Présentation de Django Unchained

Présentation de Django Unchained

publié par Laura FRANCHET le 27/12/2016
L'esclave, le chasseur de primes et le fortuné
Quentin Tarantino raconte le destin d’un esclave noir américain deux ans avant la guerre de Sécession et livre un hommage exaltant aux westerns spaghettis des années 60. Ce film lui vaudra l’Oscar du meilleur scénario original en 2013 et un record au box-office français.
Vignette Django Unchained
Christoph Waltz, Jamie Foxx | © Sony Pictures Releasing France

Nous sommes en 1858, deux ans avant la guerre de Sécession. Torses nus, les dos lacérés par les coups de fouet, les pieds enchaînés, cinq esclaves noirs traversent le Texas par tous les temps. Parmi eux se trouve Django. Une nuit d’hiver, le docteur King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de cet esclave en brutalisant ses propriétaires. Il va alors proposer à Django un marché : sa liberté contre la peau des frères Brittle. Dans leur quête, le chasseur de primes et l’esclave vont traverser de nombreux paysages allant jusqu’aux plantations du Tennessee. Mais Django n’a qu’une seule idée en tête : retrouver Broomhilda, sa femme, pour lui racheter sa liberté. Séparés par Carrucan, un vieil homme impitoyable, les époux ont été marqués au fer rouge comme fugitifs et ont été torturés avant d’être envoyés sur le marché de la traite négrière. Animé par la vengeance, rien ne pourra arrêter Django…

Une œuvre tarantinesque

Le cinéaste revisite de nouveau l’histoire dans une version tarantinesque après Inglourious Basterds. Ce film retraçait la vengeance très personnelle de Shosanna Dreyfus, qui avait assisté à l’assassinat de sa famille par un colonel nazi lors de la Seconde Guerre mondiale. Avec Django Unchained, Quentin Tarantino transpose les ingrédients qui font son succès dans un autre univers : celui du western spaghetti. Un hommage au cinéaste Sergio Leone puisque le projet devait se nommer «The Angel, the Bad and the Wise». Une œuvre parfaitement maîtrisée oscillant entre violence et humour sur fond de décors grandioses et d’envolées lyriques. C’est le plus gros succès du réalisateur en France puisqu’il réunira plus de 3 millions de spectateurs à sa sortie, dépassant Pulp Fiction et Inglourious Basterds. Un record qui le poussera à réitérer le genre du western avec les Huit salopards en 2016.

Un trio oscarisé 

Pour ce film, le réalisateur s’est entouré d’acteurs hollywoodiens très récompensés. Jamie Foxx, qui incarne Django, remporte l’Oscar du meilleur acteur en 2004 suite au biopic consacré à la figure majeure de la musique afro-américaine : Ray Charles. Mais il n’a pas fini de prêter son visage aux grands hommes de l’histoire. L’acteur est pressenti pour incarner la légende de la boxe, Mike Tyson, dans un film mis en scène par Martin Scorsese. Enfin, il passera derrière la caméra avec la production d’une série sur la vie du chanteur Marvin Gaye. Avec Django Unchained, Christoph Waltz décroche l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son personnage de chasseur de primes. Habitué à jouer les méchants dans 007 Spectre de Sam Mendes ou le dernier Tarzan de David Yates, l’acteur devrait changer de registre. Il interprètera le mentor d’une héroïne de science-fiction dans Alita : Battle Angel dont le scénario est développé par James Cameron. Sa sortie est prévue en 2018. Enfin, comment oublier Leonardo Dicaprio, le propriétaire cruel et fortuné de Candyland dans Django Unchained. Après 25 ans de carrière, il décroche l’Oscar du meilleur acteur pour The Revenant en 2016. Une nouvelle collaboration avec Martin Scorsese est prévue dans un thriller nommé Le Diable dans la ville blanche, adapté du best-seller d’Erik Larson. L’histoire d’un serial-killer surnommé «Docteur torture» qui profita de l’Exposition universelle de 1893 pour attirer des femmes dans son hôtel afin de les asphyxier puis de les dépecer.

 

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