Section de Recherches - S12 ITV d'Honorine Magnier

Section de recherches

L'enfant chéri
Jeudi 8 mars à 21:00

Section de Recherches - S12 ITV d'Honorine Magnier

publié par Sophie Ricaume le 12/02/2018
«Rose a grandi dans le mensonge et n’a de cesse de chercher de la vérité.»
Nouvelle figure de Section de Recherches, Honorine Magnier, 30 ans, campe la belle Rose Orsini, ancien grand amour de Lucas, de retour après cinq ans d’absence. Partie au bout du monde en quête de réponses, c’est à Nice qu’elle va finalement les trouver, non sans douleur et émotion. Un rôle de choix pour la jeune actrice.
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Dans quel contexte êtes-vous arrivée dans Section de Recherches ?
Lorsque l’on m’a proposé le rôle de Rose, je traversais une période compliquée et j’avais mis mon métier de comédienne un peu de côté. La production cherchait depuis deux mois la bonne personne et dès que je l’ai accepté, tout est allé très vite. Du jour au lendemain, tout a changé pour moi.

C’est la première fois que vous avez un rôle récurrent dans une série télévisée. Racontez-nous vos premiers pas ?
J’appréhendais surtout de prendre la suite d’actrices aimées du public et de l’équipe, comme Manon Azem par exemple.  J’avais déjà tourné avec un des réalisateurs, Julien Zidi, dans Alice Nevers, mais je n’avais jamais joué avec les acteurs récurrents. J’ai été mise en confiance très vite. Tout le monde était aux petits soins, en particulier Xavier Deluc que je considère un peu comme mon parrain. Et si je n’étais pas à l’aise avec une phrase ou une situation, je pouvais en parler ouvertement. Le réalisateur ne me laissait jamais dans l’inconfort. C’est agréable d’être prise en compte.

La série est tournée intégralement sur la Côte d’Azur. Comment se passe la vie quotidienne ?
Je vis à Paris. Pendant des mois, j’avais la sensation d’habiter à l’hôtel ! Tourner à ce rythme de métronome impose forcément de faire quelques sacrifices. Je n’ai pas vu mes amis et peu ma famille le temps du tournage. Mais ça valait la peine ! J’ai vécu une expérience unique et découvert une vraie famille !

Qu’est ce qui caractérise cette équipe selon vous ?
Lorsque l’on travaille dix mois d’affilée en équipe, il est vital de prendre soin les uns des autres. Nous sommes tous très soudés et solidaires. Ce qui m’a le plus marquée quand je suis arrivée dans Section de Recherches, c’est la bienveillance et l’esprit de famille qui règne sur tout le plateau. C’est la première fois que je vois un tel degré d’humanité sur un tournage.

Présentez-nous votre personnage, Rose Orsini ?
Rose est une ancienne gendarme de Nice, partie faire un break autour du monde. Elle a vécu une grande histoire d’amour avec Lucas, et connaît déjà toute l’équipe en dehors de Bernier. J’ai beaucoup de chance, car mon arrivée dans la série est particulièrement soignée. Hôtesse de bord sur un ferry, Rose retombe fortuitement sur Lucas au cours d’une traversée et fait la connaissance de Bernier. Assez vite, elle se retrouve au cœur d’une enquête douloureuse. Tout l’enjeu est de savoir si Rose est moralement prête à reprendre sa place de gendarme à la SR et cohabiter avec Lucas. Mon personnage est très bien écrit, avec une belle dose d’empathie.

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Avez-vous une vision d’ensemble de la saison ?
Aucune. Avec Elise Tielrooy, l’autre «nouvelle», nous dévorions chaque nouveau scénario  pour savoir ce qu’allait vivre notre personnage. C’était terriblement excitant. Nous faisions même des paris pour deviner la fin. A chaque fois que j’étais convaincue d’avoir démasqué le meurtrier, je tombais à côté. J’aurais fait une très mauvaise flic !

Que dire de Rose, côté cœur ?
Même si elle peut avoir des aventures, Rose garde ses distances. Très abimée par la vie, elle a besoin de se reconstruire. Ayant grandi dans le mensonge, elle n’a de cesse de chercher la vérité. Elle ne veut être entourée que de gens honnêtes. Même si on comprend clairement que Lucas ne l’a jamais oubliée, il n’est pas sa priorité en début de saison. Son moteur est de mener des enquêtes et faire justice, jour à après jour. Saura-t-il la reconquérir ? On a toute la saison pour le découvrir…

Selon vous, quelle qualité majeure faut-il sur un tournage de ce genre ?
Je retrouve certaines similitudes avec le théâtre, tant dans le rythme que dans la tenue. Au théâtre, en tournée ou sur une série aussi cadencée, il faut de la constance. Souvent, ce qui caractérise un artiste, c’est plutôt l’inverse ! Il faut tenir la distance, car c’est assez éprouvant.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Je dois dire que le tournage sur le ferry était un moment savoureux. Comme il faisait réellement la traversée jusqu’en Corse, et que nous dormions à bord, sans même parfois descendre à quai, on considérait que c’était notre bateau. J’ai une pensée émue pour certains passagers sans cabines qui tentaient de dormir la nuit dans les couloirs où nous tournions. Imaginez les caméras, les éclairages puissants et le réal qui hurlait «Silence, ça tourne !». Malgré le vacarme, rien ne semblait perturber leur sommeil. C’était totalement déconcertant…

Quels sont vos projets ?
En dehors de Section de Recherches, je gère l’œuvre de mon grand-père, Claude Magnier (1920-1983), auteur de théâtre prolixe dans les années 60 (Oscar, Monsieur Masure, Blaise). Même si je ne l’ai pas connu, son aura m’a bercée toute mon enfance. Je travaille sur un projet précis mais il faudra trouver le bon théâtre, le bon producteur, le bon metteur en scène et les bons partenaires de jeu. Concrétiser ce projet de longue haleine, me rendrait très fière.