Une famille formidable - itvs Anny Duperey et Bernard Le Coq

Une famille formidable

Révélations
Mardi 21 novembre à 21:00

Une famille formidable - itvs Anny Duperey et Bernard Le Coq

publié par Vanessa Vincent le 30/10/2017
«Une histoire commune très forte»
25 ans déjà ! «Une famille formidable» fête son anniversaire, plus unie que jamais ! Pour l’occasion, l’incontournable couple Beaumont, incarné par Anny Duperey et Bernard Le Coq, revient sur ses meilleurs moments.
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Dans cette nouvelle saison, Catherine et Jacques sont de retour à Paris. Comment vivent-ils ce retour aux sources ?
Bernard Le Coq
- Pour fêter ce jubilé, nous avons décidé de poser nos valises où tout a commencé. Notre tribu finit par se retrouver en région parisienne où Frédérique et Nourredine ont décidé d’ouvrir un nouveau restaurant dans un village, non sans difficultés… Cette nouvelle saison est prétexte aux souvenirs et l’occasion pour chacun de faire le point sur son existence. Il y a de la nostalgie dans l’air !
Anny Duperey – Un élément nous enchantait Bernard et moi : offrir l’occasion aux téléspectateurs de revoir quelques-unes de nos meilleures scènes à travers des flash-back. Il sera peut-être un peu douloureux de se retrouver avec 25 ans de moins, mais j’ai hâte de découvrir le montage final ! Pour ma part, je trépigne d’impatience à l’idée de la scène où Jacques avait pris trop de Viagra®. Nous avons rarement autant ri sur le plateau !

Menteur invétéré, Jacques récidive à Paris et cette fois, Catherine voit rouge. La vengeance est-elle un plat qui se mange froid chez les Beaumont ?
B. L. C.
– Oui et même glacé ! Les relations vont être tendues entre eux. Jacques a le don de se fourrer dans des situations inextricables, même s’il part d’une bonne attention ! Pire, il ne se rend pas compte des conséquences de ses actes.
A. D. – Pour moi, la vengeance est un plat qui se mange al dente, comme les pâtes… à la sauce piquante. C’est bien plus savoureux ! Cette fois, Jacques va trop loin et Catherine va lui donner une leçon qu’il devrait retenir… jusqu’à la prochaine fois. On a un plaisir fou à jouer ensemble Bernard et moi, c’est incroyable comme le temps n’a aucune emprise sur nous.

Comment s’est déroulé ce tournage entre Lisbonne et Paris ?
B. L. C. – Parfaitement bien. Il y a eu une petite passation de pouvoir entre Joël Santoni et Miguel Courtois, deux amis intimes, car Joël a décidé de passer un peu la main. Miguel a repris ce projet avec tout son talent et son cœur. Comme d’habitude, nous avons beaucoup travaillé, dans une ambiance aussi studieuse que bon enfant, et je crois que tout le monde est satisfait du résultat. J’espère que le public sera aussi convaincu.
A. D. – J’adore Lisbonne, une belle ville, très agréable à vivre. Mais j’ai été particulièrement heureuse de retrouver Paris. J’ai apprécié de pouvoir rentrer chez moi, chaque soir. Si jamais nous tournons une prochaine saison, j’aimerais poursuivre les tournages à Paris. Cette ville est si belle, je ne m’en lasse pas !

Après vingt-cinq ans, Catherine et Jacques apparaissent plus unis que jamais. L’expérience leur apporte-t-elle la sagesse ?
B. L. C.
– Oui, avec les années, Catherine et Jacques ont appris à pardonner et à reconnaître leurs erreurs, sans donner de leçons. Les Beaumont agissent, réussissent, échouent, mais essaient toujours de se relever. Nous sommes constamment dans le tragi-comique. Anny et moi, c’est une longue histoire, et notre entente parfaite est certainement l’une des clés de la longévité de la série. Les enfants ont grandi avec nous et le lien qui nous unit tous est assez rare.
A. D. -  Je cite toujours deux des meilleures répliques écrites par Joël Santoni qui résument à elles seules cette série. Un jour où Catherine et Jacques avaient encore fait des bêtises, celui-ci s’inquiétait : «J’espère qu’après ça, on va enfin devenir adultes». Catherine lui rétorquait alors : «Quelle horreur, on ne peut pas faire ça aux enfants !» Ces deux phrases ont une symbolique profonde. Si devenir adulte signifie renoncer à son esprit d’enfant, à ses folies et à ses rêves, ce n’est pas dans l’ADN des Beaumont ! Dans Une famille formidable, la soif de vivre est toujours la plus forte.

Quels traits de personnalité partagez-vous avec vos personnages respectifs ?
B. L. C.
– Il est infantile, moi aussi. Il peut être lâche, cela m’arrive. En même temps, il est très drôle et j’espère l’être parfois aussi ! J’adore Jacques depuis toujours car il a tous les défauts du monde, même s’il a un peu évolué au fil du temps. Il y a quand même un peu de bonté chez cet homme-là ! J’alimente parfois mon personnage en lui apportant ma propre fantaisie. Heureusement, Catherine est une personne beaucoup plus droite, consciente, lucide et compétente. La réputation des Beaumont est sauve !
A. D.– Je ne me reconnais pas complètement en Catherine. Elle est beaucoup plus volontaire et énergique que moi. Elle manifeste une force que je ne pense pas avoir. Pierre Mondy aimait à dire : «En jouant, un acteur s’accroche une paillette dans l’œil». Dans la comédie, nous devons rendre nos personnages pétillants et Catherine ne déroge pas à la règle. Elle a mon visage, ma voix et ma spontanéité, mais la ressemblance s’arrête là.

Dans une société que l’on dit si individualiste, cette famille fait figure de rempart contre l’indifférence…
B. L. C.
– Le personnage d’Anny, très solide, est très impliqué dans la vie associative et tourné vers le monde. Il est important de donner une image un peu optimiste de l’existence.
A. D. Une famille formidable est un plaidoyer pour le lien entre les générations qui a tendance à se distendre. L’éclatement familial est hélas légion. J’ai grandi sans mes parents. Joël Santoni est également orphelin. Nous avons eu à cœur de recréer une grande famille, comme on aurait rêvé qu’elle soit.

Cette fiction traite de sujets d’actualité. Que pensez-vous des thèmes abordés ?
B. L. C. – En parlant librement de certains thèmes - cette saison évoque le racisme et l’exclusion -, nous sommes profondément ancrés dans la société actuelle. Nous avons toujours abordé des sujets d’actualité, même si Joël Santoni n’a jamais voulu faire de sociologie. Tout est traité avec le plus de légèreté possible car il est hors de question de donner des leçons.
A. D. - Il est important que cette fiction soit en phase avec notre public. C’est aussi l’une des raisons de son succès. Nous abordons tous les sujets sans préjugés, avec optimisme, tolérance et recul. Une famille formidable est un anti-produit. Rien n’a été formaté ni feint. Je crois que c’est la clé de notre longévité.

Pourriez-vous nous faire partager l’un de vos meilleurs souvenirs ?
B. L. C. – C’est compliqué. La disparition de Philippe Khorsand, avec lequel j’étais très lié, m’a profondément marqué. Il me manque toujours autant. Je garde en mémoire des milliers de souvenirs mais ce que je retiens de ces 25 années, c’est l’esprit de famille qui nous lie tous. Lorsque nous débutons un nouveau tournage, c’est comme si nous nous étions quittés la veille. On ne joue pas, on vit de nouvelles histoires ensemble. Et évidemment, je pense à ma complicité avec Anny. Nous partageons une relation remarquable depuis tout ce temps. Notre amitié est essentielle.
A. D. – J’ai adoré que Joël fasse revenir la sœur de Catherine, Paule, en fantôme, lors de son arrivée à Lisbonne. J’adore Milena Vukotic, qui incarnait ce personnage. Lorsque Joël a décidé de la faire disparaître, j’ai ressenti une grande tristesse. Je déplore également la disparition dans la série de mon amie Béatrice Agenin, qui interprétait le rôle de ma meilleure amie, Reine. Elle me manque beaucoup. La scène dans laquelle je l’aide à partir m’a profondément bouleversée.

Auriez-vous un message l’un pour l’autre ?
B. L. C.
– Anny le sait : elle est un cadeau. C’est une grande fille toute simple, étonnante et généreuse. Je renouvelle donc nos vœux pour les 25 ans à venir et si je suis encore de ce monde, je serai toujours là pour elle.
A. D. – Je souhaite évidemment renouveler moi aussi nos vœux pour le prochain quart de siècle, mais j’aimerais également que l’on interprète d’autres rôles pour continuer à nous surprendre. J’adore quand Bernard joue les méchants, il est incroyable ! Le monde n’étant pas très amusant, il est impératif de continuer à se divertir ensemble !