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FICTION

LE GENDRE IDÉAL
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RÉSUMÉ

Unitaire
90'

Arnaud est flic. Il tombe amoureux de Pauline. C'est le bonheur total... jusqu'au jour où il rencontre les parents de sa fiancée. Car, lorsqu'on est flic et que l'on tombe amoureux de la fille d'un couple de militants écolos purs et durs, les ennuis ne manquent pas d'arriver... Si la mère de Pauline remet peu à peu en cause ses certitudes, son père, lui, s'est juré que sa fille n'épouserait jamais cet Arnaud !

GÉNÉRIQUE

Production : DEMD Productions avec la participation de TF1
Réalisation : Arnaud Sélignac
Scénario et dialogues : Florence Philipponnat
 
Avec : Frédéric Diefenthal (Arnaud), François Berléand (Max), Fanny Cottençon (Mirabelle), Armelle Deutsch (Pauline)....

ARTICLE
LE GENDRE IDéAL

LE GENDRE IDEAL
LUNDI 17 NOVEMBRE à 20:50

FREDERIC DIEFENTHAL / ARNAUD
 
Rencontre explosive
 
En rencontrant Pauline, Arnaud pensait avoir trouvé la femme parfaite. Mais la première rencontre avec les parents de la jeune fille se transforme vite en cauchemar. Frédéric Diefenthal parle de son personnage et de ses souvenirs de tournage.

 Le gendre idéal

Après Flics, vous retrouvez un rôle de policier, cette fois dans une comédie...
Mes derniers tournages me faisaient évoluer dans des films aux univers assez sombres et j'étais heureux de revenir à un peu plus de fraîcheur. Je choisis mes rôles uniquement en fonction de mes envies, sans faire de plan de carrière. J'adore les comédies et je ne pense absolument pas à cesser d'en tourner. De plus, je suis persuadé qu'alterner les genres me permet d'enrichir à la fois l'un et l'autre. J'aime apporter du sérieux aux personnages amusants que j'interprète, peut être parce que je ne me trouve pas spécialement drôle dans la vie ! De toute façon, Le gendre idéal évoque avant tout le rapport entre un père, trop protecteur, et son gendre potentiel. La profession de mon personnage était finalement assez anecdotique.
 
Arnaud semble très serein à l'idée de rencontrer ses futurs beaux-parents. N'est-ce pas étonnant ?
En réalité, il est plutôt pressé et heureux de les voir enfin. Il a envie de construire son avenir avec Pauline et aimerait, en toute logique, connaître ses parents. Aussi, lorsque l'occasion se présente suite à un quiproquo, il saisit sa chance. Il est d'ailleurs étonné que la jeune femme n'ait pas encore organisé des présentations. Et même s'il ne s'interroge pas outre mesure, il s'aperçoit, grâce à des petits éléments dans les réactions de sa fiancée, que  quelque chose est anormal.
 
Prend-il rapidement conscience de l'hostilité de son beau-père ?
Oui, il comprend très vite que son beau-père ne l'apprécie pas. Mais il ne le prend pas contre lui et réagit avec humour, tout du moins au début, considérant simplement Max comme un homme ronchon de nature. Arnaud est bien dans sa peau. Il s'assume totalement et n'a aucun complexe quant à son métier. Fou amoureux de Pauline, il veut en toute logique rester en bon terme avec ses parents. Il tente donc de se montrer conciliant et cherche à s'adapter du mieux possible. Mais il va rapidement s'apercevoir que cette tâche est plus compliquée que prévue...
 
Votre personnage semble indifférent à toute notion d'écologie. Est-ce votre cas ?
Non, j'y suis assez sensible et j'apporte ma contribution à mon niveau. Mais je suis loin d'être parfait. Le décalage entre les deux hommes m'a beaucoup plu à la lecture du scénario. Finalement, Arnaud ressemble à beaucoup d'autres personnes. Plutôt de bonne volonté, il ne pense simplement pas à faire attention. En fait, c'est la rencontre entre deux mondes. Ce genre de confrontation est toujours enrichissante à interpréter et à regarder.
 
Comment était l'ambiance sur le tournage ?
Pour avoir tourné plusieurs fois avec Armelle, je commence à bien la connaître et je l'adore. J'avais aussi travaillé avec François Berléand il y a plusieurs années. Je conserve de lui le souvenir d'un énorme fou rire, certainement l'un de mes plus mémorables au cinéma. Nous formions vraiment une bonne équipe. C'est toujours important d'avoir une ambiance détendue sur un tournage. Je trouve que cela se ressent dans le film. En le regardant, je me suis surpris à rire. Ce n'est pas habituel s'agissant d'un film dans lequel on a tourné.
 
Avez-vous déjà vécu des situations embarrassantes avec les parents d'une de vos petites amies ?
Lorsque j'étais plus jeune, je prenais des cours de théâtre et je faisais des petits boulots en parallèle pour gagner ma vie. Un jour, je me suis retrouvé
face aux parents de ma copine de l'époque. Lorsque je leur ai dit que je voulais devenir acteur, ils m'ont répondu, perplexes : «oui, mais à part ça ?». Etre artiste, ce n'est pas très rassurant pour des parents ! Je pense que de nombreux jeunes acteurs se sont retrouvés dans cette situation ! Sur le moment, l'orgueil en prend un coup, mais ces petites réflexions m'ont aussi poussé à avancer. De manière plus générale, je crois que nous avons tous, un jour, été confronté à une situation embarrassante avec les parents de notre conjoint. La première présentation n'est jamais évidente.
 
Avez-vous d'autres projets ?
Je travaille actuellement sur la coproduction d'une comédie décalée avec une autre maison de production, GMT. Lorant Deutsch fait partie de l'aventure. Mais il est un peu tôt pour en parler.

                                                                                                                                                Aurélie BINOIST

 

FRANCOIS BERLEAND / MAX

Un père encombrant
 
François Berléand campe le rôle de Max, un militant écologiste forcené, prêt à toutes les extrémités pour empêcher sa fille de sortir avec un policier. L'acteur revient sur ce personnage antipathique qu'il a adoré interpréter.


Le gendre idéal

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
Il y a plusieurs années, j'avais déjà tourné une fiction avec Eddy Cherki, le producteur. Lorsqu'il m'a parlé de ce rôle, je lui ai demandé de m'envoyer le scénario. L'histoire m'a immédiatement plu et j'ai donc naturellement accepté. En plus, je savais que le réalisateur, Arnaud Sélignac, faisait partie de ce projet. Nous avions déjà travaillé deux fois ensemble et j'étais certain que ce tournage se déroulerait bien.
                                                                                                   
Qu'est-ce qui vous a plu dans votre personnage ?
J'ai aimé l'idée d'interpréter le paradoxe entre cet écologiste, sensé être mesuré et ouvert, et le personnage qu'il est en réalité : un ayatollah de l'écologie, totalement fermé et aveuglé par ses préjugés. Max joue constamment la comédie, même à ses proches. Derrière une apparence ouverte et tolérante, il est manipulateur, autoritaire et prêt à tout pour arriver à ses fins. C'est vraiment un personnage épouvantable mais je le trouve pathétiquement drôle. Pour moi, interpréter un fou furieux est un vrai bonheur. Dans la vie, je suis plutôt gentil et j'aime faire rire les autres, parfois même à mes dépens ! Ce rôle à l'inverse de ma personnalité m'a beaucoup plu.
 
Comment vous l'êtes-vous approprié ?
Max est presque indéfendable, ce qui le rend si amusant à jouer. Pourtant, j'arrive toujours à trouver des qualités aux personnages les plus horribles que j'interprète. S'il est aveuglé par ses idéaux et trop présent dans la vie de sa fille, je vois en lui un père et un mari particulièrement aimant. C'est d'ailleurs certainement son unique qualité ! Il me faisait un peu penser à ces personnages excessifs - et donc forcément ridicules - que l'on retrouve parfois dans les comédies anglaises. Je n'ai jamais cherché à amoindrir ses défauts... Bien au contraire. Je ne pouvais le jouer que dans l'excès.
 
Père aimant, il se montre pourtant incapable de s'effacer pour le bonheur de sa fille. Comment l'expliquez-vous ?
Particulièrement têtu, il peut faire les actes les plus horribles pour éviter à ses proches de faire ce qu'il considère comme une bêtise. Voir un flic entrer dans sa famille est totalement inenvisageable pour lui et il utilise tous les stratagèmes possibles et imaginables pour séparer sa fille de son petit ami. Mais en réalité, il réagit avec autant de vigueur parce qu'il n'aime pas les étrangers. Il rejette tout ce qu'il ne connaît pas et qui pourrait fragiliser son équilibre. La profession d'Arnaud n'est qu'un prétexte. Personnellement, je suis père d'une fille de 25 ans. Elle fait absolument ce qu'elle veut et je ne porterai jamais aucun jugement sur sa vie sentimentale.
 
Vous n'avez donc rien en commun avec votre personnage...
Je me trouve un seul point commun avec lui : lorsque mes enfants étaient plus jeunes, j'ai toujours refusé de les emmener dans des fast-foods... à leur grand désespoir ! En revanche, j'ai apporté à Max quelques-unes de mes habitudes, notamment lorsqu'il fait semblant de se sentir mal, pour retenir l'attention de sa fille. Dans la vie courante, je mime souvent un malaise pour amuser mes proches. Sans réellement y penser, je l'ai fait en répétition. Le réalisateur a trouvé que cela correspondait bien au personnage et m'a dit de conserver cette scène au tournage.
 
Quelles ont été vos sources d'inspiration pour interpréter ce rôle ?
Quelques personnes dans mon entourage ressemblent un peu à ce personnage. Ils n'iraient pas jusqu'à interdire à leur fille de sortir avec un flic mais ils se revendiquent comme des écolo purs et durs, se rendent à toutes les manifestations. Ils m'envoient d'ailleurs régulièrement des mails pour ajouter ma signature à des pétitions en tout genre. Dans les personnalités, j'ai également pensé à Denis Baupin, l'ancien adjoint de Bertrand Delanoë, à l'initiative de la réduction de la place des voitures dans Paris. Je le trouve un peu trop excessif.
 
Vous alternez comédies et rôles durs. Où vont vos préférences ?
Mon plaisir est de ne jamais interpréter le même personnage. Mais intérieurement, je préfère faire rire les autres. Plus jeune, j'ai longtemps joué dans des pièces de théâtre subventionné, avec des oeuvres assez difficiles. Les spectateurs en ressortaient un peu perturbés. Une fois, nous avons fait une représentation dans un registre plus drôle. Je me suis alors rendu compte que ça me rendait plus heureux de les faire rire.
 
Les spectateurs vous retrouveront-ils bientôt au cinéma ?
J'ai participé au film Le transporteur 3, qui sortira le 26 novembre dans les salles. En ce moment, je tourne une comédie aux côtés de Thierry Lhermitte, Le siffleur (titre provisoire, ndlr) de Philippe Lefebvre sur la côté d'Azur. J'y tiens le rôle d'un homme qui se déguise et alterne les personnalités... un réel plaisir à jouer.

                                                                                                                                               Aurélie BINOIST

FANNY COTTENCON / MIRABELLE

Dans la lune
 
Mirabelle, en épouse dévouée, a toujours suivi les volontés de son mari. Mais lorsque ce dernier va à l'encontre du bonheur de sa fille, elle se révolte. Fanny Cottençon, son interprète, explique les raisons de ce revirement soudain.


Le gendre idéal

Avez-vous rapidement accepté de participer à ce film ?
Oui, j'ai été motivée par plusieurs raisons. Tout d'abord, mon rôle m'a plu parce qu'il offrait des situations amusantes à jouer et, plus globalement, j'ai trouvé le scénario drôle et intéressant. Ensuite, j'étais très enthousiaste à l'idée de travailler avec Frédéric Diefenthal et de retrouver François Berléand, avec qui j'avais déjà tourné un long-métrage, La fille de son père.
                                                                           
Comment décririez-vous Mirabelle, votre personnage ?
En la découvrant sur le papier, j'ai eu le sentiment qu'elle avait «disjoncté» dans les années 70. Elle a d'ailleurs conservé l'allure et les couleurs de cette période. Personnage complètement lunaire, elle a un côté baba cool très prononcé. La tête dans les nuages, elle vit dans son monde et tous les événements extérieurs semblent glisser sur elle. Savoir qu'elle était à la fois agrégée en philosophie et passionnée d'astrologie lui apportait un éclairage amusant et déjanté qui me plaisait beaucoup. Bienveillante et totalement dénuée d'agressivité, c'est un personnage mignon et attachant.
 
Quels sont ses rapports avec Max, son mari?
Elle l'aime vraiment et s'est laissée initier par lui à la cause écologiste, tout en demeurant plus tolérante et mesurée. En réalité, elle s'est un peu oubliée dans son mariage, adhérant aux croyances de son époux et arrêtant d'enseigner pour lui faire plaisir. Cette femme agrégée en philosophie reste assez soumise. Pourtant, lorsqu'elle observe les manigances de Max pour séparer sa fille de son petit ami, elle entre pour la première fois dans une phase de révolte. Car si elle est un peu en dehors de la réalité, elle est très maternelle. Complice avec sa fille, elle écoute ses confidences et veut uniquement son bonheur. Elle voit enfin son mari sous son vrai jour et le trouve injuste et égoïste. Je pense que dans la vie, c'est souvent par l'intermédiaire des enfants que ce genre de revirements peuvent se produire dans les couples.
 
Avez-vous cherché à accentuer certains traits de son caractère ?
Mirabelle, toujours en décalage, n'est pas un personnage en réaction par rapport aux événements. J'ai surtout insisté sur ce point. Dans le scénario, le rôle de Max était assez clair et précis, celui de Mirabelle beaucoup moins. J'ai donc voulu créer une femme en contrepoint de son mari, un peu comme le «couple» formé par Laurel et Hardy. Lui est grognon et râle tout le temps, elle ne s'énerve jamais.
 
Etiez-vous sensible à la cause écologiste ?
Oui, même si je suis heureusement très loin de mon personnage ! La raison en est simple : j'ai horreur des excès. Mais je fais attention à mon comportement en matière d'écologie et je vais souvent manger dans des restaurants bio. En revanche, je ne me suis pas encore lancée dans la culture de mes propres légumes !
 
Quel souvenir conservez-vous du tournage ?
Je n'avais plus participé à une comédie depuis assez longtemps et je conserve un souvenir particulièrement agréable de ce tournage. Se retrouver sur un plateau en compagnie de François Berléand est toujours un vrai bonheur. Il m'a beaucoup fait rire. J'ai adoré voir les autres comédiens créer leurs personnages au fil du temps. Pour ma part, j'ai pris du plaisir à toutes les scènes, spécialement celles tournées dans le magasin bio, quand Mirabelle se cache comme une petite fille pour manger des pizzas.
 
Vous serez prochainement au théâtre...
Du 13 novembre au 6 décembre, je serai sur les planches du Théâtre Athénée aux côtés de Didier Bezace et Céline Sallette dans Après la répétition d'Ingmar Bergman.

                                                                                                                                               Aurélie BINOIST

ARMELLE DEUTSCH / PAULINE

L'homme (presque) parfait
 
Dans LE GENDRE IDEAL, Armelle Deutsch interprète Pauline, une jeune femme tiraillée entre son père et l'homme qu'elle aime. Elle évoque en détails son personnage et le tournage de ce film drôle et rafraîchissant.


Le gendre idéal 

Pourquoi avoir pris part à ce projet ?
Je connaissais le réalisateur, Arnaud Sélignac et j'avais depuis longtemps envie de travailler avec lui. Lorsque j'ai lu le scénario de ce film, je l'ai trouvé drôle et bien écrit. Au-delà de cet aspect, j'ai pensé qu'il était intéressant de parler d'écologie par le biais de la comédie. Cela peut aider à sensibiliser le grand public sur certains problèmes, en restant dans un registre léger. Personnellement, je me sens concernée par ce sujet. Je fais des efforts à mon niveau, en respectant les règles de base. Je cherche d'ailleurs en ce moment à acheter une voiture peu polluante.
 
Qui est Pauline ?
C'est une jeune femme complètement couvée par ses parents, qui éprouve de grandes difficultés à gérer seule ses problèmes. Pourtant, elle est intelligente et sait qu'elle devra «couper le cordon» avec eux pour avancer. D'ailleurs, si elle partage leur sensibilité sur les questions écologiques, elle est consciente de leurs excès et tente de les rendre plus tolérants.
 
Lorsqu'elle voit Arnaud, elle est immédiatement séduite...
Préservée par ses parents, Pauline a conservé une certaine forme de naïveté. Très romantique, elle croit vraiment au grand amour. La scène où elle rencontre Arnaud place immédiatement le film dans la catégorie des comédies romantiques. Ils ont tous les deux le coup de foudre. Pour ma part, je n'ai jamais vécu cette sensation. Je considère plutôt le coup de foudre comme un «truc» de petite fille. J'ai besoin de connaître un homme pour en tomber amoureuse !
 
Complice avec ses parents, Pauline leur cache l'existence de son petit ami. Le comprenez-vous ?
Pauline connaît bien ses parents et a peur de leur réaction. Elle craint surtout son père car elle sait qu'il éprouve une aversion totale envers la police et qu'il est plein de préjugés. Comme elle l'aime, elle ne veut pas le décevoir et, en même temps, évite une discussion compliquée et des rapports qu'elle imagine forcément houleux entre les deux hommes. L'histoire lui donnera raison puisque son père fera tout pour l'éloigner d'Arnaud une fois qu'il aura eu connaissance de son métier. Je trouve sa réaction totalement crédible. Ce genre de comportement existe dans certaines familles, même si, les traits sont forcément accentués pour faire rire.
 
Comment avez-vous abordé ce rôle ?
En réalité, j'ai vraiment construit ce personnage pendant le tournage. Je me suis inspirée du jeu de Fanny Cottençon et de François Berléand, apportant à Pauline un mélange des caractéristiques de sa mère et de son père. De la première, j'ai entretenu un côté naïf et lunaire ; du second, j'ai conservé le tempérament un peu «soupe au lait» et la tendance à s'énerver rapidement.
 
Trouve-t-on facilement le ton juste dans une comédie comme celle-ci ?
Oui, parce que c'est une comédie de situation. Ce film présente des personnages plutôt réalistes, placés dans des situations comiques, un peu à la manière d'une pièce de Feydeau. Il ne faut surtout pas essayer d'être drôle ou d'en faire trop, au risque de rater complètement l'effet escompté.
 
Vous souvenez-vous d'une scène en particulier ?
De la première fois où j'ai vu François Berléand en tenue d'agriculteur. Ce n'était pas précisé dans le scénario. J'ai beaucoup ri parce que je ne m'attendais vraiment pas à le voir habillé de la sorte.
 
Vous aviez déjà travaillé aux côtés de Frédéric Diefenthal dans Nos amis les flics. Cela a-t-il facilité votre travail ?
Connaître les autres acteurs apporte forcément un plus. Nous avions déjà tourné deux fois ensemble, pour le cinéma et la télévision. D'ailleurs, notre relation fictionnelle évolue au fil du temps, ce que je trouve assez amusant. La première fois, nous échangions seulement un baiser ; la deuxième, nous nous embrassions plus souvent... et cette fois nous sommes presque mariés ! Peu de temps avant Le gendre idéal, j'avais également travaillé avec François Berléand sur un long-métrage, La différence, c'est que c'est pas pareil. Il interprétait déjà le rôle de mon père. En revanche, je n'avais jamais tourné avec Fanny Cottençon et j'avais très envie de la rencontrer. Je n'ai pas été déçue car c'est une actrice au tempérament exceptionnel.
 
Votre filmographie contient essentiellement des comédies. Est-ce une volonté de votre part ?
Non. En fait, j'ai commencé avec le film Le placard. Je pense que le public a conservé cette image de moi et m'imagine plus dans des rôles amusants que dramatiques. Mais il y a quelques années, ma participation à L'affaire Villemin pour la télévision a joué un rôle important dans ma carrière. Ensuite, j'ai reçu des propositions plus variées.
 
Quelle est votre actualité ?
Le film La différence c'est que c'est pas pareil, de Pasal Laëthier, devrait sortir en salle prochainement. Je viens également de terminer le tournage d'un long-métrage pour le cinéma allemand. J'y interprète la reine Margot dans l'adaptation du roman d'Heinrich Mann sur la vie d'Henri IV.

AURéLIE BINOIST

TF1 - DIRECTION DE LA COMMUNICATION
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