
J’ai l’appétit d’apprendre. Après 20 ans de natation, je pense avoir fait le tour du sujet. Ce qui m’excite aujourd’hui c’est de découvrir de nouvelles disciplines, qu’elles soient sportives comme le hand, ou artistiques, comme la musique ou le cinéma. Jouer la comédie me plaît beaucoup. J’espère avoir d’autres occasions pour progresser et voir où j’en suis.

Quel moment particulier du tournage vous a marqué ?
Quand j’ai donné mon premier baiser de cinéma ! Ce n’est pas difficile en soi, une fois dans le feu de l’action, mais je me suis posé beaucoup de questions avant de le faire. Finalement, c’est de la comédie comme n’importe quelle autre scène.

Quelle est votre actualité ?
Mon actualité est très sportive. Je me consacre à fond au handball. Je ne sais pas faire les choses à moitié ; mais j’ai un peu plus de temps pour faire des interventions en entreprise et parfaire mes techniques artistiques. Dans un an ou deux, je verrai bien les nouvelles opportunités qui s’offriront à moi.

 

*Fait de pratiquer un sport tout en réduisant la respiration. Permet notamment d’améliorer l’endurance.

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