Miraculous

Miraculous

publié par Aurélie Binoist le 14/03/2018
Ladybug et Chat Noir entrent au musée Grévin
Consécration pour les deux héros de «Miraculous» ! Après le succès de la série animée à travers le monde, ils vont avoir leur propre statue au célèbre musée Grévin, à Paris, théâtre de toutes leurs aventures. Petits et grands pourront les voir «en vrai» dès le 5 avril, après une inauguration le 4. Retour sur une séance de travail quelques jours avant leur exposition.
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Nathanaël Bronn et Thomas Astruc aux côtés de leurs personnages

Bienvenue dans un immeuble moderne du 13e arrondissement, dans les ateliers du musée Grévin, où sont fabriquées les célèbres statues en résine. Différentes salles sont réservées aux multiples travaux : ateliers implantation de cheveux, moulage, costume... Affichées dans les couloirs, des photos des personnalités qui ont déjà leur effigie au musée pendant leur séance de préparation. Dans une pièce près de l’entrée, c’est l’effervescence. En plein milieu trônent Ladybug et Chat Noir, entourés de plusieurs personnes qui s’affairent. Parmi elles, Thomas Astruc, le créateur du personnage, également auteur et réalisateur de la série, mais aussi Nathanaël Bronn, le créateur graphique, qui donnent au sculpteur, Stéphane Barret, plusieurs indications. En l’occurrence, ils se concentrent sur l’emplacement des pois noirs de la tenue rouge de Ladybug, qui sont épinglés pour pouvoir être bougés. Une fois terminé, le patron en tissu qui recouvre l’héroïne sera envoyée pour être imprimé avec les emplacements précis des points. En question également ce jour, les accessoires des deux personnages. Lorsque Thomas Astruc est interrogé sur le positionnement du bâton magique de Chat Noir, il donne un emplacement, tout en concluant : «Après, la manière dont il tient, ça ne s’explique pas, c’est magique !» Un commentaire qui amuse le sculpteur : «La magie, on ne connaît pas vraiment ici !» Car pour lui, pas de place au hasard. Un souci du détail partagé par le réalisateur. «Nous sommes avec l’équipe du musée Grévin dans un questionnement permanent, avec de vrais échanges. Il s’agit pour eux d’un défi technique pour être au plus près des personnages car nous avons vraiment le souci du détail dans le dessin animé. Il fallait garder le même niveau d’exigence. Cette série génère un enthousiasme partout dans le monde. Il y a des conventions Miraculous, des fans qui se déguisent. On ne pouvait pas faire moins bien qu’eux !»

Des personnages à part
Parmi ses 700 000 visiteurs annuels, le musée Grévin reçoit beaucoup d’enfants, majoritairement âgés de 7 à 12 ans. L’arrivée de Ladybug et Chat Noir n’est donc pas un hasard. Les personnages ne sont pas les premiers héros «dessinés» à être accueillis au musée. Parmi eux, on notera d’ailleurs la présence du Petit Prince, arrivé en 2011. A l’époque, le musée Grévin avait travaillé avec les producteurs du dessin animé, Method Animation, également producteur… de Miraculous ! La création des personnages s’est faite en étroite collaboration entre le sculpteur et la production, qui a fourni tous les éléments pour les proportions. Stéphane Barret n’en est pas à son coup d’essai. Sculpteur indépendant, il travaille de façon régulière pour le musée Grévin depuis 2000. Spécialisé en humain et animalier, il a notamment réalisé le squelette d’un mammouth pour le Muséum d’histoire naturelle. Les statues de Titeuf, Lucky Luke, Gaston Lagaff, le Marsupilami ou encore le Petit Prince… c’était déjà lui ! Une expérience précieuse pour la conception de Ladybug et Chat Noir. La difficulté pour ces deux personnages ? «Il fallait que tout soit démontable pour pouvoir enfiler leur costume et leurs gants. J’ai dû faire de nombreuses pièces à l’unité, environ 25 par personnage, séparant par exemple chaque doigt, les mains… Chat Noir, par sa position particulière, a nécessité le plus de travail. C’était un véritable puzzle ! J’ai aussi dû me charger moi-même des yeux. Habituellement, ils sont faits par des prothésistes, au même titre que ceux des humains. Mais vu la taille de ceux dont j’avais besoin, aucun moule n’existait ! J’ai donc dû les fabriquer moi-même. Au final, ce projet m’aura occupé plus de 4 mois.»

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Stéphane Barret, le sculpteur en plein assemblage de Ladybug

 

«Bluffants !»
Et le résultat, même s’il n’est pas encore définitif, impressionne déjà Thomas Astruc : «Les personnages ne sont pas encore tout à fait terminés et ils sont déjà bluffants ! J’ai hâte de les voir intégralement finis, notamment avec une vraie texture de peau». Le créateur semble d’ailleurs encore étonné de voir ses personnages en résine, grandeur nature. «Ladybug et Chat Noir se retrouvent au musée Grévin, au même titre que Titeuf ou Obélix avant eux. Quand je l’ai appris, je me suis dit : Ah oui, quand même ! C’est fou pour un personnage aussi récent. Mais pour l’instant, je ne mesure pas pleinement. Je profite juste du moment, au fur et à mesure que je réalise l’ampleur du phénomène.» Le succès de Miraculous dépasse largement les frontières hexagonales. Vendue dans près de 140 pays à travers le monde, la série partira prochainement au Japon. «Je suis très curieux d’entendre parler les personnages en japonais et j’ai hâte de voir l’accueil que la série recevra là-bas. Elle a déjà un beau succès en Corée du Sud. Il y a une antenne du musée Grévin à Séoul, il est possible que nos personnages s’y retrouvent aussi !» Avant même cette proposition de faire une statue des héros, il était d’ores et déjà prévu que Miraculous mette en scène le musée Grévin. «Dans la série, nous sommes toujours en réflexion sur l’intégration de lieux réels. Nous allons le faire apparaître dans la 3e saison. Pour nous aussi, ce sera un vrai défi technique. Nous avons visité le musée, observé les outils... Dans le même souci, nous faisons apparaître de vraies personnalités. Josiane Balasko avait accepté de prêter sa voix à un personnage que nous avions fait à son image dans un épisode sur les mimes. Philippe Candeloro ou encore Dany Boon suivront bientôt son chemin.»

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