Profilage Saison 8 - Interview de Maxime Berthémy

Profilage Saison 8 - Interview de Maxime Berthémy

publié par Laura Franchet le 07/08/2017
«Dans Profilage, j’apporte mes propres histoires et obsessions»
Après trois ans en tant qu’auteur au sein de la série «Profilage», Maxime Berthémy supervise désormais toute une équipe de scénaristes. Il reprend les rênes de la série aux côtés des créatrices Sophie Lebarbier et Fanny Robert et nous fait part de ce nouveau défi.
PROFILAGE
PHILIPPE BAS JULIETTE ROUDET | © CHRISTOPHE CHARZAT / TF1

Qu’est –ce qui vous a amené jusqu’à cette opportunité ?
Il y a trois ans, je sors diplômé de la section «Création de séries télévisées» à la FEMIS. J’ai proposé une histoire de Profilage qui a énormément plu aux créatrices de la série. Petit à petit, nous avons appris à nous connaître et nous faire confiance. Ainsi, j’ai pris de plus en plus de place dans l’écriture des épisodes. J’ai repris les rênes de la saison 8 ce qui offre plus de temps à Fanny et Sophie pour se consacrer à d’autres projets.

Comment s’organise l’écriture de Profilage entre trois personnes ?
Avec Sophie et Fanny, nous sommes constamment dans le dialogue. Leurs retours sont extrêmement justes. Tout au long de la saison, nous avons construit un point d’équilibre qui nous permet de gérer la série à trois. C’est mon rôle de le maintenir.

L’arrivée de Juliette Roudet était-elle une opportunité pour vous de donner un nouveau souffle à la série ?
Lorsque j’ai repris le flambeau pour la saison 8, le personnage d’Adèle était déjà extrêmement bien installé dans la série. Tout le travail effectué par Fanny et Sophie pour remplacer Chloé était exceptionnel. Mon défi était de développer davantage les relations d’Adèle avec les autres membres de la brigade. Je souhaite m’inscrire dans une continuité tout en apportant du sang neuf. Après 8 saisons et 70 épisodes, beaucoup d’intrigues ont déjà été racontées ! Dans Profilage, j’apporte mes propres histoires et obsessions.  

Sous quels signes seront placées les enquêtes de la saison 8 ?
Il y a des univers extrêmement variés dans cette saison : de la boxe autour du commandant Thomas Rocher, de l’espionnage russe, un secret de famille dans un château et une découverte très surprenante puisqu’une famille entière est retrouvée avec la main gauche coupée. Il se pourrait que le drame ait un lien avec une bague maudite.

Comment les écrivez-vous ?
Au départ, on construit des petits films dramatiques et des meurtres psychologiques. Dès lors que nous avons toute l’histoire, on la tricote sous la forme d’une enquête policière. On peut décider de l’identité du coupable à la dernière minute car ce n’est pas le plus important. C’est une façon pour nous de se démarquer des autres séries policières.