Gone: Interview

Gone

A l'affût
Mardi 30 janvier à 21:00

Gone: Interview

publié par Amandine Sand le 29/12/2017
«Un cow-boy moderne dans un monde complexe»
Chaque heure, soixante-quinze personnes sont portées disparues aux Etats-Unis... La première saison de Gone retrace les investigations que mène une rescapée d’un kidnapping «Kick» Lanigan (Leven Rambin), auprès des membres du FBI, Frank Novak (Chris Noth) et John Bishop (Danny Pino) pour sauver des victimes d’enlèvement. Interview croisée avec les trois acteurs principaux de cette série policière mêlant avec brio sujet de société et psychologie.
gone_photo_call.jpg

Qu’est-ce qui vous a séduit lors de la lecture du scénario ?
Chris Noth
 : Le personnage central de la série, Kick, était captivant. L’histoire de cette jeune femme, enlevée puis détenue en captivité durant son enfance qui trouve par la suite sa vocation en apportant ses connaissances sur les prédateurs et leurs victimes, est fascinante. J’ai été séduit par l’aspect psychologique, la forte intuition et les méthodes non conventionnelles qu’use ce personnage grâce à son passé. De plus, les interactions entre les personnages évoluent au fil des épisodes, laissant de nombreuses opportunités d’interprétation.

Danny Pino : Pour ma part, ce sont également les personnages principaux qui ont attiré mon attention : leurs histoires sont uniques. Avec une quête permanente de justice, se traduisant par une lutte entre le bien et le mal, ils s’apparentent à des « cow-boys modernes », dans un monde complexe. Ces trois agents unissent leurs forces et compétences de manière incroyable pour aider les victimes d’enlèvements. Mais ce qui est intéressant c’est, qu’à cela, s’ajoute les démons personnels de chacun. Tous possèdent une certaine part d’obscurité contre laquelle ils se battent...

Leven Rambin : Le personnage de Kick me semblait fascinant. Je n’avais jamais eu l’opportunité de jouer un tel rôle.  J’ai aimé les possibilités que l’intrigue et ce personnage m’offraient : interpréter une jeune femme au passé fort qui s’engage auprès d’une équipe de police alors qu’elle n’a aucune formation…

 

 

Gone aborde un thème sombre, celui des enlèvements…
Leven Rambin
: J’ai réalisé à quel point j’étais naïve sur ce sujet. Lors de la lecture du script,  j’ai découvert avec effroi des choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence : l’être humain peut être terrible. Pour préparer ce rôle, j’ai effectué de nombreuses recherches sur les troubles du comportement ou encore sur les profils types des prédateurs… Cette réalité m’a fait voir le monde différemment, sous un autre angle. Il est important que les jeunes prennent conscience de ces dangers. Les faits relatés dans Gone sont une réalité.

Danny Pino : C’est effectivement une série assez sombre, mais qui reste, néanmoins, du divertissement ! Nombreux sont les moments d’humour… Il y a des scènes difficiles, mais nos personnages sont là pour y apporter de l’espoir.

gone-groupe_3.jpg
 

Chris Noth : Les nombreux rebondissements de la série viennent contraster tous les moments plus sombres. De plus, outre la violence, la psychologie occupe une place très importante  et permet  de comprendre qui sont ces ravisseurs et ce que vivent leurs victimes.

 

Pensez-vous que Gone peut sensibiliser le public sur ce sujet de société?
Danny Pino
 : C’est une opportunité qu’offre le divertissement de mettre en évidence ces faits pour les prévenir et pour ne pas oublier les personnes portées disparues. Nous souhaitons que la série ait une résonnance sociale. Ce n’est pas seulement un phénomène américain: ce sujet a une portée mondiale. C’est une réussite si nous sensibilisons, à notre échelle, le public.

Leven Rambin : Je pense qu’il est important en tant qu’acteur, même si notre métier est de divertir, d’utiliser notre rôle pour faire passer des messages. Gone montre également le côté humain des policiers qui actent pour la justice. J’espère que la série aura une répercussion positive dans la société.

 

Quelle était l’atmosphère sur le tournage ?
Chris Noth :
Il y a eu de nombreux moments drôles lors des tournages entre les membres de l’équipe ! Mais nous avons fourni beaucoup de travail, en peu de temps, pour tourner les douze épisodes. Nous devions rester concentrés, par exemple, pour mémoriser les nombreux termes techniques  des procédures policières …

Leven Rambin : J’aimerais pouvoir décrire à quel point Chris était comique !