TF1PRO
FICTION

BRIGADE NAVARRO
SOUS_TITRAGE Audiodescription
RÉSUMÉ
Série
6x52'
 
Episode n°3 - «En rafale»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin
Roussel pousse la porte du théâtre où doit se dérouler un colloque sur les violences urbaines ; elle remplace Navarro, peu friand de ce genre de manifestation. Dans l'auditoire, où se pressent juges, magistrats, politiques et jeunes des cités voisines, elle retrouve Vanessa Gavanon, son amie procureur. Le commissaire Cozinski prend la parole ; au fil de ses propos l'ambiance s'électrise, lorsque résonne un premier coup de feu, suivi d'une fusillade en rafale qui va faire cinq victimes, dont Vanessa Gavanon.
Lorsque Navarro et la Brigade arrivent sur la scène du crime, Roussel, très perturbée, relate sa confrontation avec le tueur qu'elle n'a pas pu appréhender... Néanmoins, grâce à sa description, le sniper Stéphane Laurimar est localisé. La brigade investit son appartement, et  découvre un cadavre. Ce n'est pas Laurimar mais Régis Saclay, le chauffeur du maire, et la balle qui l'a abattu  ne provient  pas de l'arme utilisée au théâtre...
La brigade se trouve face à six victimes.  Si trois d'entre elles, le maire, son chauffeur et l'employé municipal travaillaient dans un même lieu, quels points communs pouvaient-elles avoir avec Vanessa, le procureur, Leuwen, le capitaine des pompiers et Amin, l'adolescent rebelle,  qui puissent justifier le geste du tueur ?
 
Episode n°4 - «A fond de 5e»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin
Arrêté en possession d'une arme à feu ayant servi dans plusieurs braquages, Sylvain Prieur est interrogé  par les membres de la Brigade Navarro. Pendant que Vermeer et Paoli tentent de le faire parler, Boldec se rend à son domicile et découvre que le prévenu a subtilisé l'identité de Sylvain Prieur, disparu depuis plusieurs mois. Pressé d'informer la Brigade, Boldec retourne au commissariat... Mais grâce à l'intervention de faux gendarmes, le prévenu vient de s'évader... Si Paoli et Vermeer reprennent rapidement leurs esprits, un jeune policier est grièvement blessé,  seul Signori, le brigadier en faction à l'entrée est indemne.
Un peu désemparée, Roussel se ressaisit vite et mobilise ses troupes. Pour trouver la véritable identité du fugitif, il faut rapidement identifier ses complices... Mais  Signori, le seul à pouvoir les aider, ne se montre pas très coopératif et, au fil de l'enquête, semble tout faire pour qu'elle ne puisse aboutir...
 
Episode n°5 - «Idylle funèbre»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin, D. Amar
La Brigade Navarro arrive sur les lieux d'un  homicide. Une rapide analyse de la scène de crime confirme qu'il s'agit bien de la quatrième victime d'un tueur en série...
Pour Roussel et ses adjoints, il s'agit de découvrir comment le tueur «recrute» ses victimes. Si celles-ci possèdent un morphotype similaire, elles sont jeunes, fines, blondes, plutôt belles, leur apparence est leur seul point commun...
Craignant qu'une véritable psychose ne s'installe dans Paris et sa périphérie, Navarro presse Roussel d'agir vite, d'autant que le tueur a accéléré la cadence et prend de moins en moins de temps entre chaque crime.
Alors que la Brigade est en pleine enquête, le tueur en série frappe à nouveau. Marion Monclar, la nouvelle compagne de Paoli est retrouvée assassinée.
Accablé, Paoli, qui est contraint d'abandonner l'affaire comme enquêteur,  confie à ses collègues qu'il a rencontré Marion sur un site Internet de rencontres. Après vérifications, il s'avère que toutes les femmes assassinées fréquentaient ce site. Forte de cet élément capital, Roussel mobilise ses troupes pour de nouvelles investigations...
 
Episode n°6 - «Fuite en avant»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin, N. Douay
La Brigade Navarro est mobilisée par l'arrestation d'Albert Linarès, un dangereux braqueur. L'opération ne se passe pas comme prévu. Linarès,  qui est parvenu à s'enfuir, est rattrapé par la  Brigade dans un square. Pris au piège, le malfrat prend en otage Manon Chaussande, une fillette de 5 ans, et sa nounou Patti Moreno, une colombienne de 29 ans.
Si Roussel tente en vain de négocier, la nounou parvient à le convaincre de libérer Manon, puis profitant d'un instant d'inattention se soustrait à sa surveillance ;  Linarés est finalement arrêté et Patti chaleureusement félicitée par l'équipe.
Quelques heures plus tard, Navarro convoque Roussel et lui  présente le capitaine Alexy du SRPJ de Versailles ; ce dernier, chargé de l'affaire, désire l'interroger sur Patti Moreno  qui est  suspectée d'avoir enlevé Manon après avoir assassiné son père, Paul Chaussande.  Il doit la retrouver au plus vite. Loin de partager les certitudes d'Alexy sur la culpabilité de la nounou, Roussel, avec le soutien officieux de Navarro, décide de mener sa propre enquête. Entourée de la Brigade, elle part sur les traces de Patti et Manon dans la communauté latino de Paris.
 
Episode n°7 - «Coups de feu»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin, L. Bossi
Installés à la terrasse d'un restaurant, Navarro et Yolande savourent le plaisir d'être ensemble lorsqu'une moto s'immobilise face à l'établissement ; Navarro se fige : le motard vient de sortir une arme de son blouson.  Intriguée, Yolande se retourne et, voyant l'homme viser son père, s'interpose ; elle s'écroule, touchée à la  poitrine. Alors qu'elle lutte contre la mort à l'hôpital, Navarro, profondément choqué, mobilise ses troupes. Convaincu qu'il était la cible du tueur, il somme la Brigade d'examiner les dossiers de potentiels ennemis en quête de vengeance. Après plusieurs pistes infructueuses, Roussel et ses adjoints viennent de trouver le suspect idéal : Jacky  Sisley,  un flic ripou que Navarro a fait tomber pour un trafic de drogues et qui, durant sa détention, a inondé le commissaire de lettres de menaces.  Appréhendé par la brigade, l'homme finit par avouer  que, depuis sa libération, il suivait Navarro dans l'intention de le tuer, mais y avait finalement renoncé. En revanche, pendant sa filature, il avait remarqué un individu  qui épiait les faits et gestes, non pas du divisionnaire, mais de sa fille...
Ce témoignage surprenant convainc Roussel de réorienter l'enquête sur les affaires que traitaient la victime... Dès lors, les hypothèses et les faits s'accumulent...
 
Episode n°8 - «Mascarade»
Réalisateur : Philippe Davin
Scénario, adaptation et dialogues : Philippe Davin, M. Temim
En sortant de la galerie marchande où elle vient de faire des courses avec son fils Romain, Sophie Vermeer fait la connaissance de Valentine Pradel et d'Hugo, un ami de Romain. Les garçons échangent quelques mots puis Hugo et sa mère regagnent leur voiture. A peine installés, ils sont violemment percutés à l'arrière par un autre véhicule et tandis que Valentine sort, furieuse, une silhouette s'engouffre dans la voiture et démarre en trombe... Vermeer, qui a été témoin de la scène, la prend en filature mais après une course-poursuite périlleuse, finit par perdre sa trace. Lorsqu'elle rejoint la Brigade sur le parking du centre commercial, Boldec a déjà entrepris d'interroger Valentine, et Paoli s'est mis en quête d'identifier le propriétaire de la voiture. Roussel hésite encore, s'agit-il d'un simple car jacking ou Hugo a-t-il été enlevé ?... Alors qu'elle se résout enfin à déclencher le dispositif «alerte enlèvement», elle apprend que tous les hommes du commissariat sont mobilisés pour retrouver  au plus vite  deux détenus, Franck Cazal et Greg Fournier, qui viennent de s'évader de Fleury-Mérogis.
GÉNÉRIQUE
Production : JLA Productions avec la participation de TF1
Directeur de collection : Philippe Davin
Une série réalisée par : Philippe Davin
 
Avec : Roger Hanin (Navarro), Viktor Lazlo (Capitaine Roussel), Nathalie Vincent (Sophie Vermeer), Filip Nikolic (Boldec), Anthony Dupray (Paoli)...
ARTICLE
BRIGADE NAVARRO

BRIGADE NAVARRO
JEUDI 5 FEVRIER

20:45 EN RAFALE
21:40
COUP DE FEU

présentation

La Brigade déploie ses ailes
 
Coups de feu et Fantôme, 52' dérivés de la série policière emblématique de TF1, confirment l'héritage de Navarro.

 
Orchestrés par Philippe Davin, réalisateur, producteur exécutif et directeur littéraire de la série depuis 1989, date de diffusion du premier épisode de Navarro, ces deux nouveaux épisodes de Brigade Navarro entérinent le retrait de Navarro.
 
Ayant résisté pendant 19 ans à l'âpreté de ses fonctions de commissaire, Navarro, promu commissaire divisionnaire dans les deux premiers opus diffusés en 2007, se consacre aux tâches administratives, imprégné du regret de l'adrénaline inhérente aux interventions qui ont établi sa réputation.
 
L'équipe de la série culte, Boldec (Filip Nikolic) et Paoli (Anthony Dupray), s'est enrichie de deux éléments féminins pour former la Brigade Navarro : le commandant Roussel, interprété par Viktor Lazlo, toute de charme maîtrisé et autorité avisée ; le lieutenant Sophie Vermeer (Nathalie Vincent) mère célibataire consciente des risques du métier et collègue attentive aux foucades des «mulets» de Navarro.
 
Intuitive, sensible, le commandant Roussel mène ses enquêtes avec l'autorité que lui confère sa complicité avec le maître. Un regard leur suffit pour prendre la décision adéquate et résoudre l'enquête sans dommages collatéraux.
 
La relève si bien assurée ménageait t-elle encore une place au héros de la série policière de 90' la plus longue en Europe ?
 
Roger Hanin ayant exprimé son vœu d'arrêter sa carrière en 2008, les scénaristes ont dû lui trouver une fin digne de ses brillants états de service. Il n'a pas fallu moins qu'une tentative d'assassinat sur sa fille, pour que «l'incorruptible» affrontant jusque là tueurs et truands à mains nues ne reprenne une arme de défense et ses droits de père. Il sauve Yolande et prend conscience d'un point clé : sa vie professionnelle a toujours primé sur sa vie familiale. Dorénavant, ce sera le contraire. Il va «s'occuper exclusivement de sa fille».
 
Navarro sera consulté par ses équipes selon les difficultés rencontrées. Une sortie adaptée aux méthodes humaines valorisées par l'indestructible commissaire. Elle correspond aux projets de l'acteur, qui, après 40 ans d'une carrière consacrée tant à la télévision qu'au cinéma et au théâtre, auréolé des Sept d'Or de la Meilleure Série reçu en 1991, et du Meilleur Comédien de Série en 1997, peut enfin «vivre, voyager, sortir dans les grands restaurants, lire et privilégier sa vie privée».

Anne Thomson


interview Viktor Lazlo / Commandant Roussel
 
Une main de fer dans un gant de velours

 
Viktor Lazlo a été choisie parmi 80 candidates pour interpréter le capitaine Roussel, bras droit de Navarro.
D'abord engagée pour quatre épisodes de 90', elle a été promue commandant dans les deux premiers Brigade Navarro, de 52' diffusés en juin 2007. Ces deux nouveaux opus de la série lui donnent l'occasion de mettre en place la méthode Navarro : intuition et fermeté dans la direction de l'équipe.

 
Vous avez été choisie pour interpréter le commandant Roussel pour votre charisme ; d'où vous vient cette force ?
Philippe Davin a vu en moi une autorité naturelle, parfois même de la dureté, et une grande humanité, un pouvoir de compassion. Il recherchait une main de fer dans un gant de velours.
Quand on choisit un métier dans lequel on sait que l'on sera son propre chef, que l'on sera tout, le gouvernail, les voiles, on est obligé de faire preuve de ténacité, de pugnacité et de courage.
Même pendant le tournage, j'ai dû me "booster" pour lutter contre ma nature "caribéenne", qui me porte à adopter un rythme intérieur peut-être un peu lent par rapport à ce que l'on me demande.
 
Votre talent de chanteuse vous a-t-il aidée, notamment le fait de bien placer votre voix ?
Sans doute, mais c'est inconscient. Tous les réalisateurs m'ont en effet parlé de ma voix naturellement bien placée. Cela vient de la chanson, de la scène.
Dans la société en général, lorsqu'une femme veut se faire entendre, il faut qu'elle dise les choses deux fois ou qu'elle ait un timbre de voix qui porte.
 
Comment le commandant Roussel a-t-elle évolué ?
Elle a d'abord changé de grade en passant commandant et dans les prochains épisodes, son mentor va partir. Physiquement, être sur le plateau sans Roger Hanin, cela change tout ! c'est prendre la tête d'un groupe. Pas seulement dans la fiction, mais aussi dans la réalité. Et c'est sans doute la partie du travail qui a été la plus fatigante. C'est à ce moment qu'il faut faire preuve d'autorité pour concentrer l'attention des autres acteurs.
La présence d'un réalisateur capable de percevoir le moment où un acteur a besoin d'être épaulé pour s'affirmer dans le groupe est également importante.
 
Est-ce difficile de devenir "l'héritière" de Navarro ? Ce terme vous convient-il ?
Plus que d'héritage, il s'agit de créer un véritable personnage et de pérenniser l'affection du public. C'est très difficile. On pourrait dire que cette tendresse est directement liée à Roger Hanin. Mais les téléspectateurs changent, se renouvellent, voient d'autres séries. Si l'on se réfère aux anciens Navarro, nous sommes dans un rythme, un montage, une manière de parler totalement différents. Le travail d'écriture maintient le fil conducteur, l'essence de la série, tout en la faisant évoluer.
 
Le fait que la transmission du «capital Navarro»passe par une femme vous semble t-il important ?
Tout à fait ! Je suis une féministe «digérée», toujours présente pour incarner des personnages qui, quelques années auparavant, n'auraient jamais été confiés à des femmes.
 
Comment évolue le commandant Roussel ?
J'aimerais la faire évoluer vers un personnage partagé entre l'introspection et l'action. Et lui donner un habillage plus développé et amusant. Nous avons trouvé plein de petits éléments de caractérisation du personnage, en attente d'être placés. C'est une série qui cherche sa voie et doit trouver son public. Les possibilités d'enrichissement sont là, c'est un matériau de bonne qualité.
 
Quelles sont vos sources d'inspiration pour ce rôle ?
Au début j'ai rencontré une femme capitaine de police qui m'a donné ce conseil : «N'oubliez jamais que vous êtes une femme, c'est un atout, jouez-en, utilisez votre sensibilité et votre capacité à avoir un cerveau séquentiel, ceci restant une aptitude féminine. Utilisez cette corde pour faire parler les gens, acquérir la confiance de quelqu'un». Tout ceci est mis au service du jeu.
Je m'inspire également de tout personnage de série dirigeant une brigade de policiers, et de Glenn Close dans Damages, même si elle gère un cabinet d'avocats.
 
Quelles sont les failles du commandant Roussel ?
Elle a un semblant d'équilibre familial mais en définitive, elle est responsable de tout le monde, c'est une «mater familias». Les membres de la Brigade Navarro sont ses enfants, sur lesquels elle compte, qu'elle gronde et houspille régulièrement, et qui lui donnent des inquiétudes.
Et, comme n'importe quel être humain, elle craque. Très entière, elle a beaucoup de mal avec les autorités qu'elle estime «usurpées».
 
Quels sont les points communs entre vous et le commandant Roussel ?
Je nourris le commandant Roussel de mes forces et de mes faiblesses : la voix, le timbre, la capacité d'être coupante, tout en manifestant de la compassion ; l'aptitude à utiliser toutes les armes de la séduction si nécessaire. Le réalisateur m'a bien guidée sur ce point.
Malgré soi, on utilise des éléments de persuasion peu orthodoxes.
 
Relativement à ces méthodes peu orthodoxes, Roussel pourrait-elle être hors-la-loi pour faire aboutir son enquête ?
On est toujours sur le fil avec ce genre de personnages. Elle respecte la loi mais prend des risques avec l'autorité, avec l'assentiment de sa hiérarchie.
 
A propos d'autorité, votre atout séduction restera-t-il purement décoratif ou allez vous lancer une offensive de charme en direction du divisionnaire Thierry Zimermann ?

Certainement pas ! Je ne vais pas lever le voile sur la personnalité de Zimermann, mais il y a peu de chances. Mais je ne dis pas que cela n'arrivera pas avec quelqu'un d'autre...
 
Donc, il peut y avoir une intrigue amoureuse ?
En fait dans ces épisodes unitaires, on ne peut intégrer une histoire parallèle qui aurait besoin d'une continuité pour se développer ; tout est lié à l'enquête. Les sujets doivent être très courts.
 
Vous avez dit que vous trouvez formidable de gagner sa vie en jouant aux gendarmes et aux voleurs ?
Je pense que c'est formidable de gagner sa vie en jouant tout court ! C'est une grande chance.
 
Seriez-vous à l'aise dans un rôle de chef de gang ?
Oui ! J'adorerais cela.
J'ai beaucoup joué les flics, les prostituées, les femmes fatales autour desquelles les hommes se font et se défont.
 
Anne Thomson


Viktor Lazlo est actuellement en préparation d'un roman et d'un nouvel album.


Nathalie Vincent / Sophie Vermeer

La sportive
 
Arrivée pour jouer la comédie à Paris, la pétillante Lilloise Nathalie Vincent a réalisé son rêve en interprétant le lieutenant Sophie Vermeer dans Brigade Navarro. Un rôle à la mesure de cette sportive aguerrie.
 
Comment évolue votre personnage suite au retrait de Navarro ?
Petit à petit, le commandant Roussel a pris de l'ascendant sur la brigade. Roger Hanin est un grand Monsieur, nous avons tous eu un pincement au cœur lorsque le divisionnaire Navarro a annoncé son départ du commissariat. Il veille sur la génération «feux follet» de Brigade Navarro. Par rapport à Navarro, Brigade Navarro comporte davantage de scènes d'action, plus de dynamisme, mon personnage met en avant ses qualités sportives.
 
Une bonne condition physique est-elle la clé de l'efficacité du lieutenant Vermeer ?
Je me suis en effet préparée pour rester performante. Notre cadence de travail est soutenue : départ à 7h, retour à 21h suivi du travail sur le texte du lendemain.
Mon rythme intègre la course à pieds, endurance, un peu de natation. Cette intensité est un vrai bonheur dès lors que j'aime mon métier.
 
Mère célibataire, votre personnage sera-t-il tenté par une idylle avec ses séduisants collègues de Brigade Navarro ?
Non, en fait elle taquine ses collègues, c'est un personnage multi facettes, qui s'est crée une carapace pour se préserver.
 
Sophie Vermeer a-t-elle des points faibles ?
Son fils. Elle réfléchit à deux fois avant d'intervenir. Or, parfois il faut agir à l'instinct sans être ralentie par la peur.
Par ailleurs, elle se montre parfois impulsive et peut avoir des gestes déplacés. Navarro l'a sermonnée lorsqu'elle a giflé un jeune en garde à vue tenant des propos racistes.
 
Quels sont ses atouts ?
La spontanéité, la vivacité, la réactivité, la sensibilité, l'esprit de groupe.
 
Avez-vous des points communs avec votre personnage ?
La sensibilité, le goût du sport, l'aspect casse-cou, un peu garçon manqué, tout en restant très féminine.
 
Quels sont les conflits possibles à la Brigade ?
La vie n'est pas un long fleuve tranquille et ne le sera pas non plus à la Brigade, mais je ne connais pas le script et les éventuels conflits prévus par les scénaristes.
 
Anne Thomson


Anthony Dupray / Paoli 
 
Le silence en action
 
Anthony Dupray a fait ses classes chez AB Productions dans Premiers baisers et Les années fac, sitcoms diffusées sur TF1 en 1991, 1995 et 1998.
Sa rencontre avec Tito Topin, auteur de Navarro a déterminé son arrivée dans l'équipe de mulets du commissaire. Adoubé par le maître, il a pu se perfectionner et gagner la faveur du public conquis par son humour à fleur de peau.
 
Comment décririez-vous votre personnage ?
Paoli a dû affronter des épreuves douloureuses dès son arrivée dans l'équipe de Navarro : arrestation de son père, assassinat de sa compagne au cours d'un braquage.
C'est un homme blessé et un jeune policier très discret dont les débuts douloureux ont provoqué une certaine réserve, un retour sur lui-même. Il ne parle que s'il a quelque chose à dire. Il peut sembler fermé, cynique, mais il agit en silence.
 
Quels sont les points communs entre vous et Paoli ?
Le goût du travail minutieux, de l'observation des comportements humains. Un comédien est un instrument. Il faut lire des pièces, prendre des cours, regarder des films.
Paoli ne me ressemble pas : je suis d'un naturel ouvert et rieur, mais l'apparente froideur de ce personnage me plaît.
 
Comment l'équipe évolue-t-elle au sein de l'équipe dirigée par une femme, le commandant Roussel ?
La transition s'effectue en douceur, sans conflit. Navarro, notre ex-commissaire, peut toujours être consulté en cas de difficultés sur une enquête. Dans l'équipe, je suis celui qui réfléchit, tandis que Boldec agit avant de réfléchir, Sophie Vermeer est notre soleil. 
 
Anne Thomson
 
Anthony Dupray vient de terminer un moyen métrage - Dog Fight - où il tient le rôle d'un flic ripoux.


Filip Nikolic/Boldec  
 
Le chien fou de la Brigade
 
Repéré par Roger Hanin dans la sitcom Pour être libre, diffusée sur TF1 à partir de 1997, Filip Nikolic a rejoint la saga Navarro en octobre 2002 pour interpréter le lieutenant Yann Boldec.
Vingt-neuf épisodes plus loin, l'ex-champion de France de gymnastique et de danse acrobatique se plie aux consignes du commandant Roussel (Viktor Lazlo), successeur du fameux commissaire, passé divisionnaire.
Impétueux  et généreux, ce policier sorti major de sa promotion n'hésite pas à exploiter ses aptitudes physiques pour arrêter les malfrats.
 
Comment votre personnage évolue t-il après le départ du divisionnaire Navarro ?
Le divisionnaire est éloigné tout en restant présent en tant que parrain. C'est un grand Monsieur, qui occupe beaucoup de place sur un plateau. Nous nous sentons plus libres d'évoluer dans nos personnages.
 
Comment décririez-vous votre personnage ?
C'est un homme fougueux, un peu «chien fou», qui fonctionne à l'instinct. Il peut donner l'impression d'agir sans réfléchir, mais il connaît ses limites et sait canaliser ses impulsions et les mettre au service de la résolution de l'enquête.
Il aime le Droit et ceux qui font respecter la loi. Depuis son enfance, il ambitionne d'entrer dans la police.
 
Pourriez-vous interpréter un voyou ?
Oui, en fait, c'est un peu la même chose. Flics et voyous ont beaucoup de traits communs. Ils occupent le même terrain de jeu. Dans la vie réelle, on peut passer de l'un à l'autre très facilement. Les exemples sont nombreux, c'est un peu la situation vécue par le personnage de Joaquin Phoenix dans La nuit nous appartient de James Gray.
 
Qu'avez-vous en commun avec votre personnage ?
Le goût du risque. L'énergie. Je ne me fais pas doubler dans les scènes de cascade ; mon idéal serait de travailler comme Belmondo.
 
Anne Thomson

 
Filip Nikolic jouera dès août dans la pièce La fête des parents, de Daniel Wilder : «J'aime le théâtre, on acquiert davantage de confiance en soi sur scène que sur un plateau ou le fatidique «coupez, on la refait» freine les élans de l'acteur.
Je prépare aussi un album dont le clip sera tourné fin janvier».

 

ANNE THOMSON

TF1 - DIRECTION DE LA COMMUNICATION
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