Coup de foudre à Noël - Interview de Julie de Bona

Coup de foudre à

Coup de foudre à Noël - (Partie 1)
Lundi 18 décembre à 21:00

Coup de foudre à Noël - Interview de Julie de Bona

publié par Aurélie Binoist le 28/11/2017
«Un tournage magique»
Charlotte, administratrice judiciaire, doit aller en Laponie pour faire fermer une entreprise de jouets en bois. Mais elle pourrait trouver bien plus qu'elle ne l'imagine au pays du Père Noël... Entre aurores boréales et plongeon dans la neige, Julie de Bona se souvient d’un tournage enchanté pour cette comédie romantique fidèle au genre.
Coup de foudre a noel

Après plusieurs personnages sombres, vous renouez avec la comédie. Ça vous manquait ?
Ayant débuté par la comédie et des rôles de jeunes premières, je m’étais lancée dans le drame sans savoir si j’en étais vraiment capable. Au final, j’y ai fait une immersion pendant trois ans… et je me suis éclatée ! Mais ce projet m’a plu car je n’avais jamais vraiment exploré l’univers des comédies romantiques alors que j’aime beaucoup les films dans l’esprit de Bridget Jones ou Love Actually. Le tournage de Coup de foudre à Noël commençait un lundi en Laponie alors que je finissais Le tueur du lac le vendredi soir précédent. Je me suis dit que j’aurais des difficultés à changer si rapidement de registre. Au contraire, ce rôle a été un cadeau ! Il m’a permis de couper radicalement avec mon personnage précédent, pourtant particulièrement sombre et intense. Au final, je suis vraiment heureuse d’avoir faire cette comédie romantique fraîche, pleine de bons sentiments… et un brin sexy !

Qu’est-ce qui vous a plu dans votre personnage ?
Quand j’ai lu le scénario, j’ai trouvé que Charlotte était un petit bonbon. Le réalisateur m’a demandé de me teindre les cheveux dans une couleur vive pour apporter au personnage un côté acidulé. Pleine de vie, impulsive et maladroite, elle est très attachante. En pleine rupture sentimentale après que son mec l’a trompée, Charlotte ne veut plus tomber amoureuse… mais croise évidemment la route d’un homme charmant ! Elle doit faire fermer sa société alors qu’elle n’en a pas envie. On voit tout de suite qu’elle n’est pas faite pour ce métier. En fait, Charlotte est un petit cœur déçu par les hommes, qui essaye de jouer à la dure pour réaliser son rêve de devenir avocate. Ce décalage entre ce qu’elle veut montrer et sa réelle personnalité m’a tout de suite intéressée.

Pourquoi ?
Il apporte des contraintes et des obstacles forcément ressort de comédie pour une actrice. Charlotte veut… puis ne veut plus. Elle est constamment dans une petite danse intérieure de résistance. J’avais notamment comme référence Emma Stone dans La La Land ou Crazy, Stupid, Love. Je me suis vraiment amusée dans toutes les situations de comédie jubilatoires à interpréter et qui passaient aussi beaucoup par l’expression corporelle. Sur le tournage, j’avais l’impression d’avoir cinq ans et de jouer avec mon copain Toto !

Connaissiez-vous Tomer Sisley ?
Non, je l’ai rencontré dans l’avion, l’avant-veille du tournage. Dès le premier jour, il s’est blessé à l’épaule. Une sorte de solidarité s’est naturellement créée entre nous après sa chute. Soudés dans le jeu, nous nous sommes immédiatement bien entendus. Tomer est un gentleman qui a été une rencontre à la fois artistique et personnelle.
 

Coup de foudre a Noel
 

Vous aviez déjà tourné avec le réalisateur Arnauld Mercadier dans «Au bas de l’échelle» en 2010…
Oui, et nous nous entendons très bien. Je n’ai aucun filtre avec lui et nos rapports sont directs. Je n’aurais pas pu faire le grand écart d’un rôle à l’autre sans un réalisateur de confiance pour m’accompagner. Arnauld est franc et sincère, il donne beaucoup sur un plateau et fait confiance aux acteurs. Il nous permet de proposer, de tester. On se sent très libres avec lui.

Vous avez aussi retrouvé Gianni Giardinelli qui joue votre ex…
Nous n’avions pas la même tête la dernière fois que nous avons tourné ensemble ! C’était dans La vie devant nous au début des années 2000. Je n’avais pas eu beaucoup de scènes avec lui mais c’était mon premier tournage. J’étais ravie de le retrouver.
 

Coup de foudre a noel
 

Une partie du tournage a eu lieu en Suède. Le froid a-t-il été facile à supporter ?
Après quatre mois à Annecy entre 0 et -10°c, j’aurais aimé me réchauffer un peu. C’était raté ! Mais les paysages étaient impressionnants et la lumière magique. Dès le premier jour de tournage, j’ai assisté à une aurore boréale. En levant la tête, j’ai vu comme un arc en ciel dans les tons verts, suivi de faisceaux de lumières. C’était puissant et très fort en énergie. Je me suis entendue hurler comme une enfant devant ce spectacle majestueux. A cet instant précis, je n’ai plus du tout senti le froid ! J’ai compris que ce tournage serait magique. En revanche, pour les besoins d’une scène, je me suis retrouvée la tête dans la neige un soir par -27°c. Je m’en souviens encore mais j’étais fière de l’avoir fait !

Ce film est clairement dans l’esprit de Noël. Que vous évoque cette période ?
J’aime cette période car mon anniversaire est en décembre ! En novembre, le froid arrive et la transition est difficile, mais un mois après, l’hiver est généralement bien installé et toutes les décorations de Noël sont allumées. C’est un moment festif, où je passe de plus longs moments en famille. Avec ma petite sœur, nous aimons particulièrement regarder les vieux films de notre enfance comme Les Gremlins ou Les Goonies.

Vous êtes actuellement au théâtre et l’on vous retrouvera bientôt au cinéma…
Oui, je joue au théâtre des variétés Non à l’argent, une pièce à la fois drôle et sarcastique, aux côtés de Pascal Légitimus, Philippe Lelièvre et Claire Nadeau jusqu’au 7 janvier. Et je tourne en ce moment Made in China de Frédéric Chau, réalisé par Julien Abraham, qui raconte le parcours initiatique d’un jeune chinois cherchant à renouer avec sa culture. C’est un film humain très subtil. Je suis fière d’y participer.