Quand je serai grande je te tuerai

Quand je serai grande je te tuerai

publié par Laura Franchet le 18/09/2017
«Un personnage en quête de vérité»
Dans «Quand je serai grande je te tuerai», la comédienne Laëtitia Milot interprète Jeanne, une jeune femme fragile confrontée aux zones d’ombre de son enfance. Elle confie les dessous d’un rôle fort au sein d’un unitaire inédit et riche en suspense.
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Pourquoi avoir accepté de jouer dans «Quand je serai grande je te tuerai» ?
J’ai reçu plusieurs propositions de scénarios et celui-ci m’a bluffée. Quand je serai grande je te tuerai est une fiction chorale excellemment bien écrite au sein de laquelle plusieurs personnages se croisent. J’ai immédiatement été prise dans l’histoire. On est tenu en haleine tout au long du scénario et j’ai moi-même été très surprise par le dénouement !

Que nous raconte cette fiction inédite ?
Quand je serai grande je te tuerai est l’histoire d’une petite fille, Jeanne, qui est témoin du meurtre de sa mère. A l’âge adulte, on la découvre atteinte de problèmes psychologiques. Régulièrement, Jeanne accuse des innocents, étant persuadée qu’ils sont coupables. Un jour, elle croise par hasard un médecin, interprété par Antoine Duléry. A partir de ce moment, elle est persuadée qu’il est le meurtrier. Jeanne dit-elle la vérité ou est-elle en proie à un nouveau coup de folie ?

Qu’est-ce qui vous a touché dans le personnage de Jeanne ?
C’est un personnage aux antipodes de mes précédents rôles. J’incarne une jeune femme qui est en souffrance psychologique. D’un point de vue émotionnel, elle n’hésite pas à se mettre à nu. On est très loin de mon rôle de manipulatrice dans La vengeance aux yeux clairs. J’aime la fragilité de Jeanne. Dans cette fiction, elle est assaillie de nombreux doutes. Plus que jamais, elle oscille entre la folie et la vérité. Physiquement, elle est très simple. J’ai souhaité apporter mon naturel dans le personnage de Jeanne. J’ai également dû prendre quelques kilos car elle est enceinte.

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La comédienne Marie-Anne Chazel interprète Alice, une commissaire qui se révèle être un vrai soutien pour Jeanne…
Mon personnage se raccroche à Alice parce qu’elle est la seule à la croire. Dans le même temps, Alice culpabilise de ne pas avoir résolu l’enquête quand Jeanne était petite. Elle décide de se replonger dans l’affaire même si tout laisse à penser que Jeanne ment. Mais après plusieurs bouleversements, ses proches, dont Alice, vont lui tourner le dos. Elle se retrouvera finalement très seule.

Comment s’est déroulée la collaboration avec les autres acteurs ?
Comme tout le monde, je connaissais Marie-Anne Chazel pour ses rôles cultes dans Les Bronzés ou Le père Noël est une ordure. J’ai découvert une comédienne avec un grand cœur. Je suis tombée amoureuse de son caractère et de sa simplicité. C’est rare de rencontrer des comédiens avec une telle carrière et une si grande humilité. Lionnel Astier et Antoine Duléry sont également de très belles rencontres. Je suis fière de jouer avec de si grands acteurs !

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Vous êtes-vous inspirée de «Undeniable» la version britannique de «Quand je serai grande je te tuerai» ?
Je l’ai visionné mais avec la volonté de m’en détacher. Dans la version française, le scénario a été réécrit et la mise en scène est plus dynamique. Le réalisateur Jean-Christophe Delpias a su créer une ambiance différente. Je n’avais jamais travaillé avec lui et c’est un formidable directeur d’acteurs.

Comment a évolué votre vision du métier depuis vos premiers pas en tant qu’actrice ?
Avec des rôles comme celui de Jeanne, je m’amuse beaucoup plus qu’avant. Je n’hésite plus à prendre des risques. Je me sens davantage épanouie et à l’aise dans ce métier. J’ai envie d’interpréter de nouveaux rôles, dans lesquels le public n’a pas l’habitude de me voir. Par exemple, j’aimerais jouer dans une comédie romantique ou interpréter une aventurière qui est au contact des animaux. Ce métier d’actrice me donne également envie de me pencher sur des projets de réalisation. 

Quels souvenirs conservez-vous du tournage à l’Île de Ré ?
Je ne connaissais absolument pas l’île et ses environs. J’ai eu la chance de découvrir de très belles villes. Là-bas, j’ai été très inspirée dans l’écriture de mon nouveau livre.

Pouvez-vous nous parler de ce nouveau projet ?
J’ai écrit un roman intitulé Liés pour la vie, qui sortira le 9 octobre chez Plon. Il raconte l’histoire de Lucie, une championne d’équitation qui voit ses rêves détruits suite à un accident de route causé par un inconnu qui prendra la fuite. Ce dernier, Marc, en proie à de nombreux remords, fera tout pour réapparaître dans la vie de Lucie. Dans ce livre, j’ai souhaité traiter des thèmes qui me tiennent à cœur comme le handicap, la résilience ou la culpabilité.

 

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